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A défaut, l’interroi ou le tribunus celerum

7. Cicéron (j gro Flacco, 2, 15) admire beaucoup ce système de vote à deux degrés.

8. La plus ancienne réunion populaire (où le peuple n’est pas appelé à voter) eut lieu après la mort de Romulus, quand Proculus Julius annonça au peuple qu’il avait vu Romulus monter au ciel. Ces sortes d’assemblées s’appellent en général contiones (de con-ventiones).

9. Inauguratio du roi des flammes; testament comitiis calatis factum, dctestatio sacrorurn, proclamation des nones qui se fait aux calendes. — Par la déclaration du testament, le citoyen faisait connaître que sa fortune ne devait pas passer à ses héritiers naturels. La dctestatio sacrorum est peut-être la renonciation aux rites de la famille, acte par lequel un patricien déclarait qu’il voulait devenir plébéien ( transitio ad plebem).

CLIENTS ET TLÉBÉIENS.

didat à la royauté1. Le Roi a 12 licteurs2, portant les faisceaux avec la hache, et reçoit comme domaine une partie du territoire public3. La royauté romaine est une monarchie élective, tempérée par l’autorité croissante des grandes familles.

5. Sénat. — C’est dans ces familles qu’étaient choisis 4 les 1 00 sénateurs, portés à 200, puis à 500, par l’adjonction des Tities et des Luceres (?). Le Sénat forme un conseil royal que le Roi doit consulter dans toutes les affaires religieuses et politiques.

6. Fonctionnaires royaux. — Ce sont : 1° le tribunus celerum , lieutenant du Roi , qui commande la cavalerie des celeres s ; 2° le custos ou praefectus urbis , qui remplace le Roi absent; 5° les duumvirs perduellionis , qui jugent les crimes de haute trahison; 4° les questeurs du parricide , qui instruisent les causes capitales6.

7. Clients, plébéiens. — Les clients 7 sont des hommes libres, mais que leur naissance attache aux gentes et lie aux patriciens par certaines obligations héréditaires réciproques ; ils se distinguent des

1. Élu par les comices ( creatio ), le Roi est confirmé dans sa dignité par le sénat ( patrum auctoriias), agréé des dieux ( inauguratio , cérémonie qui le fait grand prêtre du culte de l’État); enfin, revêtu de l'imperium par les comices curiates, qui lui donnent le pouvoir militaire et judiciaire. Pour Y inauguratio, l’augure conduisait le Roi sur la citadelle, à un endroit élevé, d’où l’on observait les signes célestes. Ainsi le peuple n’a pas d’initiative dans l’élection du Roi.

2. Les licteurs du Roi, comme sa chaise curule d’ivoire, sont d’origine étrusque. Le costume royal était la trabée, portée plus tard par les chevaliers.

o. Cicéron, de Rep., 5. 2.

4. Le Roi nommait les sénateurs, sans autre contrôle que l’influence et les droits des grandes familles. Les cent sénateurs de Romulus, ou patres, sont probablement les chefs juridiques des gentes , les patres familias. Le sénat n’a aucun pouvoir législatif sous les Rois, et paraît être l’asile des passions aristocratiques, sous lesquelles la royauté succombera.

b. Le Roi a particulièrement le commandement de l’infanterie.

6. Ce sont des accusateurs publics et des magistrats ordinaires, tan lis que les Hviri sont une commission extraordinaire. Les Anciens les ont confondus à tort.

7. De xXu, entendre (sens à' obéir). Denys (2, 9) assimile les clients aux Pénestes de Thessalie, aux Clarotes et aux Aphamiotes de Crète. Mommsen y voit les descendants d’esclaves affranchis. La clientèle est une vieille institution italique. A Rome, le lien de la clientèle est une sorte de relation de piété comme entre les enfants et le père. Le patron pouvait tester en faveur de son client au détriment de sa famille; il ne pouvait pas témoigner contre lui. (Caton, ap. A. Gelle, o, 13, 4.) Les devoirs du patron envers le client étaient : 1° le conseil dans les questions de droit ( clienti promere jura, Hor. Ep., 2, 1, 103); 2° le devoir de témoigner pour le client même contre des proches; 3° de le secourir dans le besoin. — Les devoirs du client envers le patron étaient : 1° de prendre les armes pour et avec son patron, même dans les troubles civils; 2° de l’aider à doter ses filles, en cas d’insuffisance de fortune ; 3° de le racheter, s’il était captif, et de payer ses amendes en justice; 4° de l’assister dans ses fonctions et dans les sacrifices de la gens, où il prenait part; 5° de l’attendre tous les jours ( officia facere) et de l’accompagner au Forum. Le patron et le client ne pouvaient s’accuser mutuellement, ni témoigner l’un contre l'autre. Celui qui violait ces prescriptions était voué aux dieux infernaux (sacer ; cf. Virg.. Aen.,6, G08, et lecommentaifv de Servius) et pouvait par suite être tué impunément. — L’émancipation politique de la clientèle se fit très rapidement : dès 450 av. J.-C. des clients

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