PARTICIPE
1 . 11 y a deux formations du participe présent. — A. La forme primitive du participe est ant pour les thèmes consonnantiques, nt pour les thèmes vocaliques : ad-ant , tuda-nt . Le féminin est ad-atî (edens), pour ad-antya. En grec, l’a est devenu o : le féminin cvr/’a devient cuoa, comme -yêpovr /a = 'yepouaîa. En latin, ont est devenu uni , puis eut : praesent-s , praesent-ibus. Le féminin ya se retrouve dans les noms abstraits en ia : abundant-ia. — B. Le sanscrit forme un second participe présent actif avec le suffixe vaut , ayant le sens de praeclitus : açva-vant. En grec, vaut devient Fsvt, Fer; a ou F sacra. En latin, vans, vonso , voso, oso : formosus. Ce suffixe s’est ajouté aussi au thème du parfait : en grec il est devenu For-;, Fma (peut-être = vas -4- ya). sa-wre; est pour sara-Fo-re;. — Le latin ignore celte formation.
2. Participe passe passif. — Le sanscrit le forme en ajoutant le suffixe ta à des racines ou thèmes verbaux : comparez sti-tas, sta-tus , ara-vo';.
5. Participe parfait passif. — Le sanscrit le forme avec le suffixe na, gr. vo;, lat. nus : comparez pur-nas, pie-nus, Æei-voç.
4. Participe moyen et passif. — Il se forme, ainsi qu’un grand nombre d’adjectifs et de substantifs, avec les suffixes ma, mâna : nâ-man, no-men, 0sp-p.oç. cpspd-p.svo; correspond à bhara-mânas, et au latin feri-mini ( estis ). Employé au locatif singulier, mâna a donné, selon Schleicher, les infinitifs en txevat : cpop’flp.evai. En latin, mâna — meno , mino, dans les substantifs : alumnus, columna , femina.
5. Participe futur en turus. — Il a pour origine le suffixe tar, d’où
1. |juvai, désinence homérique ($6i«vai pour $oüv<xl), correspond au sanscrit manê ,
datif du suffixe man, qui forme beaucoup de noms en sanscrit, grec et latin : tegmen, Conf. -/iva; ’tttuîU çuXaffo-é^tvai Sô^ov (Hom.), et Canes fecit tutamini...
— Un autre suffixe, van, a donné le sanscrit ddvanê, grec SoFtvai = Soüvat. Schleicher voit dans ces formes des locatifs de suffixes ana, maria, qu’ou retrouve dans les noms : tù^olvo v, columna, etc. — L’infinitif actif <p£ouv est formé (Curlius) par le suffixe
— sani qui s’ajoute, en védique, à des radicaux de verbes : bharasani = oiçt(a)iv = çeçtiv. D’autres admettent çtjevai = otjcvt = par métalhèse osoetv. — Les formes védiques en asè (datif d’un radical en as) ont donné les infinitifs grecs en aat, latin se (esse, amavisse, velle = vel-se), ou re (par rhotacisme), les infin. archaïques scripse, ubstracse, etc. L’e de «are, correspondant à ê, est encore long dans Piaule (Truc., II, i, 71 ; Tér., Ileaut., IV, 4, 2). La forme grecque om est un véritable datif, tandis que les autres datifs grecs sont des locatif. — Les dialectes italiques ont un infinitif en um qui est un accusatif comme le supin.
2. ;j.sto >/,. Apollonius avait compose un traité teçI [asto/üv.