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LE MARIAGE, 'LES ENFANTS

avait elle-même cueillies. Ou portait à sa suite une quenouille, symbole de l’activité domestique. Arrivée à la maison du fiancé, elle enduisait elle-même la porte d’huile 1 et l’encadrait de rubans de laine; puis on la portait par-dessus le seuil, sans doute pour éviter qu’elle ne se heurtât les pieds (ce qui eut été de mauvais augure), ou pour rendre plus sensible la fiction de l’enlèvement; le fiancé la recevait dans l’atrium en la communion de Veau et du feu. Le lendemain du mariage, elle faisait un premier sacrifice aux dieux de son nouveau foyer.

Les Enfants. — 1 . Si le père n’éprouvait pas de capitis deminutio , le fils restait sous sa puissance jusqu’à sa mort2. La patria potestas n’était suspendue que si le fils devenait flamen de Jupiter, si la fille se mariait cum manu ou devenait vestale. Par l’adoption, le fils pouvait passer sous une autre potestas; il est affranchi complètement par l’émancipation.

2. Selon Denys, le droit d’ exposition fut limité dès Romulus par une loi ordonnant que tous les fils et toutes les filles premiers-nés fussent élevés par leurs parents. Les enfants contrefaits étaient encore exposés du temps de l’Empire.

3. Le père de famille pouvait vendre ses enfants2; mais Numa défendit de vendre le fils marié, et les lois des XII Tables prescrivirent que le père ne pourrait vendre son fils plus de trois fois. Dioclétien interdit la vente des enfants, mais Constantin l’autorisa

dans le cas d’une extrême pauvreté.

4. Quand le père avait soulevé de terre le nouveau-né que l’on y plaçait, manifestant ainsi le désir de Vélever, l’enfant recevait son nom au dies lustricus (9e pour les garçons, 8e pour les filles), et en même temps s’accomplissait la lustratio , par un sacrifice dans la maison paternelle et la présentation de l’enfant au temple, suivie d’un repas solennel. Contre les effets du mauvais œil (fascinum), on lui donnait une bulle5, généralement ronde ou en forme de cœur, avec un amulette que le jeune garçon portait au cou jusqu’au jour où, revêtant la toge virile, il l’offrait aux dieux lares. La jeune fille la portait jusqu’à son mariage. — Sous la République, les jeunes gens n’étaient inscrits sur les listes civiques que le jour où ils prenaient la toge virile. Marc-Aurèle seulement institua des registres d’état civil : jusque-là, l’inscription dans la

l.On a fait venir de cet usage le mot uxor ( ungere ). Je crois pour ma part que uxor • est un doublet de aactor (ombrien ulur ) et signifie celle qui augmente. Le Homaiu se marie liberorum creandorum causa. Aucsor est à uxor comme claudere à cludere.

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