‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 220 sur 591 · PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUX

ou thème. Ce qui reste d’un thème dont on a isolé la racine s’appelle suffixe i. Dans adipiscimur , ad est le préfixe, ip (scr. ap ) est la racine, isc est un suffixe verbal, i est une lettre de liaison ou thématique , mur est la désinence ou flexion. — On distingue les racines pronominales , qui correspondent aux signes dans le langage des gestes, des racines verbales , qui correspondent aux idées.

2. Les changements des voyelles sont de trois sortes : I’Apopiionie, le Renforcement, la Contraction. Par l’apophonie (Umlaut), a,e,o, alternent: Tpscpw, Ts'rpocpa, érpâcpyiv. Le renforcement est ou bien un allongement (tto'.sw, Ttoir.aco), ou une nasalisation (Xaë, Xau.êavco), ou une diphlhongaison (Xinr, Xetrcw). La contraction est l’union de deux voyelles dans le corps d’un mot.

5. Les changements des consonnes sont de trois sortes : la Permutation, I’àssimilation, la Dissimilation. La permutation est le passage d’un degré à l’autre (p. ex. de l’aspirée à la moyenne) : ^uyw, é^u-pnv; ou d’une famille à l’autre : èX ayû;, èxâaawv. L’assimilation est le phénomène contraire de la dissimilation : ainsi aùv-Xo^o; devient aûXXc-yoi;, tandis que àvur -to; devient arjaro;. La première adoucit les sons, et la seconde les distingue 2.

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