‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 178 sur 591 · D’après Max Millier · texte numérisé non relu

D’après Max Millier

3. En chinois, cette altération phonétique n’existe presque pas. Chaque mot contient tout ce qui est nécessaire à sa signification. Eul-shi, qui signifie 20, équivaut à deux-dix. Dans nos langues, le corps entier d’un mot se trouve quelquefois rongé : ainsi les mots tear et larme ont tous deux la même racine que lacrima (£a*p-j, Thrüne) ; et le

.sanscrit dahitar (Ouyan^) est devenu en bohémien tsi.

4. Une langue littéraire n’est jamais la mère d’une autre langue : née de la langue vulgaire, elle est plutôt la sœur de la langue nouvelle qui naîtra de la langue vulgaire.

5. Le peuple dit plus bon, comme le bas-latin disait essere et sutis pour estis, d’où l’espagnol sois. Cf. Brachet, Préf. du Dictionn. étymologique français, 1870.

6. Paresse des organes et prédominance de l’accent : bonitatem donne bonté ; generum donne gendre, avec épenlhèse d’un d qui facilite la prononciation.

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