‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 165 sur 591 · Travaux de Sestini, Leicester Warren, Cousinéry · texte numérisé non relu

Travaux de Sestini, Leicester Warren, Cousinéry

4. A Rome, l'autorité sur le monnayage appartint d’abord aux consuls qui déléguaient la fabrication à des employés spéciaux. Vers 104-89, on créa à titre définitif les triumvirs monétaires (IIIV1R1A. A. A. F. F. = Tresviri Auro Argento Acre Flando Feriundo, ou Tresviri monetales), siégeant au temple de Junon Moneta. Les émissions extraordinaires étaient confiées à des magistrats d’ordre plus élevé. César porta à quatre le nombre des monétaires, et Auguste le ramena à trois. A partir de 14 avant Jésus-Christ, leur nom disparaît de l’or et de l’argent, et, dix ans après, du cuivre. C’est en 14 que furent arrêtées les dispositions partageant la direction des monnaies entre l’empereur et le sénat. Depuis l’êre chrétienne, toute mention des lllvirs monétaires fait défaut sur les monnaies, bien qu’on les rencontre encore sur des inscriptions. — La monnaie impériale fut d’abord confiée à l’intendant a rationibus : Trajan institua un procurator monetae ayant sous ses ordres des dispensateurs. Dans les colonies, l’autox-ité du conseil des décurions sur la monnaie locale répond à celle du sénat de Rome sur la monnaie de l’État : la commission monétaire était remise aux duumvirs delà cité, qui inscrivent souvent leurs noms sur les pièces. (Lenorm., ib., t. III.)

5. César lui avait montré la voie, en créant, à son effigie, une monnaie d’or urbaine (il n’y avait jusque-là de monnaie d’or que dans les provinces.)

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