‹ Manuel de philosophieChapitre 88 sur 129 · vol. in-S. La seconde édition est de · texte numérisé non relu

vol. in-S. La seconde édition est de

2. Histoire de la philosophie moderne, précédée d'un abrégé de philosophie ancienne, par Buhle, traduit de l'allemand par M. Jourdan, ISiS.

3. Histoire comparée des systèmes de philosophie , relativement aiw principes des connaissances humaines ^ Paris, 1803, 3 vol. in-S. Seconde édition, Paria, 1822-1823, 4 ?ol. in«8. Cet ouvrage est resté inache?é.

4. 4 vol. in«8; trad. en français par M. Tissot, Paris, 1835. Gonsultcx la Fréfaee du traducteur sur M. Ritter et les historiens antérieurs.

6. 2 ?ol. in-8; trad. eu français par M. TruUard, Paris, 1843.

l'histoire de la philosophie, pour la sûreté et la profondeur des vues, pour la netteté et la rigueur de l'exposition, les leçons de M. Cousin sur la philosophie sont des modèles accomplis '. On ne trouvera nulle part, ni une analyse plus vive et plus exacte des systèmes, ni une intelligence plus complète de leur filiation et de leurs progrès.

5. Du vrai commencement de Vhistoire de la philosophie. — VOrient, La mythologie, —Division de Vhistoire de la philosophie en trois époques principales.

La philosophie a pour but de déterminer scientifiquement la nature, l'origine et la destinée de l'homme. Cette définition, si Ton y prend garde, s'applique autant à la forme de la philosophie qu'à son objet ; et il en résulte que l'histoire de la -philosophie n'est pas l'histoire des croyances, mais l'histoire des systèmes. Penser et réfléchir sur la pensée sont deux choses parfaitement distinctes. L'homme a toujours pensé ; il a commencé tard à réfléchir. Aux époques antéhistoriques, les élans spontanés de la pensée humaine qui aspire à Dieu n'ont rien de commun avec la science. En Grèce, il y a un premier &ge historique où la croyance est spontanée ; et c'est une question de savoir s'il y a jamais eu dans l'Orient autre chose que de la mythologie*.

Si nous commencions l'histoire de la philosophie où l'histoire de l'humanité commence, il faudrait partir de .l'Orient. Là est le berceau de la civilisation. Les Grecs ont tout pris à l'Orient : leur langue, leurs arts, leur religion, tous les éléments de leurs développements ultérieurs. Mais le caractère des doctrines de rOrient est plutôt religieux que philosophique. Les méthodes proprement dites, et avec elles la philosophie, naissent véritablement en Grèce ; et si tout ce qui est grec a son origine dans l'Orient, la philosophie, du moins, a le droit d'être exceptée *.

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