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L’ÉDUCATION

tribu, à l’époque de la majorité, suffisait pour fixer le status personne.

L’Éducation1. — 1. La mère romaine nourrissait elle-même son enfant; il n’y avait pas de nourrices, comme chez les Grecs, du moins avant la décadence. L’éducation, dont Quintilien à tracé le programme détaillé2, commençait de bonne heure pour les garçons. Le maître élémentaire qui enseignait à lire3 était un esclave ou un affranchi. On le payait pour huit mois4 5 et on lui faisait en outre des cadeaux à certaines têtes. En même temps que la leclure, l’élève apprenait par cœur les lois des XII Tables et les vers des anciens poètes latins, Livius Andronicus surtout ( Y Odyssée latine )s. — Pour l’enseignement de l’écriture, on se servait de tablettes de cire; le maître assis à côté de l’élève conduisait sa main.

2. Vers 240, la jeunesse commença à recevoir un enseignement plus élevé dans les écoles des grammatici grecs. Le fond de cet enseignement était l’explication et le commentaire d'un auteur célèbre. De très bonne heure, les enfants apprirent à parler le grec. Homère, Hésiode, avec Livius Andronicus, Horace et Virgile6, restèrent, jusqu'à la fin de l’Empire, inscrits au programme de l’enseignement scolaire.

3. La musique et la gymnastique, si importantes dans l’éducation grecque, n'étaient pas considérées comme essentielles à Home; l’oisiveté des gymnases ne semblait pas sans péril pour la moralité des jeunes gens. Plus tard, sous l’Empire, la musique prit une place dans Y éducation complète ; mais la danse, enseignée aux jeunes filles dès le siècle d’Auguste, fut toujours sévèrement réprouvée par les moralistes.

4. A dix-sept ans, le Romain quittait l’école : le 17 mars, à la fête des Liberalia, il déposait devant les lares de sa maison les insignes de l'enfance, la toge prétexte et la bulle qu’il portait au cou; il revêtait la tunique droite et la toge virile. Après un sacrifice, il était conduit au Forum par son père ou tuteur en compagnie de scs parents ou amis, inscrit sur le registre des citoyens (le Tabularium du Capitole), et il recevait alors son nom complet. Un sacrifice au Capitule et un banquet terminaient la fête; les grands personnages et les princes faisaient à cette occasion des distributions au peuple.

L’éducation des jeunes filles était très négligée ; les Romains, comme les Grecs, ne pensaient pas qu’une jeune fille pût sortir de chez elle pour fréquenter une école publique.

4. Naudet, Instr. pitbl. chez les Anciens, 1831; Egger, Éducation chez les Romains, 1833 ; Krause, même sujet, 1851 (ail.).

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