‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 447 sur 591 · Tribuni, ^ap^oi · texte numérisé non relu

Tribuni, ^ap^oi

2. Varr. L., L., 5, 81. Le tribun est, à l’origine, celui qui conduit le contingent de la tribu.

5. Le mode d’élection entre 49 i et 471 est très contesté (Willems, p. 429).

4. Le tribun, sorte d’asile vivant, ne peut s’éloigner de Home pendant plus d’un jour.

5. L’opposition d’un des tribuns pouvait empêcher la tenue des comices ( comitiis inter cedere ), la convocation du Sénat ou du peuple par les consuls.

L’entrée de la curie leur était d’abord interdite (Val. Max., 2, 2, 7); mais, avec le temps, ils obtinrent des sièges réservés aux séances, et le droit de convoquer le Sénat, où ils entraient en sortant de charge.

Les tribuns n’avaient ni insignes, ni faisceaux, ni licteurs. Ils n’avaient même pas de sellae, mais de simples bancs ( subsellia ).

8. Intercessio collegae. Très diminuée par la loi Cornelia (de tribunis ), portée par Sylla, la puissance des tribuns fut rétablie par Pompée en 70 (Vell. Paterc., 2, 50). Les Empereurs s’en emparèrent, soit à cause de l’inviolabilité qu’elle assurait, soit pour n’avoir pas à craindre la puissance des tribuns leurs collègues.

7. Etymologie : aedes; le lieu de réunion des édiles était le temple de Cérès. — L’édilité est contemporaine du tribunat populaire. Après la paix conclue entre les patriciens et les plébéiens (494), deux édiles de la plèbe furent créés: ce n’étaient d’abord que des auxilliaires des tribuns. En 588, quand les plébéiens arrivèrent au consulat, on créa deux nouveaux édiles, patriciens ou curules : dès l’année suivante, les plébéiens obtinrent accès à cette nouvelle charge. En 710, César nomma deux autres édiles préposés aux approvisionnements (aediles ceriales ), mais l’Empire donna leurs fonctions au préfet de l’Annone (Dion, 52, 24), fonctionnaire de l’ordre équestre.

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