‹ Manuel de phonétique et de morphologie historique du francaisChapitre 3 sur 127 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

discernement dans l'orthographe, ce qui dissimule aux yeux leurs sorts divers. On trouvera aussi quelque nouveauté dans notre classement des faits phonétiques, où nous nous sommes efforcé, par le groupement des faits similaires, d'apporter plus de clarté et de simplicité dans l'exposé de phénomènes souvent fort complexes.

La phonétique expérimentale, dont les progrès ont été si remarquables, permet de mieux comprendre quelques-uns de ces phénomènes, et nous n'avons pas négligé les éclaircissements qu'on en peut tirer, mais sans oublier que cette science et la phonétique historique ont en principe des domaines distincts, la première étudiant les conditions physiologiques de la production et de l'évolution des sons dans une langue quelconque, la seconde se bornant à constater cette évolution dans une langue déterminée 4.

LEDAT.

On verra, § 173, que le cas régime singulier de nos noms et adjectifs correspond à la fois à l'accusatif, où Y m ne se prononçait pas, et à l'ablatif latins ; nous donnerons aux mots latins du singulier la forme de l'ablatif, qui a sur celle de l'accusatif dépouillé de Y m finale l'avantage d'être une forme du latin classique.

Les mots du latin populaire seront distingués par un astérisque des mots du latin classique.

Quand il y aura lieu de différencier dans un mot la voyelle tonique et les voyelles semi- toniques, nous emploierons l'égyptienne pour la première et l'italique pour les autres.

1. Je suis redevable de plus d'une remarque intéressante aux excellents livres du grand philologue Danois Kr. Nyrop, l'ami de la France. Je dois aussi exprimer ma reconnaissance à M. Paul Portcau, qui a bien voulu m'aider pour la revision du texte de ce petit livre et pour la correction des épreuves.

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