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DÉCOUVERTES A TROIE

Divisions de l’histoire de l’art — Ou peut distinguer cinq périodes : 1° L’art primitif jusqu’à la lre olympiade (770); 2° L’art archaïque jusqu’à l’époque classique (776-475); 5° L’époque classique jusqu’à la mort d’Alexandre (475-525) ; 4° L’art de la décadence jusqu’à la conquête romaine (525-146); 5° L’art gréco-romain jusqu’au moyen âge1.

PREMIÈRE PÉRIODE 2 ( ? à 776).

On faisait remonter, en Grèce, les plus anciennes constructions3 aux Cy cl opes 4, aux Dactyles de l’Ida, aux Telchines , à Trophonius et Agamède , à Dédale, llomére attribue le cheval de Troie à Épéios, dont Pausanias croyait connaître plusieurs statues de bois3 à Argos. Œuvres conservées. — 1° Les fouilles de Schliemann à Troie 6 et

sait mal, et donne les règles les plus arbitraires. Avant noire siècle, on n’a connu l’art grec que par les copies des Romains et les descriptions plus qu’inexactes de Vitruve. Toute l’architecture pseudo-classique dérive de lui. 4° Des descriptions d’objets d’art par les deux Philostrates (iu“ s. ap. J. C.), Callistrate, Libanius, Lucien, Choricius (520 ap. J. C.) et beaucoup d’épigrammes de l 'Anthologie. 5° Un ouvrage très curieux de Psicét as Choniate (xmc siècle) sur les œuvres d’art de Byzance détruites par les croisés en 1204, publié en 1850 par Wilken, puis dans la Byzantine de Bonn et la Patrologie de Migne (Voy. ce qu’en dit Sainte-Beuve, Villehardouin, dans les Lundis.) — Overbeck ( Sources relatives à l’art, 1868) a rassemblé tous les passages anciens ayant trait aux œuvres d’art.

1. L’art byzantin comprend surtout l’architecture, la mosaïque, l’émail, et l’enluminure des mss. La sculpture est très négligée, et la peinture retombe dans l’enfance. Voy. Bayet, Origines de la peint, et de lasculpt. chrét., 1879; Texier, Architecture byzantine, 1864.

2. Je traite surtout, dans ce qui suit, de l’architecture, de la statuaire et de la peinture. Sur les autres arts, voy. plus bas. Je laisse de côté Y art des jardins, application de l’architecture à la vie végétale, dont nous savons peu de chose.

3. ' Origines de l’art grec. Pausanias attribue une origine égyptienne aux statues de bois les plus archaïques. Celles qui présentent plus de liberté, sont pour lui l’œuvre des Dédalides. A travers l’obscurité des vieilles écoles, on entrevoit avec certitude la marche de l’art grec d'Oricnt en Occident. Voy. les Mém. d'archéol. de Perrot, 1875.

4. Les Cyclopes, qu’il ne faut pas confondre avec les cyclopes pasteurs d’iïomôrc, avaient élevé les murs de Tirynthe, Mycènes et Argos. On les faisait venir de Lycie, et leur art rappelle en effet celui de l’Asie. Les Dactyles (Phrygiens et Crétois) passaient pour avoir les premiers travaillé le fer : ils avaient un renom de magiciens, ainsi que les Telchines de Rhodes, qui firent les premières statues des dieux. — On rapportait à Trophonius et à Agamède divers trésors et temples, notamment celui d’Apollon à Delphes. Dédale, le premier fit des statues « semblables à la vie » avec les yeux ouverts et les bras détachés du corps. — Sur les Telchines, voy. Rossignol, Métaux dans V antiquité, 1865.

5. ïôava. Telle était la statue (poé-ca?) de Diane Tauriquc, enlevée par Orestc.

6. Schliemann, Antiq. troyennes, avec atlas photographique, trad. Rangabé, 1874.— On a tour à tour placé Troie sur les collines d’Hissarlik, de'Chiblak, d’Aktché-Keui et de Bounar-Bachi. Les anciens mirent Ilion à Hissarlik jusqu’à Démétrius de Sccpsis (180 ans av. J. C.), qui la reporta sur Atclii-K ieni , et dont Strabon accueillit l’opinion. La nouvelle ville des Biens était à Hissarlik, et quand l’Empire se divisa, on proposa d’y placer la capitale de l’empire d’Orient. Lechevalier (1788) fit admettre que l’ancienne Troie était à Bounar-Bachi : dès lors, on appela Ilion: Ilium recens. Choiscul-Gouffier fouilla quelques tumulus et ne trouva presque rien. En avril 1870, Schliemann attaqua Hissarlik. Au-dessous d’un mur grec, il rencontra des murailles cyclopéenncs, puis les restes d’une ville et d’un palais brûlés (?); cinq ou six villes superposées semblaient s’étager sur le sol vierge : la ville avec le palais brûlé n’est (pic la seconde. En 1873, Schl. trouva dans ce palais le fameux trésor

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