‹ Manuel de philosophieChapitre 92 sur 129 · Empédocle, d'Agrigente, vers 444 oa · texte numérisé non relu

Empédocle, d'Agrigente, vers 444 oa

Empedodis et Parmenidis fragm,^ éd. Peyron, Leips., 1810, in-8.

3. Les physiciens et les spéculatifs, ayant de part et d'autre exagéré leur principe» en vinrent, les premiers à nier toute réalité, les seconds à ne voir de réalité qu'en dehors du monde. La philosophie s'engagea dans des disputes plu^ subtiles que profondes, où tout le monde avait raison dans ses attaques, parce que personne n'avait complètement raison dans ses doctrines. De là, le décri de la philosophie, un certain art de parler de tout avec subtilité substitué à la recherche du vrai; et par suite, un scepticisme, frivole dans son origine et dans sa forme, qui cependant atteignait jusqu'aux sources de la connaissance et mettait la philosophie et le dogmatisme en péril. Ce mouvement, qui termine la première période, est représenté par les sophistes^ dont Gorgias et Protagoras sont les plus célèbres ^ C'est au milieu des luttes de l'école atomistique et des Éléates, et durant le plus grand éclat des sophistes, que Socrate paraît et vient changer les destinées de la philosophie.

$ 2. De Socrate à Técole d'Alexandrie.

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