ACTION J>U SUC GASTRIQUE
I ne sera pas sans intérél de rapporter en détail quelques uns des cas du journal Beaumont.
" série^ exp. 1. Vers midi, on introduisit dans l'estomac, suspendus k des fils, Diorceau de bœuf à la mode très épicé, un morceau de bœuf safé maigre et cru, morceau de cochon gras salé, un morceau de bœuf salé bouilli, un morceau pain, et un paquet de choux cnts hachés, de chacun à peu près deux gros. A : heure, les choux et le pain étaient à demi digérés ; les morceaux de viande iraient subi aucun changement On remet le tout dansTestomac. A trois heures, choux, le pain, le cochon et le bœuf bouilli sont digérés et ont quitté les fils; Antres morceaux sont peu changés : on les remet en place. A quatre heures, le il à la mode est en partie digéré, et le bœuf cru n*est que peu macéré à la sur- L L'expérience ne fut pas poussée plus loin, parce que le sujet éprouvait du aise. Le lendemain, il avait des maux d'estoniac et de tête, de la constipation, pools faible, la peau sèche, la langue chargée, et la face interne de l'estomac ▼erte de nombreux aphthes blancs, phénomène que Beaumont a souvent observé tnd le viscère était malade.
l* série, exp. 33. Vers une heure, portion do bœuf grillé, de pain et de poms de terre ; au bout d'une demi-heure, le contenu de l'estpmac ressemblait à e soupe épaisse ; vers quatre heures, laehymific^tion était terminée ; à six heures, ne trouva ptas rien dans l'estomac, si ce n'est un peu de suc gastrique coloré r de la bile.
Exp. 62. A trois heures, déjeuner de trois œufs durs, omelette et café; vers i heures et demie, il ne restait rien dans l'estomac.
txp. 63. A onze heures et demie, deux œufs à la coque et trois pommes mûres; bout de dix minutes, la digestion était commencée ; vers midi et demi, l'estomac il vide.
Exp, UU. Le même jour, à deux heures, cochon grillé et légumes; k trois heuces, fmification à moitié achevée ; vers quatre heures, phis rien dans l'estomac. €xp. 65. A hait heures, chair d'oie; à quatre heures, les deux tiers du contenu l'estomac ont disparu, et le reste est chymifié; à quatre heures et demie, l'es^ lac est vide.
I* série, exp, 18. A huit heures et demie, on suspendit dans l'estomac deux s de saucisse rôtie, entourés d*une mousseline ; le sujet avala aussi de la saule, du mouton rôti et du café. Vers onze heures et demie, l'estomac était "I îtiévide, et le ccAitenu de la bourse diminué de moitié; à deux heures,. estomac e; dans la bourse, quinze grains seulement de fibres cartilagineuses et cutanées l'épices (celles-ci se montant à 6 grains) (1).
l) Bloodlot a fait ( Traiîé de la digestion , p. 25&-353 ] une longue série d*expériences, au en de chiens cbez lesquels il avait pratiqué une fistule gastrique , sur la manière dont les n aliments se comportent dans le viscère. 11 les divise en simples azotés, simples non azotés, iiiiposés. Il a expérimenté dans la première classe la fibrine, retirée du sang de bœuf, Talfoe liquide , Talbumine coagulée en flocons ou en morceaux , le gluten non coagulé et coa- , la caséine, la gélatine et le mucus; dans la seconde, le sucre, la gomme, la pectine, Idoo, la fécule, le ligneux, les résines; dans la troisième, les tissus cellulaire, musculaire, n, cartilagineux, osseux et parenchymateux, le lait, etc. La plupart des expériences ont biles oompttrativement , hors de Testomac, avec du suc gastrique, et avec de Tean vinaigrée
ft5& ACTION DU SUC GASTRIQUE.
. fieaumont a remarqué que la température ne s*éleva pas dans l*estomacp«tai la digestion (1). Elle y est constamment à 100 degrés F.; ce n*esl qaednratthi efforts qu'elle y augmente de quelques degrés, comme dans d'autres pairies.
L'estomac ne contient généralement que très peu de gaz durant la Magendie et Ghevreul ont examiné ce gaz chez un supplicié : il se com| d'oxygène 11,00, acide carbonique 1^,00, hydrogène 3,55, azote 71,^.
Les matières que Tiedemann et Gmelin ont trouvées dans le chyme sont: l*i l'albumine, chez les chiens, après les ceufs durs, la fibrine, la viande, le puBi* gluten, moins après l'albumine liquide, le fromage, la colle et les os ; 2^ une analogue à la caséine, chez les chiens nourris d'albumine liquide et de d"" une matière précipitable par le chlorure d'étain, chez les chiens, après le| ten, le fromage et le lait ; chez les chevaux, après l'amidon et l'avoine; c'i probablement un mélange d'osmazome et de ptyaline.
