INFINITIF
1. L’infinitif sanscrit (voy. chap. v) est un accusatif que l’on assimile souvent aux accusatifs des noms abstraits : Brachiorum-extensionem et flere incipiens. ( Çakountalâ .) Dans Plaute même, on trouve des noms abstraits ayant des fonctions verbales : Tactio liane rem; Quicl tibi hanc curatio est rem — expressions qui rappellent le védique : dator divitias. — Les substantifs abstraits en ana , au locatif, peuvent tenir lieu de l’infinitif : Propera in-exquisiiionc (= exquirere ) conjugis 2.
2. L’infinitif sanscrit n’a qu’un passif périphrastique : pour rendre vestis non potest resumi, il dit vestis non potestur résumer e (avec le passif de çak , pouvoir3). — Comme le supin latin, l’infinitif, à l’origine, n’a ni actif ni passif; ou plutôt, la même forme peut prendre les deux sens, comme les noms abstraits : amor Dei. C’est ce qu’on voit encore dans les tournures modernes : « Ich hôrc erzàhlen. — Par les traits de Jéliufai vu percer le père. » Car la valeur nominale primitive de l’infinitif reparaît dans nos langues analytiques4.
Le supin latin dit actif est un accusatif identique à l’infinitif sanscrit en tum : svanitum— somtum. Le supin en lu est l’ablatif du même substantif abstrait, comme on le voit dans l’expression ; Parvum dictu, sed immensum exspec-
Hellènes. Il semble que l’article n’a pu être réduit au rôle de démonstratif très faible que dans une société parlant beaucoup, usant, pour ainsi dire, les mots, et qu’il a dû naître assez naturellement dans les conversations d’Athènes. Platon l’emploie plus que les autres Attiques; et l’on a cru remarquer (Kiilmer) qu’il se trouve plus souvent dans les écrits d'Hippocrate postérieurs à son voyage à Athènes. Chez tous les poètes épiques et lyriques, il est très rare : mais Théocrite s’en sert fréquemment. Hans Homère, sa signification démonstrative est encore très sensible (6 yépuv = ce vieillard); et si l’on se contente de dire qu’Homère ne connaît pas l'article attique, on ne se trompera certainement pas.
1. to àiraçéjAçatov eîfYjTat o-u o’jx l[xç atvti ( Schol . Denys de Thrace). Le
verbe, pour les Stoïciens, se réduit à l’infinitif; quand l’affirmation se complique d’un sujet au nominatif, comme dans Tpùouv iteputaTti, elle s’appelle assertion , ou
(TU[AÇaiAa, accident. (Yoy. Egger, Apoll. Dyscole.)