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TEMPS COMPOSÉS

Xetrx1 2. En latin, Va est changé en e , les autres voyelles subsistent : ce-cini, pu-pugi , mo-mordi[ 27 parfaits redoublés). Le redoublement a disparu dans lali : dans fëci, vëni, il y a eu contraction et allongement : fcici — fe-fici. Le latin fecis-ti s’explique par un redoublement du suffixe de la deuxième personne, sans doute en vue de la clarté (cf. ria-ôa, du has-t), et feceruni est dérivé de fec-es-onti (cf. tn-aon = Fi£-avTt). [La terminaison du parfait latin si ( punxi = csi) est pour est, aor. de la racine es; les terminaisons vi, sont les restes de fui, parfait de fu (polui—potfui). Yoy. plus bas.]

IV. Plus-que-parfait moyen. — On ajoute au radical du parfait l’augment et les désinences secondaires : £-XeXû-p.r,v.

Formation des temps composés. — Les temps composés sont formés de deux racines, celle qui constitue le fondement de la signification du mot et celle qui sert à la formation du temps. Deux de ces formations, celle de l’aor. 1er et du futur, se rencontrent en sanscrit.

I. Aoriste Ier. — Formé de la racine, l’augment, sa (imparfait de asmt, être) et les désinences personnelles secondaires : a-dik-sha-m, s-£etK-oa(-p.). — Le <j disparaît dans e^sux (= e/eF ua). Après p et X, Homère le conserve : sxsXaa. Plus tard, on le supprima avec allongement compensatoire : eveip.a. — L’optatif éolien ceia, csia;, cas, provient de oa combiné avec^a.

II. Futur. — Formé avec la racine, le suffixe sya (as, être -t -ya, aller) et les désinences primaires : dâ-syâ- mi, Tcpa-y-cr/o- p.sv (7cpaÇtop.sv en dorien.) — j devient e dans les futurs attiques : cpsu'y-ar/o-p.at, cpc'jq-crEo-p.at, <p£u^oûp.at. 11 est généralement supprimé : Aucrj-w = ^waw. Aux racines terminées par u., v, p, X, on a ajouté ect/w, où <r a disparu entre deux voyelles : rev-eo/to, tev-sg), T£v-ô). — En latin, on trouve les futurs archaïques capso, facso.

Formations propres au grec. I. Parfait ier2. — On ajoute au thème redoublé. Ce suffixe serait le verbe pélasgique (?) signifiant avoir , qui se retrouve dans l’albanais kam— avoir (m(fiXrl-x.n= amatum habeo, j’ai aimé). Cette brillante hypothèse est due à Benloew ( Langue alban., p. 21 1)3 * * * *. — Il y a trois aoristes formés de même : s£u*a, s6v)x.a, rixa.

II. Plus-que-parfait actif. — Thème du parfait, augment, suffixe de l’aoriste eaa : £-7r£7roiô-£aa, d’où (è)îr£7ro(6£a (Homère), et, par métaplasme delà 38 personne £7reiïot0si, £7T£77oi0£tv. La terminaison, de l’aoriste 1er saav reparaît à la

1. Eii fait o lia, plur. tijxiv, parce qu’en scr. on a véda, vidmâ , avec un déplacement de l’accent qui allège la 1” syllabe. L’ accentuation est déjà unifiée dans otia : dans XtXoma, fciXouiantv, Y effet même du déplacement a disparu, ainsi que dans les parfaits latins. L’allemand a conservé un souvenir du même phénomène : Ich weiss, wir wissen — et, chose singulière, dans le même verbe que le grec. L’influence de l’accent roman produit quelque chose d’analogue en français : je sais, nous, savons. Les parfaits grecs lîXrjcpa, uXo^a, tîx^a, itçT)*a, ûjAaçp.ai, SOllt pour XiXrjça,... FéFfV]xa, ClC. = tXXy)ipa, êtFjïixa, etc. (Bailly, Soc. de Linguist., t. 1; mais voyez Curtius, le Verbe, II, p. 128-129).

2. Rare dans Homère (20 parf. l*r» pour 500 parf. 2), la désinence w se trouve seulement après une voyelle : xsx^xa. Des formes comme Ea-caXxa ne sont pas homériques.

3. Curtius pense que xa se retrouve dans dXixw, Oii-xï), medi-cu-s, mais il ne propose

aucune explication de ce suffixe. — Les Albanais forment encore avec kam le futur et

le parfait périphrastique. Il faut admettre que les Pélasges ont formé XéXvxa en ajoutant

leur suftixe du parlait à un radical aryen : de même, l’allemand moderne forme ses

verbes en iren avec des radicaux français : reclam-iren.

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