‹ Manuel de phrénologieChapitre 15 sur 21 · CHAPITRE yilL · texte numérisé non relu

CHAPITRE yilL

CRAI7IOL0G1E.

Ce mot n'exprime que la doctrine du crâne, et nullement l'objet principal de nos recherches. Il a été inventé parce que Gall a montré des élévations et des dépressions sur des crânes comme des signes d'une plus ou moins grande disposition à certains talens ou à certaines actions. Cependant il a toujours ajouté que le crâne n'est qu'une empreinte du cerveau 9 et que ce sont les parties cérébrales dont il cherchait les fonctions.

La craniologie, proprement parlant, se divise en deux questions : d'abord on peut demander quelle est la cause du volume et de la forme

de la iè\e ou de ses parties ; ensuite , s^îl est possible de connaître le volume du cerveau et de ses parties, d'après le volume et la forme extérieurs de la tête. La première question intéresse l'anatomiste et le physiologiste ; mais elle est indifiérente pour le physiognomiste , qui cherche Tart de connaître les dispositions mentales par des signes extérieurs ; la seconde / au contraire , est de la première nécessité pour le physiognomiste. Sous ce rapport, il faut faire une étude particulière dans les diverses espèces d'animaux et dans Thomme. Il faut encore remarquer que chez ces derniers il y a des cas où Ton juge, avec assez d'exactitude et avec facilité, du développement des parties cérébrales ; que dans d^autres cas cela est difficile, et enfin dans d'autres impossible.

On peut juger d'après le volume et la forme de la tête depuis la naissance jusqu'à l'époque où le cerveau commence à -diminuer, par conséquent dans les périodes pendant lesquelles les facultés affectives et intellectuelles sont le plus actives ; mais il faut connaître les difficultés et ne pas confondre les crêtes osseuses ou des élévations irrégulières avec le développement du cerveau. Il faut connaître le processus mastoïdien derrière l'oreille, la protubérance cru-

ciale de Tocclput , Tarcade zygomatique ausc tempes, les muscles dans la région latérale <, le sinus longitudinal, et ses apparences. dans la ligne médiane de la tête, et les sinus frontaux. Enfin passé Tâge ou le cerveau commence à diminuer, son volume ne peut plus être jugé diaprés la forme extérieure de la tête; quelquefois toute la tête devient plus petite et le crâne est grêle dans la vieillesse » d'autres fois le vo-. lume de la tête reste le nijime, mais la table intérieure du crâne suit la surfacç du cerveau, et elle est séparée de l'extérieure p^r une substance spongieuse. D'autres fois encore les crânes des vieillards offrent des endroits très* minces et d'autres très-épais. Il arrive aussi que les crânes de quelques aliénés dont les cerveaux sont affectés pendant long- temps, deviennent épais.

Page 1