Les deux prerùiers estomacs des ruminants, qui contiennent un liquide de carbonate alcalin, peuvent, par cela même, extraire des planter de Yi végétale et du gluten. Le liquide extrait parvient dans le troisième estomac, oli qui n'a point été dissous n'arrive qu'après avoir été ruminé. Suivant les ches de Tiedeman, Gmelin, Prévost et Leroyer, la portion dissoute de la
OQ acidulée par le phosphate acide de chaox. Ce travail , da plan haut intérêt, derra Ctrei 9uUé dans le livre même. Une des notes suivantes en présentera les principales Payen ( Comptes rendus, t. XVII, p. 65À), opérant sur du suc gastrique qui lui avait élèi par Blondlot, a obtenu des résultats identiques sous l'influence réunie de ce liquide et i température soutenue pendant huit heures entre 36 et 39 degrés centigr. : i^ les viandeii de bœuf et de porc furent désagrégées ou point d*étre réduites, par une légère agitation^ m substi^ice pulpeuse, contenant quelques fibrilles; T* richthyoeoUe Ait désagrégée et partielle dissoute; la solution avait perdu la faculté de se prendre en gelée; 3** des tranches depeail bœuf desséchées et coupées perpendiculairement à la surface épidermique laissèrent désa(:rt|l et dissoudre une grande partie du tissu cellulaire, montrant alors les poils dégagés et b^iefll Tépiderme. Les mômrs substances, en volumes égaux, mises dans Teau aiguisée d'addecUi rhydrique, de façon à présenter sensiblement la même acidité, n*éprouvèrent , après hait M| de contact, à la température de 36 à 39 degrés, aucun changement bien appréciable. LeidMJ musculaires avaient conservé leurs formes et une grande résistance, et la gélatine se prit«^l| refroidissement, en une gelée ferme et transparente. Bernard de Villefranche ( Comptesrttim 18^4, t. XVIII, p. 995) a opéré, non pat, comme Paye% hors de l'estomac, mais dans Vt ■ême d'un chien sur lequel une fistule gastrique avait été établie. De la viande cme et k\ soupe au lait sucrée furent introduites par la fistule. Au moment de Pingestion , la qui n'était visible que dans une certaine étendue , devenait rouge , turgide, comme ér&Stti en même temps il se produisait abondamment à sa surface un liquide transparent et xid&l général , la viande crue était réduite, au bout de trois ou quatre heures , en unepàtecfc] à réaction très acide. Quant à la soupe, le lait était d'abord coagulé; puis, après une heure^u trois quarts d'heure, le tout ne formait plus qu'une bouillie homogène, blandiitieil réaction très acide. Ce n'est que plus tard que l'estomac était complètement vide. Dans ai circonstance , on n*a observé des signes de fermentation dans les matières qui oomposaiolll^ soupe sucrée. Ces résultats sont parfaitement concordants avec ceux de Blondlot.
{Note du iroL)
(i) Blondlot ( Traité de la digestion, p. 355 ) a constaté aussi un très grand nombre de Ni! que le travail digestif n'élève pas sensiblement la température de l'estomac. Lorsqu'il maUfe* naît la boule du thermomètre. vers la portion moyenne du viscère , l'instniment marquait ifl^ riablement S9 degrés centigr. ; mais, en renfonçant vers le pylore, il pouvait le frire jusqu'à 89 8/d. {Note ési (rorf. }
THfiOBIB DE Cl UGonriOR. A6&
les deox premiers estomacs «oDiieot de raOnumne dissoute à la ùnrear après que Tanimal a^ait mangé de TaToiiie» k liquide du chyoïe du mac contenait tant d*a]buinkie , qu'A se coagulait à + Bl degrés €: ce moins nourrissante ne lui communiquait pas cette propriété. Pre-> jrer ont évalué très haut la quantité de l'aÛiutnioe ountenue dans le imé de la masse renfermée dans la panse des bœufs. La digestion dans imicrs estomacs s'accompagne ausn d'un dégagement de gai sulfide ide carbonique et carbni^ d'hydrogène ; ce dernier reste I l'état ga- ({uc les deux autres se disKilveilt dans le liquide. Le gai qui se dégage t est composé, d'après Lameyron et Fremy, de sulfide hydrique 0,80, 'drogène 0,15 et acide carbonique 0,5. Dans le trcnsièmt estomac, le t acide ; il Test encore davantage dans le quatrième. La caillette du lit du lait caillé, dans les expériences de Tiedônann et Gmdin. On y a de Talbumine, chex les bœufs et les veaux ; 2* une matière qui nmacide chlorhydrique, chez les bœub et chei les brebis ; 9* une maable par le chlorure d'étain, chez les brebîs. fait voir, et Prout a constaté, que le chyme était Ura (duaduorgé :hez un chien nourri ie sidistances animales que chez un autre auquel lué du pain seulement (1)«
n et Gmelin, en examinant le liquide qui s'était formé dans le jabot les aliments, y ont trouvé l'albumine de ces derniers dissoute, ce qui ie coagulait quelquefois par l'action de la chaleur ; il y vivait de Talbul'usage de la viande, de l'albumine végétale après celui des céréales lines. Ces substances sont encote |dus abondantes dans k gésier.
