CORINTHIEN — TOSCAN
5. L’entablement corinthien, égal au cinquième de la hauteur des colonnes1, diffère de l’ionique par le degré d’ornementation2.
Toscan5. — C’est une sorte de dorique, où la colonne, haute de sept diamètres, est d’un quart plus étroite au haut du fût qu’à la base.
Comi'osite. — Il ne diffère du corinthien que par le chapiteau, où l’on a superposé aux feuilles d’acanthe les volutes ioniques et une échine en oves. Employé pour la première fois dans l’arc de Titus, il a servi particulièrement pour les arcs de triomphe. La colonne a neuf diamètres et demi4.
Caryatides. — Outre les colonnes et les piliers, l’antiquité a employé, comme supports, des figures humaines dites Atlantes , Télamons , Caryatides , que l’on trouve même au temps de Périclès5.
Combles, Fronton. — 1. Les édifices de luxe ont des plafonds lambrissés ( lacu naria ), parfois dorés ou chryséléphantins. La toiture se compose de tuiles plates ( tegulae ) combinées avec des tuiles creuses ( imbrices ). Les ornements
d’olivier, dont les refends sont plus accusés (Panthéon, Maison Carrée), des trophées, des victoires, des dauphins (villa d’Adrien), des chevaux ailés, etc., et des ornements fantastiques qui présagent de loin l’avènement du style gothique. — Pour plus de solidité, on remplit les cannelures des colonnes corinthiennes, jusqu’au tiers de leur hauteur, de moulures en forme de rubans dites rudenlures. Les colonnes sont dites rudentées.
1. Les Romains ont toujours orné la bande supérieure d’une moulure, qui la sépare nettement de la frise ; la frise corinthienne ne se distingue pas de l’ionique. — Entre la frise et le larmier, on trouve souvent des consoles à double volute nommées modillons, parfois placées à contre-sens, la panse tournée vers le spectateur (Maison Carr-ée, Arc d’Orange).
2. Dans le corinthien, la frise est bordée de feuillages enroulés appelés rinceaux ou de bucranes (têtes de bœufs décharnés ou non), de têtes de bélier, de guirlandes, de bande-
etles, rarement de figures humaines.