ORGANISATION MILITAIRE
Service militaire. — Le service militaire réclamait tous les Athéniens de 18 à 60 ans2 : les thètes n’étaient pas inscrits sur le catalogue, mais on les employait dans les troupes légères et sur la flotte3. De 18 à 20 ans, lés éphèbes servaient comme garde-frontières ou péripoles 4. Le stratège pouvait appeler un certain nombre de classes seulement, ou convoquer tous les citoyens jusqu’à lage de 60 ans5.
Armée. — On distinguait les hoplites (pesamment armés) ; les pellastes, ainsi nommés de leur petit bouclier d’osier; les troupes légères0 et les cavaliers7. L’armée était rangée par tribus. La cavalerie et les troupes légères étaient aux ailes8. Quand une attaque était à craindre pendant la marche, les hoplites formaient un carré 9 au milieu duquel se plaçaient les valets et les bagages. — L’art des sièges10 fit de bonne heure de grands progrès. Périclès traça trois parallèles autour de Samos, et emporta la ville d’assaut11.
Marine ia. — 1. La marine était la principale force des Athéniens13, qui
1. Rüstow et Kochly, l'Armée grecque jusqu'à Pyrrhus , 1852 (ail.) ; Galitzin, Histoire gé • nérale cle l'art militaire , 1875 (ail.). Les tacticographes grecs ont été étudiés par Kochly, Wescher, Fôrster [Herniés, 1877), Graux et Rochas [Rev. de Philol., 1879). Voy. encore l’importante préface de Volibrecht à son édition de Y Anabase, 1876.
2. Le refus du service donne lieu à la Sixvj ào-Tfa-rela;, la désertion à la Sîxï) Xut&-ca;!.o’j, qui était portée devant le taxiarque.
5. Quelquefois des citoyens patriotiques leur donnaient l’équipement des hoplites.
4. Les sénateurs, les fermiers de l’impôt, les choreutes pour les Dionysiaques, les triérarques et plus tard les marchands de blé étaient exemptés du service.
5. uavTTp a-cia. — lsocrate se plaint déjà qu’au lieu de citoyens on ne trouve dans l’armée que des mercenaires et des vagabonds. Athènes avait 17 000 mercenaires au temps de Démosthène. Cf. Thucydide, 1, 121 ; 4, 76 ; Démosthèue, Philip}»., 1, p. 46.
6. Athènes arma 29000 hoplites au commencement de la guerre du Péloponnèse. Chaque hoplite devait entretenir un valet : sa solde était de 4 oboles (-ceTçwSôXuu pto; signifie la carrière des armes, Paus., ap. Eustath., 1405,29). Les cavaliers avaient 12 oboles, les matelots 4 (au temps de Démosthèue).