‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 585 sur 591 · Tacite [Ann., 14, 44) : Convicti odio generis humani · texte numérisé non relu

Tacite [Ann., 14, 44) : Convicti odio generis humani

2. Yoy. Albert Réville, R. D-M., oct. 18G3. Cette explication de l’Apocalypse, due à Reuss, n’est pas admise par la critique orthodoxe.

3. Politique, mais non religieuse. Si l’on veut contraindre les chrétiens à adorer les statues des Empereurs, c’est pour leur arracher un acte de soumission à l’autorité temporelle. Les religions anciennes, ne montrant pas le salut comme récompense de la foi, n’avaient pas l’obligation morale d’être intolérantes : un Torqucmada est tout à fait impossible à Rome, même sous Décius. Richelieu luttant contre les protestants offre une image assez exacte de la lutte des Empereurs contre le christianisme.

4. La lettre de Pliue, beaucoup trop élogieuse pour les chrétiens, semble avoir été fortement interpolée à une époque postérieure. (Opinion de Desjardins, combattue par Boissier.)

5. Dès 1681, Dodwell, dans son Traité sur le petit nombre des martyrs, essaya de prouver que la rigueur des persécutions avait été très exagérée. Cela fut même un lieu commun au xvm* siècle. La critique moderne est arrivée à une conclusion analogue.

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