Cf. les infinitifs allem. en en : yehe such-en
3. C’est la phrase de Sallusle : Ulcisci nequitur (Jugurtha, 31), o hnlcisci n'est nullement un passif. On trouve potestur dans Lucrèce et ailleurs.
4. J’ai déjà indiqué l’évolution des langues entre les pôles de la flexion et du monosyllabisme. L’emploi de l’infinitif, nom verbal à l’origine, plutôt verbe que nom en Grèce et à Rome, redevenu presque un nom dans les langues romanes, donne le spectacle d’une évolution analogue. L’infinitif grec ne peut être immédiatement précédé*d’une préposition : en anglais, tout infinitif est précédé de la préposition to. L’infinitif grec a un passif : l’infinitif moderne a seulement la double acception des noms abstraits ( amor Dei). L’infinitif, en grec, peut désigner le but de l’action, ce que ne peut faire un substantif : en français, cet emploi est des plus restreints (mener boire).