‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 550 sur 591 · ÉDIFICES DU CULTE · texte numérisé non relu

ÉDIFICES DU CULTE

Quand le corps n’était pas brûlé, on le renfermait avec ses ornements clans un cercueil (area, loculus), ordinairement de pierre1 : puis un prêtre faisait trois aspersions d’eau lustrale sur les assistants avec une branche d’olivier ou de laurier : les assistants répétaient vale2 et souhaitaient au mort que la terre lui fut légère3. Les personnes qui avaient suivi le convoi devaient se purifier avec de l’eau et en passant par-dessus le feu; il fallait aussi purifier la maison du mort et sa famille. Après neuf jours de deuil, un sacrifice nommé novemdiale mettait fin aux cérémonies funèbres, qui se renouvelaient à certains jours de l’année ( inferiae , parentalia) sous forme de sacrifices et de libations offerts sur la tombe du mort. Le deuil, pour les femmes, était fixé à dix mois : après Cannes, le sénat en limita la durée à trente jours 4.

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