Répomes awt iecamie$ objections
434 THÉODIGÉE.
K Dire que qodque attrtbatest contenu du» laualure oudane te concept d'une cbosa, c*eftt le même que de dire que cet attribut est Trai de celte dioae, et qu'on est assuré qu'il estai elle.
c Or est-il que l'existence nécessaire eat contenue dans la nature et dans le concept de Dieu,
Donc il est vrai de dire que l'exislenca nécessaira est en Ueu ou que Dieu existe. »
L*école cartésienne tout entière adqoit la légitimité de cet argumeot, qui ne fut sérieusement contesté^ au dix-huitième siècle que par Gassendi' et le père Daniel*. Leibnit2> fidèle ici à son caractère général de cartésien réformateur, tout en adressant quelques objections à Targument des MédUaHans , en retint le fond et s'appliqua môme, à plusieurs reprises, & le perfectionner encore.
c La démonstration, ditril, que M. Descartes a empruntée d'Anselme, archevêque de Gantoii>ér]r, est très-belle et trèsingénieuse à la ?érité , mais il y a encore un yide à remplir. Ge célèbre archevêque , qui a sans doute été un des plus capables hommes de son liemps, se félicite, non sans raison, d'avoir trouvé un moyen de prouver l'existence de Dieu a priori, par sa propre notion, sans recourir à ses effets. Et voici à peu près la forme de son argument : Dieu est le plus grand , ou (comme parle Descartes) le plus parfait des êtres , ou bien , cTest un être d'une grandeur et d'une perfection suprêmes , qui en enveloppe tous les degrés. C'est le la notion de Dieu. Voici maintenant comment l'existence suit de cette notion. C'est quelque chose de plus d'exister que de ne pas exister, ou bien Texistence ajoute un degré à la grandeur ou à la perfection, et comme l'énonce M. Descartes, l'existence est elle-même une perfection. Donc, ce degré de grandair et de perfection , ou bien cette perfection , qui consiste dans l'existence, est dans cet être suprême , tout grand , tout parjhit ; car autrement, quelque degré lui manquerait, contre