Faire ces déclarations, s’appelait censeri, profiteri
9. Tite Live, Epit., 59 : « Q. Metellus censor censuit, ut cogerentur omnes ducere uxores liberorum creandorum causa ; exstat oratio ejus, quam Aug. Caesar, qüum de maritandis ordinibus ageret, velut in haec tempora scriptam in senatu recitavit. »
10. Lustrum, d’où le nom donné au cens, accompagné du sacrifice dit Suovetaurilia (une truie, une brebis, un taureau). — Pendant les guerres civiles, le cens n’eut lieu que rarement, et lorsque Auguste, en 21 av. J.-C. , fit nommer des censeurs, on en avait perdu l’habitude (Suét., Oct., 57). A partir de cette époque, ce furent les Empereurs eux-mêmes qui furent revêtus de la censure.
11. Institué après la retraite de la plèbe sur le mont Sacré, 494.
12. Éacrosancta potestas, Upà *a\ aatAo? àpjnrj. Tite Live, 2,33: « Concessum est ut plebi sui magistratus essent sacrosancti, quibus auxilii latio adversus consules esset, neve cui patrum
EDILITE.
2. Le nom des tribuns du peuple1 vient de ce que les premiers magistrats populaires furent les tribuns militaires qui conduisaient la plèbe lorsqu’elle sortit de Rome, non comme une multitude confuse, mais rangée en bataille *. Leur nombre, d’abord de deux, fut porté à cinq et puis à dix. Les premiers tribuns furent élus par le peuple sur le mont Sacré. Depuis la loi Publilia, 471, l’élection se fit dans les comices des tribus3; l’entrée en charge avait lieu le 10 décembre.
5. Un tribun ne pouvait être mis en accusation pendant la durée de sa charge. Outre l’inviolabilité qui lui est assurée, il a le droit de secours ( auxilium ), par lequel il étend son inviolabilité à ceux qu’il protège4. Ce droit devint bientôt un droit général de veto et d’intervention ( intercessio ) contre tout acte des autres magistrats. Les tribuns présidaient les assemblées de la plèbe (contiones) et les comices des tribus8. Bien que leurs pouvoirs fussent surtout prohibitifs, ils avaient le droit d’infliger des amendes et d’opérer des arrestations ( prehendere ); ils pouvaient conduire en prison tous les magistrats et même les consuls. Mais leur autorité cessait à mille pas de Rome, et leurs collègues pouvaient leur résister6.
Édilité7. — D’abord nommés par les tribuns, leurs supérieurs8, les édiles furent ensuite, comme tous les magistrats inférieurs, élus
capcre eum magistratum liceret. » La première atteinte aux privilèges du tribunatdate de Tib. Gracchus, qui déposa sou collègue Octavius.