LES COMICES, LE CONSULAT
devaient être seulement présentés au peuple et proclamés 1 devant lui. Le pouvoir législatif passa du peuple au Sénat, sous prétexte que le peuple était devenu trop nombreux pour se gouverner à l’ancienne manière 2.
Consuls. — Ils ne gardaient pas leur titre pendant toute l’année, mais abdiquaient après quelques mois, pour être remplacés par des suffecti 5. Sous Commode, il y eut jusqu’à 25 consuls en une année 4. Dans les derniers siècles, on créa des consuls honoraires , élus par le Sénat et agréés par l’empereur. Constantin ne nomma que deux consuls, l’un pour Constantinople et l’autre pour Rome, qui devaient rester en fonctions pendant toute une année; il n’y eut, outre ceux-là, que des consuls honoraires , mais peu ou point de suffecti. Le consulat n’était plus qu’une dignité coûteuse, recherchée par la vanité des riches, et dont la principale attribution était de donner des jeux5.
Institutions nouvelles 6. — Aux anciens magistrats, qui subsistèrent presque tous jusqu’à Dioclétien, les Empereurs ajoutèrent: les préfets du prétoire7, le préfet de la ville8, le préfet des vigiles9, le préfet des vivres ou de l'annone10, le préfet du trésor,