Ces groupes aboutissent a des formes françaises
122 PHONETIQUE
en -je. Le traitement est le même devant la voyelle o (ou u), et devant la voyelle a.
Le groupe -Ico posttonique ou -ico- avec l'accent sur o, en réalité -eco (puisqu'on a là un ï, par conséquent un é fermé) a dû devenir -ego1, par la sonorisation du c*, puis régulièrement -eo, et Ye a dû subir ensuite la même transformation que Ye atone du pronom proclitique ego, eo, devenu \o, puis dje, je. De toutes façons il est certain que -yo secondaire, issu de -ico, est devenu dje, tandis que -yo primitif, issu de -io ou -eo du latin n'a produit le même résultat que lorsqu'il était précédé de à initial ou appuyé {jour et orge), ou d'une labiale autre que la sourde p (rouge). — Le résultat est le même pour -ago, qui équivant à -igo (puisque Va de la pénultième subit le même sort que les autres voyelles atones, § 7, a), dans asparago, asperge. Sur sarcophago, voy. Note compl.
D'autre part, -ïca, Yi étant protonique ou posttonique, est devenu régulièrement -ega, et -ega doit donner dj soit directement par l'évolution normale du f devenu appuyé (après la chute de Ye atone), soit après transformation du gy intervocalique en y (antérieurement à la chute de Ye atone), comme dans -yo secondaire.
Ainsi, ces différents groupes doivent tous aboutir à -dje, -je. * Sedico et * adsedicat donnent le substantifs^ et le verbe il assiège ; comparez encore pertica et Pertico : une perche et le Perche, où la chuintante sonore passe
1) C'est à ce moment que Ye atone est tombé dans vereCundia, fr. vergogne.
à la sourde correspondante après la consonne sourde appuyée i \