XIII. — LES PRÊTRES, LES ORACLES, LA MAGIE
Prêtres. — 1. Le prêtre athénien devait être un citoyen jouissant de tous ses droits2 3, physiquement intact5, et de mœurs pures4. Pour plusieurs sacerdoces, la chasteté était exigée5. Il y avait des prêtresses mariées, comme la prêtresse argienne de Junon, mère de Cléobis et Citon. Mais un deuxième mariage leur était interdit. On choisissait souvent comme prêtresses (d’Artémis Brauronia h Athènes, de Minerve, etc.) des jeunes filles de sept à quinze ans, qui cessaient d’être prêtresses quand elles se mariaient. En Messénie, un prêtre ou une prêtresse devaient se démettre de leur sacerdoce s’ils perdaient un enfant, par crainte d’imprimer une souillure au temple.
2. L’hiérarchie sacerdotale est mal connue. Il n’y avait pas de règle fixe pour l’ordination des prêtres et des prêtresses. Un décret d’Halicarnasse, relatif à vingt-cinq prêtres de Neptune, monlre que leur charge se transmettait de frère en frère. Beaucoup de grandes fonctions religieuses étaient héréditaires ; ainsi la dadouquie6 resta à Athènes dans la famille de Callias depuis 590 avant Jésus-Christ jusqu’en 380, époque à laquelle elle passa dans la famille de Lycomède7.
3. Les prêtres portaient différents noms suivant leurs diverses fonctions8. Leurs vêtements étaient longs et blancs ; l’hiérophante d’Athènes était revêlu de pourpre ainsi que les prêtres des Euménides ; les prêtresses d’Artémis Brauronia étaient en safran. Dans beaucoup de cultes mystiques et symbo-
1 . Le mois d'août s’appelait à Sparte xapvîïo;. Curtius (Étym. gr., p. 141) rapporte ce mo à la racine xija;, corne: je préférerais y voir la racine signifiant viande, scr. kravis, lai caro[n), gr. xçta;.
2. Déin., Eubul., 48. Le nothos ne peut être prêtre (Ross, Inscr. gr., III, 52) ; auj. encore il ne peut être cardinal. Le métèque et l’étranger sont exclus des fonctions religieuses, la distinction du spirituel et du temporel étant inconnue à l’antiquité.