CÉRÉMONIES FUNÈBRES
voile sur son visage. Le corps était lavé par les femmes de la maison, revêtu de blanc, couronné, puis, le second jour, exposé dans le vestibule sur une litière1 ornée de feuillage. A côté de la couche, on plaçait des Fioles d’huile2, et, devant la maison, un vase d’argile avec de l'eau lustrale 3 empruntée à une maison voisine, afin que les personnes sortant de la maison mortuaire pussent se purifier. Le lendemain avait lieu le transport 4 du corps, ordinairement avant l’aurore. Les criminels étaient enterrés de nuit. D’après la loi de Solon, les hommes, en vêtements noirs et les cheveux ras, précédaient les femmes dans le cortège. Des aulètes et des pleureuses ouvraient la marche. Si le mort avait péri assassiné, on portait devant lui une épée, symbole de la Vengeance.
2. Homère parle déjà de la crémation, mais elle n’était peut-être en usage que dans les épidémies, en temps de guerre ou loin de la patrie, afin que le transport des restes fût possible. Par contre, l’on enterrait en Àttique depuis Cécrops, et l’on jetait de la terre même sur les cadavres inconnus5. Ce n’est que par exception que l'on se permettait d’ensevelir dans l’intérieur des villes ; ceux qui périssaient foudroyés était enterrés sur place6.
3. Le cercueil7 était de bois, quelquefois d’argile ou de pierre. Les offrandes funèbres s étaient des boucles de cheveux, des libations de vin, de miel et de lait mélangés9, des sacrifices10. Comme monuments funéraires, on élevait des stèles de marbre 11 ou de petites chapelles 12. Le deuil durait trente jours 15, après quoi l’on faisait un sacrifice sur le tombeau et l’on quittait les habits de deuil. On s’exposait au mépris si l’on négligeait les tombes de ses parents, et les