‹ Manuel de pharmacie theorique et pratiqueChapitre 46 sur 93 · EXTRAITS PRÉPARÉS AVEC L* ALCOOL · texte numérisé non relu

EXTRAITS PRÉPARÉS AVEC L* ALCOOL

la-s extraits préparés par l’inteiTuède de l’a le oui sont peu nombreux, on devrait plus souvent avoir recours à cet agent de dissolution. Iles! convenable de s’en servir :

i ” Quand on veut < xlrairc des principes qui ne Mj.it pas solubles dans l’eau, et qui peuvent se dis sou lie dans l’alcool ;

Quand les principes qui doivent constituer l’extrait, solubles dans l’eau et dans l'alcool , se 1 1 1 h i \ f n l mêlés naturellement à d’autres principes que ! . au peut dissoudie, sur lesquels l’alcool n’a pas d’action, et que l’on a intérêt à éliminer;

ô Quand on veut avoir, eu même temps, dans l’extrait, des principes solubh s dans l’eau , et des pi im ip. s solubh s dans l’alcool.

La première sérié d’extraits alcouliquesconslituc le, n silies proprement dites. Voici par quel pro- ( i'de ou les extrait : après avoir épuisé les subslan- ' espar de l’alcool, à n", im distille aux trois q I. ils; Ml un ie au it'sidu un volume égal au sien b'- au distillé. ; .,,1 recueille le dépôt résineux qui l\,ni" ' "" >’ :'a'' l'<au, on l’exprime, on b dissout dans l’aleo.,1 et un l'ail évaporer a siceilé ' ’"-st ,!' ' manie,, que se préparent les racines '!' M '"n "M.ner et de jalap. M. Hanche a propose ll,J I’r«-Parcr la résine de jalap par le procédé soi-

vaut : on coupe le jalap par morceaux de la gro*seur d’une noisette, et on l’épuise par des mandations à l’eau froide, de douze heures, jusqu’à ce que l’eau en sorte sans couleur; on pile le jalap ainsi épuisé dans un mortier, pour en faire une pulpe bien déliée. Pendant cette opération , il s’attache au pilon beaucoup de résine dont la quantité augmente en triturant cette matière pultiforme avec dix ou douze fois son poids d’eau froide; on pa-se avec expression; la liqueur qui s’écoule est laiteuse; elle dépose beaucoup d’amidon mêlé à delà libre et à fort peu de résine.

On reprend lemarc,eton le traite comme la pre inière fois pour en tirer une petite quantité de résine qu’on réunit à la première. La résine ainsi obtenue contient des parties ligneuses, un peu d’amidon et de matière extractive; on l’agite au milieu d’une grande tuasse d’eau froide, elle prend l’aspect satiné de la térébenthine cuite; on la dissout au bain-marie dans trois parties d’alcool ; on filtre et l’on précipite la résine par les moyens ordinaires : on a ainsi une résine transparente , friable, d’une couleur jaune verdâtre un peu brune.

La matière colorante est fournie par la partie corticale , car la partie intérieure, épuisée par l’eau, est presque, entièrement décolorée , et fournil de la résine presque blanelie.

L’eau qui a servi à épuiser le jalap donne par évaporation un extrait acidulé légèrement sucre . très-déliquescent, qui contient une matière colorante, un peu de fécule, de la matière sucrer et

un acide, probablement l’acide acétique, qui palait tenir l’ainidüti en dissolution.

La seconde série d’extraits alcooliques est peu nombreuse , l’extrait île ralanhia est le seul que i’oti unisse citer. L’alcool dissout le tannin, 1 acide galllque et < I * • la gmnnie, et laisse l’amidon <î la libre lignm <•. Ap. es a voir convenablement di\ Le lu raeii .«• de ralanhia, on répuise par de l’alcool 2.0 ; un distille pour retirer la majeure partie de l’alenol , et l’on achève de dessécher, soit à l’étuve , xir des assiettes , soit à la chaleur du bainmarie.

On pourrait avec avantage appliquer celte ir.éliiude a la préparation îles extraits d’un grand, immhre cîe piaules amylacées, entre autres de la hislurte et de la toi inen li lie.

