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COPISTES

Depuis 1814, Angelo Maï, Niebuhr, Peyron (à qui l’on doit un catalogue dos manuscrits de Bobbio) ont retrouvé sur des palimpsestes des textes de grande valeur, entre autres, à la Vaticane, la République de Cicéron et des fragments de ses Discours , la Correspondance de Fronton et de Marc-Aurèle, des morceaux de Tite Live, les Institutes de Gains (Vérone); des fragments d’Euripide, Granius Licinianus (Pertz, au mus. Britannique); un texte de Plaute trèsancien (Milan), des manuscrits précieux de Tite Live (Vérone), Strabon (Grotta Ferrata), etc.

Des Copistes1. — Pendant lemoyenâge, les copistes étaientgénéralement des moines, d’une habileté de main parfois extraordinaire. A Borne, il y avait des écoles de scribes ou libraires , et aussi de sténographes2. Des entrepreneurs de librairie, comme Atticus, l’ami de Cicéron, avaient à leur solde un grand nombre de copistes auxquels on pouvait dicter à la fois un seul ouvrage : ainsi devinrent possibles des éditions à mille exemplaires3. Les anciens se plaignent déjà de Fincorreclion des manuscrits4. Martial corrigeait de sa main les copies de ses œuvres à l’usage de ses amis les plus intimes5. A la fin de l’Empire, des grammairiens romains entreprirent des recensions des classiques latins comme celles des classiques grecs faites par les érudits d’Alexandrie0. Au quatrième et au cinquième siècle, on voit de grands personnages, des hommes d'Etat, comme les Symmaque, attacher leurs noms à des éditions de ce genre7. Les copistes postérieurs répétèrent ces attestations placées en tète des éditions corrigées, avec les noms des réviseurs ou émendateurs , dont le plus grand nombre sont des hommes considérables, Nicomachus, Prétextât, Symmaque, Astérius8 (éditeur de Virgile), Mavortius9 (éditeur d’Horace). A très-peu d’exceptions près, ces en-tête , que Jahn a rassemblés, indiquent des recensions

1. Les scribes publics s'appelaient et, à la basse époque, vo-tapiot; lat. scriba,

nolarius. Les scribes particuliers se nommaient ptST.to-j-çe/.œot, v.ol\r^0.<soi, librarii, scriptorcs; sous l’Empire, antiquarii.

2. Mart., 1-1,208 : Ouvrant verbalicet, rnanus eut velocior illis. — Sur leurs abréviations, Nolae Tironinnae, voy. Kopp, de Tachyçjr. veterum-, Gardtbausen (Hermès, XI, 445-57) démontre que certains mots indéchiffrables d’un papyrus grec de Leyde se résolvent par l’application de l’alphabet tachygraphique, issu de la cursive minuscule des papyrus. — Un manuscrit latin du Vatican (1809) contient quarante pages de sténographie ; avec quelques lignes à Paris et à Londres, c’est tout ce qui reste d’écriture de ce genre.

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