GROUPES DE CONSONNES ROMANS
106. Nous appelons groupes romans les groupes de consonnes qui peuvent résulter de la chute des voyelles atones (cf. § n). Cette formation de groupes nouveaux a été grosse de conséquences pour le sort des consonnes latines. Par exemple, dans débet, la consonne intervocalique est devenue appuyante et elle est tombée, tandis qu'elle persiste dans devoir, sous la forme du v. Dans chacun des mots débita et molere, on avait deux consonnes intervocaliques qui sont devenues l'une appuyante, l'autre appuyée, et qui sont traitées comme telles ; mais dans le second, l'appuyante se lie à l'appuyée par une consonne nouvelle : moire, moWre, moudre. Le p était particulièrement solide dans hospite
011 il est appuyé, mais dans *bospte, il devient médial de groupe et tombe à ce titre comme dans redemptione (§ io5). Nous allons examiner en détail ces diflérents groupes, en les rangeant d'après la consonne finale.