‹ Manuel de philosophie ancienne (volume 4)Chapitre 80 sur 94 · MÉTAPHYSICIENS ANGLAIS DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

MÉTAPHYSICIENS ANGLAIS DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE

1. Après Leibnitz, à Tëpoque où nous sommes parvenus dans notre analyse historique, le développement de la philosophie pure chez les modernes est terminé. Plus tard, on pourra modifier l'expression de la méthode, on pourra placer sous un jour plus ou moins éclatant certaines parties de la vérité, mais le fond de la doctrine mathématique des idées, ou, si Ton veut, de la philosophie de la raison pure, est invariablement fixé ; et il est facile de prouver l'impossibilité d'une logique rigoureuse et d'une ontologie solide dont les éléments ne se rencontreraient pas dans cette philosophie du dix-septième siècle qui représente l'esprit moderne tout entier.

Nous démontrerons cette vérité dans notre conclusion en établissant dogmatiquement l'essence de la méthode, de la méthode unique des sciences ; .et alors nous analyserons de nouveau les systèmes pour trouver dans Fhistoire la justification de nos vues, en recherchant toutefois la forme neuve, l'expression exacte, disons même la vérité cachée des anciennes doctrines, afin de donner pleine satisfaction à la critique qui, depuis un siècle, s'est attachée à elles. INous n'admettons pas, en effet, que de grands philosophes, tels que Kant, aientcritiqué en vain, ni que de grands penseurs, tels que les élèves de Kant. aient embrassé le monde dans une vue nouvelle sans nous apprendre à nous aussi à voir et à penser.

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