LE SUBJONCTIF PRESENT
On conjuguait aussi : il meut (de moudre), nous moulons; il cœuvre. nous couvrons; il euvre, nous ouvrons, formes qui appartenaient à ouvrir comme à ouvrer; il seufre, nous soufrons * . Et nous avons conservé : il meut, nous mouvons ; il meurt, nous mourons; il peut, nous pouvons; il veut, nous voulons. Ce sont des verbes dont les formes en ou et en eu sont à peu près également employées. Généralement c'est U radical en ou, plus souvent entendu, qui l'a emporté sur F tutre. Il en a été autrement pour plourer et deinourer, sans doute grâce à l'appoint des substantifs verbaux pleur et demeure.
Radical avec à (o) suivi de palatale.
213. L'o ouvert suivi d'une palatale devient ui quand il e>t tonique, oi quand il est semi-tonique (§ 33) :
modiolo, moyeu môdio, mui (écrit muid, § 168)
De même: *inodiamus, ennojons *inôdiat, ennuie *adpodiamus, apojons *adpôdiat, apuie.
Ici, c'est le radical tonique qui l'a emporté, comme pour pleurer et demeurer (§ 212), sans doute grâce à l'appoint des substantifs appui et ennui.
Le présent du subjonctif.
214. Les flexions latines du présent du subjonctif étaient les suivantes :
1 . On avait do même l'alternance cueil-couil pour le verbe couillir, aujourd'hui cueillir (§ 2o3, 6). Le verbe secourre (succùUre), § 195, 6, faisait régulièrement il tequeut, nous secouons ; par analogie on a dit aussi il sequeurt pour l'autre verbe secourre (succurrere), et il queurt pour courre, courir.
MF< 1UMI0I.0GIE
-ea(m)
-ia(m)
-es
-eas
-as
-ias
-et
-eat
-at
-iat
-émus
-camus
-amus
-iamus
-etis
-eatis
-atis
-iatis
-ent
-eant
-ant
-iant.
Nous étudierons successivement les flexions du singulier, celles du pluriel, et les modifications du radical,