Hiéorie de la digtttkm.
théories qui ont été imaginées jadis pour ekjdiqQer Fessenee de h s'en trouve plusieurs qui n'offrent qu'un intérêt purenMMblStoriqDe. ir exemple, ceUe qui attribuait l'attrition des subÀances alimentaires à parois de l'estomac. Chez la plupart des animaux, l'estomac n'est pas manière à remplir cet office: d'ailleurs, les expériences de Réaumur [izanî ont montré qu'il digère tout aussi aisément les substances roh- ; des tubes criblés de trous, où elles ne pourraient subir aucune prfiime, à peine est-il nécessaire de rappeler que la théorie de la putréfiKV (iicnts dans l'estomac n'a pas de fondement, puisque les substances donnent aucun signe de putridité, tandis qu'elles ne roanqueraleot pas ter si on les abandonnait à elles-mêmes, sous l'influence d'une tem- 30 degrés R. ; on sait même, Spallanzani (2) Fa démontré, que, pention, la putréfaction s'arrête dans cefles dont elle avait comnMaicé à
t actuel de la science, nous avons deux propositions k résoudre : sstion s'accomplit-ellc sans le concours d'aucim suc digestif, et ne
I, Ann, of philos,, 4819, janvier et «ttU. u sur la diffestioru Génère, iSOS, ia4^
/i56 THÉORIE DE LA DlGESTiOiV
consiste-t-elle qu*eii un changement chimique, résultant d^une fermentatk^ d'une oxydation, qui fait que les aliments perdent toute trace de leur cohé^^ En d'autres termes, ce qu'on nomme le fuc gastricpie est-il le produit senk^^ et non la cause de la digestion?
2" Ou bien, la digestion consiste-t-elle essentiellement en une dissolution ^^ modification chimique des aliments, opérées par un menstrue particolio', j^g^ gastrique ?
Dans la théorie de la fermentation (Bôêrhaave), on supposait que les ^màfi des substances alimentaires exercent les uns sur les autres une action cbinufie; mise enjeu, soit par un reste de la digestion précédente, soit par un femi dont la sécrétion est due à l'estomac. L'acide de l'estomac serait donc, d'iprii cela, un produit de la fermentation. Cette théorie n'a jamais été établie sordi preuves ; mais nous pouvons aujourd'hui la réfuter. S'il s'accomplissait ooe lamentation dans l'estomac, clic serait certainement d'une e^ce particulière, H tout à fait différente des autres fermentations connues, puisque, comme oi k verra plus loin, aucun des phénomènes essentiels de la fermentation ne se ma* feste dans le cours des digestions artificielles.
