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Dans virgine, margine, le gy appuyé donne réguliè

GROUPES ROMANS. §121. Il5

rement dj français, comme dans angelo signalé plus haut, § 110, c; on obtient les pseudo-proparoxytons vergene, margene (qui ne comptent chacun que pour deux syllabes), réduits à verge (vierge par fusion avec la forme savante virgene) et marge. Le gy non appuyé de pagina a été traité de même, parce que ce mot a été emprunté après qu'avait cessé d'agir la loi de la vocalisation du g intervocalique devant e, i ; il en est de même pour imagine, imagene, image. Dans les mots héréditaires, tels que propagine, le g* a mouillé n : provaing, d'abord terminé par n mouillé (§ 5i), aujourd'hui écrit provin.

120. C'est un m qui termine le groupe dans décima. Ici, il n'y a pas la même difficulté que pour les groupes du § ii£; tandis que le s de *essere exige un son de transition pour se joindre au r qui suit, le s produit par le c1 de décima (§ q3) se joint facilement à m : distne, dîme (cf. graisie, § 1 10, a).

Sur le suffixe -iême, correspondant à -ës'imo, voy. § 3i.

Le groupe n -\-m était difficile à prononcer sans faire entendre un son vocalique entre les deux nasales. C'est ainsi que IV atone de mimico et de anima est représenté par un e labial dans ennemi et dans l'ancien proparoxyton aneme ; cet e a persisté dans « ennemi » (bien qu'il soit arrivé à disparaître dans la prononciation courante du mot), mais, comme le français répugne aux proparoxytons, aneme s'est réduit à âme. D'ailleurs aneme ne comptait que pour deux syllabes, et Va y est traité comme entravé.

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