‹ Manuel de philosophieChapitre 56 sur 129 · Platon, népubliqut, liv. IV · texte numérisé non relu

Platon, népubliqut, liv. IV

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d'une dignité au notil dfe laquelle il fdrcè tomes leâ fttttihës créilfures raison&abled de lui accdrâer leur e^tifiii) dlgnifé <iiii Ibl permet de se comparer à tout autre individu de edti espèce et de s'estimer son égaU

< L'humanité dans sa personne est Tobjet du respect qu'il peut exiger de tout autre homme, mais qu'il ne peut non plus àbdi** quer; Il peut et doit dont3 S*estimef suivant une unité de mesure tout à la fois petite et grande^ selon qu'il se Considère comme être sensible (quant à sa nature animale)^ ou comme Intèlligetlt (quant à Sa nature morale). Mais jDUiSqu'il ne doit pas se cotisidd* rer simplement comme personne en général, mais aussi cdtiimè homme, c'est-à-dire comme une personne qui a envers ellemême des defbirs que lui impose sa propre ralsdn, sa bassesse comme homme-animal ne peut préjudider à la bonscience de sa dignité comme homme-raisbn ; et il ne doit pas répudier sa valeur morale en considération de cette animalité^ k'èSt4i-dire qu'il doit poursuivre sa fin qui est un devoir en soi, non bassement, ni servilement, comme pour s'attirer une faveur, mais toujours avec le sentiment de l'excellence de ses éléments moraux; et cette estime de soi-même est un devoir de l'homme envers soi.

« On peut rendre plus ou moins seiisîble ce devoir par rapport à la dignité de Thonmie en nous, par conséquent envers nousmêmes, par les prescriptions suivantes : Ne soyei point esclaves des hommes ; — ne souffrez pas que voS droits soient impunément foulés; --• ne contractez aucuhe obligdtloti que vous ne vouliez pas remplir ; — n'accepteJ: point des bienfliits dont vous pourriez vous passer; — ne soyez tii parasite^, ni flâttteurs, lîi mendiants ; — vivez donc frugalement, de crainte d'être uii jour réduits à la misère. — Les plaintes et les lamentations, même un simple cri, dans la douleur corporelle, sont indignes de vous, surtout si vous avez la conscience de l'avoir méritée. Un coupable ennoblit donc sa mort> en efibce du moins la honte par la fermeté qu'il montre en mourant*. »

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