‹ Manuel de philosophieChapitre 55 sur 129 · Xaot, Principes mélaphyiiquet, p. 89etsuiv · texte numérisé non relu

Xaot, Principes mélaphyiiquet, p. 89etsuiv

devoir envers soi-même par rapport à la fin. La prodigalité ou l'avarice ne diffèrent donc pas par le degré, mais par l'espèce et par des maximes opposées ^ >

Il serait difficile d'exposer d'une manière précise la seconde série des devoirs de l'homme envers son âme; je parle de ces devoirs imparfaits qui ne sont circonscrits dans aucune limite déterminée et dont l'accomplissement dépend de la diversité des natures, des aptitudes et des situittons. Platon caractérisait avec une parfaite justesse , quoique d*une manière nécessairement très-générale, les devoirs de cette espèce, quand il les rapportait à chacune des parties essentielles de la nature humaine, et les faisait consistée dans le plus plein développement de chacune d'elles et dans leur plus parfaite harmonie. A ce point de vue, il distinguait qfidXre grandes vertus : la sagesse, la tempérance, ia force et la justice. La sagesse, la tempérance et la force répondent aux trois parties de r&me, l'intelligence, la sensibilité, la volonté. La sagesse est la vertu de rintelligenee ; la tempérance est la fertu de la sensibilité ; la force est la vertu de la volonté ; la justice réunit ces trois vertus ; elle en est le parfait accord '.

De même que nous avons placé au-dessus de tous les devoirs de l'homme envers son corps celui de respecter sa propre vie, nous signalerons parmi les devoirs de l'homme envers son ême un devoir supérieur qui les embrasse et les domine : c'est le devoir de respecter sa dignité morale. La bassesse, en effet, est pour r&me une sorte de suicide.

« L'homme, dit Kant, dans l'ensemble de la nature, est un être de peu de valeur et peut s'estimer comme le reste des animaux et les produits de la terre. Mais l'homme, considéré comme personne, c'est-à-dire comme sujet d*une raison moralement pratique, est au-dessus de tout prix; car comme tel, il ne doit pas être estimé seulement comme moyen pour les fins des autres, mais comme fin lui*même; c'est-à-dire qu'il est revêtu

Page 1