DIONYSIES
bruyante, au dème d’Halimus, à une lieue et demie au sud d’Alhènes. Elles n’en revenaient que le troisième jour.
4. Les Apaturies1, fête commune à tous les Ioniens, célébrée par les phratries réunies en l’honneur de Minerve et de Yulcain, au mois de pyanepsion. Par un décret du sénat, elles ne pouvaient durer plus de cinq jours.
5. Les Lénéennes2, fêtes en l’honneur de P>acchus Lénéen, célébrées à Athènes au mois de gamélion (janvier). Elles avaient lieu au temple nommé Lénaion, au sud de l’Acropole, avec accompagnement de processions dionysiaques et de chansons très libres3.
0. Les Dionysies, dont on distinguait trois sortes : 1° les petites Dionysies, fêtées à la campagne4; 2° les Anthestéries5, qui se célébraient à Limna le 12 d’anthestérion ; 5° les grandes Dionysies6, qui avaient lieu dans Athènes même au mois d’élaphébolion. Anciennement, on se contentait de promener un vase rempli de vin et orné de vigne, suivi d’un bouc et d’une corbeille de figues. Le cortège se livrait à des lazzis d’où est née la comédie (voy. Théâtre). Plus tard, ces fêtes devinrent magnifiques sans rien perdre de leur licence. Les danses et les chœurs étaient accompagnés de dithyrambes, que Lasus, Simonide et Pindare avaient composés. L’antique statue en bois de Bacchus, apportée d’Eleuthérae, partait du Lénaion au sud de l’Acropole pour visiter un autre de ses sanctuaires près de l’Académie, accompagnée de magistrats, de prêtres, d’enfants libres qui devaient chanter un hymne près de 1 ''autel à feu dans le temple de l’Académie. Telle est la pompe"7 8. Dans le cortège
du cômos, formé de jeunes canéphores, de satyres, etc., des hommes portaient le van mystique de Bacchuss, contenant les prémices des fruits et les instruments des sacrifices. Pendant deux jours de suite, on jouait neuf comédies ou tragédies, d’abord dans des constructions provisoires, puis dans le grand théâtre construit par Lycurgue, qui pouvait contenir 50 000 spectateurs.
7. Les Thargélies9 étaient célébrées au mois de mai en l’honneur d’Apollon et de Diane. Le 6 de thargélion, on faisait des sacrifices expiatoires10 : le 7 était l’anniversaire de la naissance d’Apollon. Cette fête rappelait la délivrance d’Athènes, que Thésée affranchit du tribut payé au Minotaure, c’est-à-dire (selon Creuzer), l’abolition des sacrifices humains.
1. De &[j,a et itaxôçta. Cf. Xen., Hell., 1, 7, 8 : èv ot; o'ixE 'itarspe: oî ovyyvitïç Çûveiffi irsu'Tt v
ajxoi;. D’autres dérivaient (à tort) ’Auaxoûpta de «uàxvj. ( Schol . Arist., Acharn., 1 16.)