POUVOIR ROYAL, COMICES
politique dans les comices curiales, leur culte et leurs fêtes1. Les curies sont subdivisées en gentes ou groupes de familles agnatae , c’est-à-dire descendant d’un même ancêtre mâle2. (Fustel.) Ces gentes s’appellent patriciennes , et l’on appelle gentes plébéiennes celles qui sont en dehors des 50 curies5. Les membres des 50 curies primitives s’appellent patriciens et forment le populus Romanus Quiritium. (Tite Live, 1, 52.)
5. Assemblées. — Le peuple patricien se réunit en comices curiates ou en comices calates 4. — I. Dans les premières, il confère Y imperium au Roi élu par la loi curiate de imper io ; il vote des lois, choisit des magistrats, décide de la guerre, donne le droit de cité, etc.5 Le Roi convoque ces comices et les préside6 : le vote se fait par curies et, dans chaque curie, par tête7. — II. Dans les comices calates, le peuple, présidé par le grand pontife, est seulement témoin8 de certains actes religieux9.
4. Roi, interroi. — Le Roi est nommé à vie; quand il meurt, les sénateurs exercent rinterrègne, chaque sénateur restant interroi pendant 5 jours. C’est l’interroi qui propose aux comices un can-
l’on veut reconnaître dans [la hasta symbolique du droit romain. Je suis disposé à voir dans curia un mot composé comme caecus et codes, avec un primitif parent de êka, un, et le suffixe uria, que l’on retrouve dans beaucoup de mots latins, et notamment dans decuria = decem uria; centuria = ceniurn uria. Curia = êka uria, comme caecus = êka ocus, serait absolument analogue au mot français unité, formé aussi du nom de nombre un et d’un suffixe ité.
1. Sacrificia gentilicia. Le lieu de la réunion de la curie s’appelle curia; elle est présidée par un curio, assisté d'un flamen curialis, nommés on ne sait comment.
2. En tête de la tribu est un tribun. Le culte de Junon Curitis était commun à toutes les tribus. — Chaque curie se divisait en dix décades, ayant à leur tête des décurions. Niebuhr (combattu par Gottling, Histoire de la Constitution romaine, 1840 [ail.], et par Lange, op. cit., a proposé d’identifier ces décades dont parle Denys (2, 7) avec les gentes, au nombre de 500, qui auraient été, selon lui, non pas des familles unies par des liens de parenté, mais des corps politiques. Cette opinion ne tient pas ; voy. Willems, p. 20.
3. Niebuhr voit dans la gens une institution politique au même titre que la curie ; mais les textes qu’il allègue (Denys, 2, 7) prouvent contre lui.
4. Les premières se réunissent au Comitium, sur le Forum; les secondes près du Capitole, à la Curia Calabra.
3. Depuis Tullus Hostilius, les comices curiates jugent les causes capitales. (Denys, 2, 14.)