Né à Bois-le-Duc en 1688, mort en
2. Né à Genève en 1720. 11 8*est beaucoup occupé d*histoire naturelle. Voici
cyclopédie, d'Alembert * , Diderot*, Condorcet*, la Mettrie*, Priestley", dont les doctrines sont celles des encyclopédistes. Voltaire*, si on le classe comme philosophe, peut être aussi compté parmi les disciples de celui qu'il appelle toujours : « le sage Loclce. » Helvétius ' expose la morale véritable du sensualisme, c'est-à-dire, la morale de l'intérêt. Le sensualisme n'est-îl pas en effet la négation de tout principe absolu î Si, comme le veulent les sensualistes, nous tirons toutes nos idées des sens et de l'expérience, la conscience morale elle-même doit dépendre ou des faits, ou de notre propre activité intellectuelle. Elle n'est donc plus une règle éternelle, infaillible, ou, pour parler plus
Tindication de ses principaux ouvrages philosophiques : Essai de Psychologie^ Lond., 1754, in-12; Essai analytique des facultés de Vdme, Copenhague, 1760, in-4; 1769, in-8; Palingénésie philosophique ^ Genève, 1769 et 1778, 2 vol. in-8. Ses OEuvres ont été publiées à Neufcli&tel, 1779, en 8 vol. in-4 et eu 18 vol. in-8.
1. Jean Le Rond d'Alembert, fondadeur de V Encyclopédie ^ né à Paris en 1717, mort en 1783, secrétaire perpétuel de TÂcadémie française. U est auteur du Dis* cours préliminaire de VEncyclopédie et d'un Essai sur les éléments de philosophie ou sur les principes des connaissances humaines^ dans lequel il adopte les principes de Locke, mais en admettant sans restriction la simplicité de Tâme. D'Alembert était en môme temps, un géomètre du premier ordre.
2. Né à Langres en 1712, mort en 1784, a écrit sur la philosophie comme sur presque tous les sujets, avec des vues souvent profondes , toujours hardies et originales. C'est à lui qu'est due l'idée de ï Encyclopédie ^ dont il resta le seul chef après la retraite de d'AIembert. Les articles sur Thistoire de la philosophie qu'il y a insérés ne sont que de très-médiocres analyses de Brucker. Ses OEuvres ont été publiées par Naigeon, Paris, 1798, 15 voL in-8.
3. Le marquis Caritat de Condorcet, né en Picardie en 1743, s'empoisonna dans son cachot en 1794 , pour échapper à la guillotine. Recueilli par Mme Vernet après sa condamnation, il apprit qne l'asile qu'elle lui donnait pouvait lui coûter la vie, et sortit de chez elle en trompant sa surveillance; la catastrophe arriva quelques jours après. C'est chez Mme Vernet que fut composée VEsquisse if un tableau historique des progrès de l'esprit humain. Les ouvrages de Condorcet forment 21 vol. in-8, Paris , 1804. Dans ce recueil ne sont pas comptés iw ouvrages de mathématiques, qui ont été publiés à part.
4. Médecin, né à Saint-Malo en 1709, mort en 1751 , à la cour de Frédéric, à Berlin. On a de lui« outre un certain nombre d'ouvrages de médecine, VHis* toire naturelle de Vâme^ V Homme-machine, ï Homme-plante. Ces titres disent assez dans quelles désolantes doctrines ces livres ont été conçus.
5. Né en 1733, mort en 1804, célèbre comme physicien.il entreprit de démontrer la matérialité de l'âme.