‹ Manuel de phonétique et de morphologie historique du francaisChapitre 88 sur 127 · Vov. aussi assirn · texte numérisé non relu

Vov. aussi assirn

sait entendre dans les autres formes de ces verbes. Parmi les autres verbes en -ir, à côté des futurs réguliers orra (Rouir), mourra, œuvrera, de couvrir, (avec^ d'appui après le groupe de consonnes), on trouve de bonne heure des futurs refaits sur l'infinitif : mentira, partira, couvrira, etc.

Les verbes en -ir dont le radical se termine aujourd'hui par \, salir, pâlir, sont des inchoatifs dont ]e futur a toujours été en -ira.

Ceux des verbes non-inchoatifs en -ir dont le radical se terminait par un /, aujourd'hui toujours mouillé l, avaient intercalé un d entre ce / et le r du futur (ci-dessus, à) ; on avait donc, après vocalisation du /, les formes suivantes : cueillir, cueudra ; saillir, saudra ; faillir (ou faloir, § io,5, a), faudra. La forme faudra s'est maintenue dans le sens attribué à la forme falloir de l'infinitif; mais ailleurs le futur de ces verbes a été refait, et la langue a hésité entre la désinence en -ira et la désinence en -era (comme dans travaillera, de la ire conjugaison): Ménage soutenait cueillera et Vaugelas cueillira ; on dit saillira, assaillira, faillira, on a hésité entre défaillira et défaillera, tressaillira et tressaillera. Boudra a été refait en bouillira.

e. — A côté de devra, futur régulier de devoir, on a aura, saura, pour avoir, savoir. Comme Vu et le v s'écrivent de même dans les anciens textes, on est mal renseigné sur la prononciation de ces formes en vieux français. Au xvie siècle on hésitait entre avra, ara et aura. Théodore de Bèze considérait la prononciation qui a prévalu comme nouvelle, ce qui est invraisemblable, car on ne voit pas comment avra aurait pu devenir tardivement aura. Il est probable que les deux formes ont coexisté anciennement, cf. § 97, i°, b; pour la consonne labiale placée après a semi-tonique et

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