Le nom général du gouverneur sous l’Empire est praeses
5. Divisées ainsi en consulaires et prétoriennes. Cette distinction date de la fin de la République : au temps de Cicéron, sur 15 provinces, 8 étaient prétoriennes et 6 consulaires.
4. Dans certaines provinces, comme la Judée, toute l’administration appartient à un procurator [procuraior et praeses, ou vice praesidis) . L’Égypte était gouvernée par un praefeclus, chevalier ou affranchi du prince.
5. L’Asie et l’Afrique sont tirées au sort entre les deux plus anciens consulaires, les autres provinces entre les plus anciens praetorii. L’empereur désigna plus tard les praetorii qui participeraient à la sortitio.
6. Le proconsul touche un million de sesterces et diverses allocations pour frais de route, etc. Par contre, il ne peut plus s’enrichir dans sa province, placée comme lui sous 1 œil \ igilant de 1 Empereur, intéresse a ce qu on ne pille pas ses sujets ; cent ans avant, un honnête homme comme Cicéron avait pu économiser 2200000 sesterces en Cilicie. — Tous les gouverneurs des provinces, impériales ou consulaires, sont tenus de se référer à l’Empereur pour les cas non prévus dans les instructions qu’ils ont reçues avant leur départ : ils ne peuvent lever ni troupes ni impôts de leur propre autorité ; il y a appel de toutes les sentences à l’Empereur qui gouverne ainsi en dernière instance, même dans les provinces sénatoriales. (Voy. la correspondance de Pline et de Trajan-)— Remarquons qu’il ne faudrait pas supposer que la Gaule fût traitée par le pouvoir central comme la Bithynie, où Pline est légat : les détails de l’administration varient avec la nature des peuples et l’état des provinces. (Fustel, Instit., p. 99.) Trajan écrit à Pline (10, 114) : « In universum a me non polest statui : sequendam cujusque civitatis legem puto. »
7. Tac., Ann., 1, 16 : « Achaiam et Macedoniam, onera deprecantes, levari in praesens proconsulari imperio tradique Caesari placuit. »
8. Les plus mauvais empereurs surveillent activement les gouverneurs. (Suétone, Domitien, 8 ; cf. Tac., Ann., 4, 6.) Hadrien frappa du dernier supplice des procurateurs et des praesides coupables. (Spartien, Hadrien, 13.) La reconnaissance des provinces se prouve