La 1 1 Lie me série d'extraits alcooliques comprend ceux d’entre eux qui contiennent en même I em ji> des principes solubles dans l’eau, et des principes M*lubl< s dans l’alcool. L’eau seule ou l’alcool seul donneraient des produits dilî’érens, parce qu’il s’agit d’extraire, en même temps, des matiei e> . solubles sepaj émeut dans l’un seulement de ces menstrues. On y parvient en se servant d’alcool à 2?.".

Amis avons pour exemples les extraits :

De noix vomique ,

— quinquina ,

(igné,

— si da nées, cantharides.

( 2ÔU )

On devrait préparer de même les extraits de polygala , d’ellébore, de valériane, de jalap, de serpentaire. Du reste, leur préparation ne présente aucune difficulté. On divise convenablement les matières; on les épuise par macération et même par infusion , dans de l’alcool plus ou moins fort ; on filtre , et on évapore en consistance d’extrait. On a le soin , par économie, de retirer une partie de l’alcool par la distillation.

On doit sc servir d’alcool à Ô2° pour les cantharides, la noix vomique et le quinquina. Toutes les autres substances sont traitées par de l’alcool à 22°.

L’extrait alcoolique de quinquina contient tons les principes actifs de cette substance; le r use rinchonique, le tannin, la matière colorante jaune, le sel de quinine et de cinchonine , et la matière grasse.

L’extrait de noix vomique doit ses propriétés à l’igasurate de strychnine et de brucine. Ces sels s’y trouvent unis à de la gomme, de la matière colorante et de la matière grasse. L’alcool , en agissant sur les cantharides, dissout la rantharidine, l’huile grasse jaune., l’huile concrète verte , les acides et sans doute un peu de matière noire.

Les extraits des solanécs, et celui de ciguë, ainsi préparés avec les plantes scchcs, sont infiniment préférables , suivant les observations de M . Piain lie et de M. de Coin démanché. On obtient des extraits d’une belle couleur x’crle, qui ont tout-à-fait l’odeur de la plante. Le médicament a augmenté d’énergie, d’abord, parce que l’albumine végétale n’a

pas été attaquée, et ne fait plus partie de l'extrait, et ensuite, parce que la coagulation du suc et la chaleur déterminent toujours l’altération d’une partie des principes actifs.

Si on voulait préparer par l’alcool faible les extraits d’ellébore, de valériane, de jalap, de serpentaire, etc., on aurait des inédicamcns bien plus énergiques, parce que la matière active de toutes ces substances n’est pas soluble dans l’eau L’emploi de l’alcool affaibli présente le double avantage de la dissoudre, et de se charger en même temps de parties extractives et gommeuses qui, mêlées au principe actif, modèrent son action, hop 'ivc sur les tissus animaux.

C est encore dans la série des extraits alcooliques que devrait venir se ranger l’extrait de laitue ou de " 1,,:|Ce , préconisé comme un excellent hypnol-iue. On 1 extrait des tiges de la laitue cultivée. Lette plante doit être recueillie quand elle commence a fleurir, au moment où les sucs ont la plus g. amie activité. On se contente ordinairement dVxli aire 1° sue par expression, et de l’évaporer; mais < n se basant sur l’expérience de M. Duhh.ne, qui •’

l" ' ' ls de l'extrait ,1e laitue augmenter d.ms

a proportion de , a ô, quand un avait précipité pai ‘ a|,'n ’J 'fes parues inertes , il conviendrait de m e parer cet extrait suivant la méthode de M. Plan, h, • eesmodii.qu’ilfaudraitecrascr la laitue, e, la tmi-’ '■ 'alcool; ,1 coagulerait l’albumine vege dissoudrait parfaitement !es parties activés.

On pourrait encore ranger, dans les extraits, une foule de matières qui ont été extraites des végétaux, et auxquelles on a prodigué des soins particuliers , bien que tous leurs caractères tendent à les faire considérer comme des corps composés. Qnel est en effet le chimiste qui pourrait regarder comme des principes immédiats purs la saponine, la scillitine , la rhubarbarine , la catbaitine, le tannin et tant d’autres dont je pourrais faire l'énumération ? toutes ces matières sont des extraits qui contiennent les parties actives des végétaux plus ou moins rapprochées de l’état de pureté ; sans doute , il y aurait avantage à les faire entrer dans la matière médicale; mais, comme, jusqu’à présent, on n’en a fait aucun usage, j’ai dû me dispenser de rapporter ici leur mode de préparation.

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