XV
DES Al’OZÈMES.
On désigne sous !e nom d’apozemes des boissons médicinales qui diffèrent des tisanes en ce qu’elles
( >Co )
contiennent plus de principes médicamenteux , et qu’elles ne servent jamais de boisson ordinaire aux malades.
Ce que nous avons dit sur la préparation des tisanes est applicable, sans exceptions, a celle de, apozèmes. Nous nous contenterons d’en citer quelques exemples parmi les plus connus.
Décoction blanche de Sydenham.
r)f* Corne de cerf calcinée et porphyrisée. . . 5 *j-
Mie de pain blanc. ô 'j-
Sucre ? j.
Eau ibj.
Eau de cannelle j ij.
ou de fleurs d’uranger ? g
On trilure ensemble, dans un morlier, le sucre, la mie de pain et la corne de cerf ; on fait bouillir pendant un quarl-d’heure ; on passe, en exprimant le'gèrement à travers une étamine de laine peu serrée; on aromatise avec l’eau de cannelle ou l’eau de fleurs d’oranger.
Quelques praticiens substituent la gomme arabique à la mie de pain, doul la nature est variable ; mais, ainsi préparée, la décoction blanche est moins épaisse. La mie de pain, par l’acide qu’elle contient , dissout une partie de phosphate de chaux qui n’est peut-être pas sans influence sur les propriétés médicamenteuses de ce remède. S’il est avantageux d’employer la gomme , c’est en petite quantité, et sans retrancher la mie de pain. On l’ajoute avant de passer : la boisson en est plus blanche, et dépose plus difficilement.
TUane clc Fellz .
Racine de sals> | reille. .
— de squine
Ecorces de Luis
— de lierre
Colle de poisson
Eau
* ana
Si 6-
O vj.
6 Lires.
On fait bouillir toutes ces substances , jusqu'à réduction de moitié ; on passe , et on laisse déposer. Le sulfure d’antimoine doit être renfermé dans un nouet. On ajoute à volonté du sublimé corrosif.
On a dit que le sulfure d’antimoine qui n’est pas soluble dans l’eau , cède à ce véhicule une petite quantité d’arsenic , dont l’anlinioine du commerce est rarement exempt. Cette assertion aurait besoin d’ètre confirmée.
Tisane royale.
'ïf Séné J
Sulfate de soude [ ana J iv.
Anis J
Coriandre J ij.
Cerfeuil récent
tv .. ana \ iv.
Pimprenellc j ^
Eau tiède fb ij
Citron coupé par tranches N° j.
faites macérer pendant vingt-quatre heures; passez v \ pression , et filtres.
avec
A la suite des apozèmcs, et par appendice, nous placerons des boissons que l’on prend ordinairement en une seule verrée, et qui se préparent de la même manière que les tisanes. Le Codex les designe spécialement pat le mot latin Itaustus. On le? appelle vulgairement médecines . Donnons pour exemple la préparation d’un purgatif ordinaire.
Purgatif ordinaire .
^ Séné 3 ij.
Sulfate de soude 3 i*-
Manne ^ ij.
Rhubarbe 3 J-
On fait d’abord infuser, sur les cendres chaudes, le se'né et la rhubarbe; on ajoute le sel et la manne; quand ils sont fondus, on passe; on laisse déposer, et l’on decante. Quand on fait entrer du tamarin dans une potion de ce genre , il faut éviter d’y mettre , en même temps des tarlrales neutres, et même d’autres sels neutres. L’acide tartarique du tamar.n et l’acide citrique détermineraient une précipitation abondante de crème de tartre.
Quand on clarifie une médecine an blanc d’œuf, il faut augmenter d’un tiers la dose de chaque ingrédient.