MÉTAL DES MONNAIES
type 1 gravé sur la monnaie ( vicloriats , quadrigats) ; 5° le lieu de la frappe (statures phocaiques ) ; 4° le mode de fabrication (nummi serrait) ; 5° le poids (drachme, as)-, 6° la valeur (denier)-, 7° l’autonomie2 ou la non-autonomie.
5. Les Athéniens attribuaient l’invention du monnayage à Erichthonius, les Romains à Saturne ou à Janus. Selon Hérodote (1, 94) les Lydiens frappèrent les premiers des monnaies d’or et d’argent. Les Phéniciens n’ont pas ressenti le besoin de la monnaie, parce que leur commerce maritime, se faisant de civilisés à barbares, procédait par trocs. Les Romains nommaient Numa ou Servius comme leur premier monnayeur; le marbre de Paros fait remonter l’invention du monnayage àPhidon, roi d’Argos.
Métal des monnaies5. — L’argent. 1. Les premières monnaies d'argent étaient de petites barres sans forme précise, souvent globulaires, avec quelque image rappelant le lieu de la fabrication (une abeille, à Éphèse ; un sanglier ailé, à Clazomène; un sphinx assis, à Chios, etc.) Le revers était un carré grossier 4 dont la surface alla s’aplanissant avec les progrès de l’art.
2. Les Romains ne frappèrent des monnaies d’argent qu’en 269 av. J.-C.; leur denier est une imitation de la drachme grecque3.
5. Plus l’argent est fin, plus la monnaie est ancienne. Avant les rois syriens, l’argent des monnaies grecques est tout à fait pur. Sous la domination romaine, les villes grecques ne frappèrent plus de monnaies d’argent; celles qui sortaient des Monnaies impériales portaient le millésime du règne ( tribu nicia potestas) du prince, et non l’ère de la ville où elles étaient frappées. Les monnaies de ce temps sont d’un titre assez bas, surtout celles d’Alexandrie. A Rome, l’altération commence sous Néron, et l’alliage, sous Sévère, atteint la moitié du poids total. De Gallien à Dioclétien, qui rendit à la monnaie d’argent sa pureté, on ne trouve souvent que 5 pour 100 d’argent0.
1. On distingue, dans une monnaie, la face , droit ou avers, et le revers. L’exergue est un espace ménagé en bas de la médaille (le plus souvent au revers) pour recevoir la devise. Toute image gravée s’appelle type. Le diamètre de la médaille en est le modale, le fond sur lequel se détachent les types s’appelle champ. L’inscription est dite épigraphe ou légende (surtout si elle est circulaire), ou devise.
2. On appelle monnaies autonomes celles qui ne portent aucune marque attestant la dépendance des villes qui les ont frappées : autrement, elles sont royales ou impériales. Même sous les empereurs, plusieurs villes, comme Athènes et Tyr, continuèrent à frapper des monnaies autonomes.
3. Médailles oü monnaies. — Les anciens n’avaient pas de mot spécial pour désigner les médailles non monétaires, d’ailleurs très rares, par exemple la pièce d’or de 20 statères d’Eucratide roi de Bactriane, dont le seul exemplaire connu est à Paris. Les médaillons proprement dits, destinés aux distributions, ne paraissent qu’à partir de Trajan. Outre les monnaies et les médailles commémoratives, on possède des pièces fabriquées pour des offrandes religieuses, qu’on a retrouvées en grand nombre dans certaines sources ; des médailles talismaniques, etc.
4. Quadratum incusum. Les monnaies incuses, en général très anciennes, sont celles dont le type est en relief d’un côté et en creux de l’autre. Elles ressemblent aux bractéates du moyen âge.
5. Outre le denarius, ils avaient le quinaire (1/2 de denier) ; le sesterce (1/4 de denier); le victoriat (d’abord 3/4 de denier, puis égal au quinaire); l’aurélien ou l’antoninicn (l denier 1/3 sous Caracalla). De Septime Sévère à Carus on trouve de grandes monnaies d’argent de 4 deniers et plus, comme les précieuses et rares monnaies de Syracuse.
G. De cette époque, datent beaucoup de pièces dites médailles fourrées , dont le dessus