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En latin populaire, il y a très souvent, outre l'ac

1. Le ij de notre mauvaise orthographe n'occupe pas la même place que dans le mot latin ; il n'a pas plus de raison d'être dans vingt que clans trente, quarante, etc.

4 PHONETIQUE

cent secondaire sur le préfixe, un accent secondaire aussi (ou l'accent tonique s'il y a lieu, même quand la voyelle est brève) sur la syllabe qui suit : sub\enire, swbvënit. Le mot se trouve ainsi décomposé en ses éléments, c'est la raison psychologique du phénomène. Toutefois, dans certains composés, on avait conservé l'accentuation classique, collocare, collôcat, où la voyelle du radical est dépourvue de tout accent, cf. § 6. '

5. Dans les proclitiques de deux syllabes, l'accent secondaire avait une tendance à glisser de la première syllabe sur la seconde, la première devenant alors atone, cf. § suivant.

Loi de la chute des voyelles atones.

6. En principe, dans la transformation du latin en français, les voyelles atones sont tombées, la pénultième brève et la protonique à des époques diverses, l'ultième des paroxytons au vme siècle ; des quatre syllabes du mot latin collocare, il n'est resté que deux, la tonique et la semi-tonique, français coucher.

De même pwritate a produit pur té (refait en pureté par analogie avec les formes savantes où -té a été ajouté à un adjectif terminé en e).

Le proparoxyton cubïto avait un accent secondaire sur la dernière syllabe (§ 3), la voyelle atone i est seule tombée, français coude.

Dans le démonstratif proclitique illos, où l'accent secondaire était passé sur la seconde syllabe (§ 5),

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