‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 410 sur 591 · X<7.VY)(f6çOl, Ot · texte numérisé non relu

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12. Voy. Petersen, Frise du Parthénon , 1835 (ail.), et les Nouv. Ann. de

philol., t. LXXIII, p. 491.

ÉLEUSINIES.

marchaient les prêtres conduisant les victimes1. Les affranchis jonchaient de feuilles de chêne l’Agora et les rues par où passait le cortège. Les fêtes se terminaient par une hécatombe et un festin2.

2. Les Grandes Eleusinies5 duraient à Athènes et à Eleusis du 15 au 25 boédromion (sept.). Le deuxième jour était marqué par une purification dans les eaux de la mer4; le troisième par la procession des femmes portant des corbeilles5, qui suivaient lechariotoù Ton voyait la corbeille sacrée de Cérès6; le sixième7 était le jour des réjouissances : la statue d’Iacchus, couronnée de myrte, était transportée de l’Éleusinion d’Athènes par l’Agora, le Céramique et la Porte Sacrée (Dipyle) jusqu’à Eleusis, par la Voie sacrée èleusinienne 8, au milieu des cris de joie9. Des milliers d’hommes suivaient, tenant des épis, des instruments de labour, etc. Au retour, le pont du Céphise était le théâtre d’assauts satiriques et de railleries sans frein 10, où le cortège s’égayait aux dépens des passants. — Partis d’Athènes à midi, on arrivait à Eleusis le soir, et une fête de nuit11 commençait aussitôt, avec des cérémonies sombres où les initiés seuls étaient admis, et dont le secret est perdu pour nous. Le huitième jour (22 hoédromion), les initiés, après neuf jours de jeûne, buvaient une liqueur mêlée12 qui symbolisait le passage de la tristesse à la joie, delà recherche à la découverte13, et reprenaient le chemin d’Athènes. Les fêtes se terminaient le neuvième jour par des libations14.

5. Les Thesmophories, célébrées du 9 au 13 pvanepsion par les femmes du dème d'IIalimus et d’Athènes en l’honneur de Déméter Thesmophoros. A cette époque (nov.), les semailles d’hiver étaient faites et le travail de l’année fini. On devait des remerciements à la déesse qui accordait le repos aux laboureurs15. Le premier jour, une procession de femmes se rendait, avec une gaieté

1. Je ne parle pas du vaisseau, v«j,- navaOvjva'txij, sur lequel on ajustait le péplos en guise de voile et que Pausanias vit encore, les textes qui le concernent étant peu intelligibles. Yoy. Waehsrnuth, Mus. rhénan, XXIII, 51; cf. Paus., 1, 29, 1.

2. ÉtfTiao-tî. — A l’cpoque romaine, les Panathénées eurent lieu au printemps, vers le mois d'antheslérion. Voyez l’ouvrage d’IIerrmann, les Fêles de la Grèce, 1805.

3. Sous le nom de Petites Éleusinies, une sorte de prélude à ces fêtes était célébré à Agra sur l’Ili'Susau 9 d’anthestérion. (Steph. Byz., s. v. 'Ayça.)

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