‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 466 sur 591 · LA RELIGION ET LES EMPEREURS · texte numérisé non relu

LA RELIGION ET LES EMPEREURS

étaient des dieux futurs1. Auguste fit beaucoup pour la religion romaine, mais la religion fit plus encore pour lui. Elle célébra et sanctifia tous les anniver-* saires delà vie des princes2. Dans les Actes des Arvales, il est plus souvent question des Empereurs que des dieux. L’adulation encombra tellement les fastes que Marc-Aurèle dut régler qu’il n’y aurait plus que 135 jours fériés dans l’année. Pour Pline le Jeune, l’Empereur est une sorte d’intermédiaire entre le ciel et la terre3. La religion, après avoir fait presque des dieux des Empereurs vivants, les divinise tout à fait après leur mort par l’apothéose4. Une fois passés dieux, les Césars deviennent l’objet d’un culte organisé dans tout l’Empire et confié à des collèges d’Augustales.

Comices. — Les comices eurent encore lieu sous Auguste, tant pour sanctionner les lois5 qu’en vue des élections6, qui se faisaient, d’ailleurs, selon les recommandations personnelles du prince. Tibère supprima le droit de vote et le donna au Sénat7, dont les élus

Page 1