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LES DÉPONENTS, LA VOIX PASSIVE

189. On ne peut pas dire que les verbes déponents aient disparu, puisque les locutions verbales « il est né, il est mort » ont exactement conservé les formes déponentes du latin « natus est, mortuus est ». Et on pourrait dire que d'autres verbes, comme venir, arriver, etc., sont devenus déponents en français, puisque la conjugaison avec l'auxiliaire être est un reste évident de ce procédé latin de conjugaison l. Ce qui a disparu, ce sont les temps simples déponents. Déjà, comme le remarque Riemann, il existait dans le latin archaïque, à côté de la plupart des verbes déponents, des formes actives ayant le même sens que les formes déponentes, et le latin populaire a conservé et généralisé cette simplification, tout en maintenant pour certains verbes la forme déponente des temps composés.

Le besoin de simplification et la tendance analytique de la langue ont amené aussi la disparition des temps simples de la voix passive. Si les temps simples s'étaient

i. En latin plusieurs verbes n'étaient déponents qu'au parfait et aux temps qui 9'y rattachent (ausus surn pour audere). On les appelait semi-déponents.

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