‹ Manuel de philosophieChapitre 26 sur 129 · SPIRITUALITÉ DE L'AME · texte numérisé non relu

SPIRITUALITÉ DE L'AME

ciées leurs ressemblances et leurs différences. Il y a un ôtre qui les compare, qui préfère tel sentiment à tel autre, qui aperçoit les caractères distinctifs du sentiment et de la pensée. Ne faut-il pas que cet être soit simple? S'il est multiple, en effet, une partie de lui-même éprouvera le sentiment, tandis que l'autre sera occupée de la pensée; et comment, l'un de ces deux moi étant tout entier à celui-là, l'autre tout entier à celle-ci, la comparaison serait-elle possible ? 11 y faudrait un troisième moi, capable de réunir ce qui est divisé entre les deux autres. A son tour, celui-là sera composé ou simple ; s'il est composé encore, la difficulté revient. A force de la reculer, sans la lever, il en faudra bien venir à le supposer simple.

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