La théorie récemment exposée par Schuitz É*a pas, il est vrai, la fermeottliB pour point de départ : cependant elle repose sur un principe analogue, piDsqe'dk'j prétend que les*aliments ne sont pas dissous par un suc particulier de TeslonK; que, s'ils perdent leur cohésion en subissant une métamorphose, c'est par rA d'un travail d'oxydation, et que l'acide est, non pas la cause,^ mais la cooséqnoB^ de la formation du chyme. Montègre avait déjà nié l'existence d'un suc spécial, n avait trouvé, dans les expériences sur lui-même, que, quand il s'^ débarrassa, par le vomissement, de tous les liquides contenus dans l'estoonCf avait avalé de la magnésie, afin de neutraliser ceux qui auraient pu y rester core, les aliments qu'il prenait ensuite ne s'en convertissaient pas moins en diii n'en devenaient pas moins acides. Le suc gastrique ne lui scmUait donc qu'un mélange de salive et de mucus, auquel la chymiûcation faisait sobiri changements. Or, il est facile de voir que, dans les circonstances allégiiées| Montègre, la chymiiication pouvait tout aussi bien être le résultat de la d'une nouvelle quantité de suc gastrique. Les arguments que Schuitz rappoitej faveur de cette théorie sont les suivants : 1*> Il n'y a pas de suc gastrique ment dit ; ce que Tiedemann et Gmelin ont pris pour tel, était un reste de din aucun acide ne se forme hors du temps de la chymiiication , et nulle ii mécanique des parois de l'estomac ne pourrait non plus en produire. Cet de la théorie #e Schuitz est en contradiction avec les résultats directs des vations, tant de ceUes de Spallanzani, Tiedemann et Gmelin, que cdles, plus concluantes eucore, de Beaumont. 2° Schuitz invoque aussi l'analoipe végétaux, chez lesquels les aliments sont préparés de la même manière, bi stance nutritive de la graine qui germe se trouvant convertie en acide et eni et ainsi rendue soluble par une sorte d'oxydation. Ces arguments sont très mais on n'en ])eut pas moins demander si, chez les animaux, il existe un vaut particulier, un suc gastrique, capable de dissoudre les aliments, œéniei du corps. Or, quoiqu'on ne veuille point avoir égard à l'existence de oei lorsqu'on raisonne d'après les faits incomplets dont la science était en
THÉORIE UE LA JliG^TlON. /|57
lie n'en est pas moins parfaitement démontrée par les nombreuses et contes observations de Beaumont, £berle et autres. 3" Enfin Scbultz allègue ;ulation du lait par Testomac, Tacidification de ce liquide offrant un exemple ::^onversioii.d*un aliment non acide en un chyme acide. Il ajoute aussi que est coagulé par une infusion d*estomac:4e veau desséché, après qu*oua Usé tout l'acide de celui-ci par du carbonate polissîque ; que l'infusion de aac frais d'un chien qu'on a laissé jeûner pendant quarante heures fait
le lait, quoiqu'elle donne des signes prononcés d'alcalescence ; que le lait igule chez de jeunes chiens à la mamelk dont l'estomac, resté vide pendant
à seize heures, est neutre ou alcalin ; qu'alors seulement le phénomène a vec plus de lenteur que quand le viscère contient un acide. Mais la coagulalu lait ne reconnaît pas pour cause unique l'acide du suc gastrique, ainsi que lius l'a déjà fait voir, et l'on sait positivement qu'elle d^nd d'nn princi|)c iique particulier de ce suc.
jourd'hui, tout dépend de la solution des quatre questions suivantes : 1*> Y un suc gastrique spécial ? 2'* Ce suc gastrique, quelle qu'eu soit la nature, apte à dissoudre les aliments dans le corps et hors du corps ? S*" S'il a. cette de, est-ce lui, ou un autre principe susceptible d'être mis en évidence, qui la dissolution des aliments? W Cette dissolution est-cUe accompagnée d'un emcnt chimique (1 ) ?
n y aurait encore à se demander si le suc gastrique n*« d*autrc office que de dissoudre dents. Dumas, considérant la digestion à un point de vue général, ne lui attribue en fe d*autre eflèt que de dissoudre ou de diviser les aliments, de façon que les matières s passent dans le sang, inaltérées pour la plupart, tandis que les matières insolubles it aux organes absorbants assex divisées pour pouvoir être absorbées. Blondlol ( Traité de ition, Nancy, 4S&3 } croit être arrivé , par la voie expérimentale , an même système que l>re chimiste par les inspirations de la théorie. De ses nombreuses expériences sur les moons que les matières qui font partie des aliments éprouvent de la part du suc gastrique, lut que ces matières peuvent être rangées en trob classes : 4* 'celtes qui sortent de Testo- [uî même parcourent tout le trajet des intestins, sans que Tabsorption leur enlève aucun e nutritif ( mucus liquidé et solidifié, ligneux , fécule , régnes) ; 2« celles qui se dissolvent r suc gastrique, alMolument comme elles le feraient dans de l'eaw pure (albumine liquide, ', sucre, gomme, amidon); 3* celles sur lesquelles Taction dissolvante du suc gastrique le, ou à peu près, mais qui, sous l'influence de cet agent, perdent une grande parlie de hésion. Pour quelques unes de celles-ci, TefTet e^t produit par Teau acidulée qui entre composition du suc gastrique (tis^u parencbyraateux des fruits et des racines succulentes); autres, le ramollissement est dû à une modiGcation spéciale que le suc gastrique leur Ibit er ( fibrine , albumine végétale et animale concrète , caséine durcie par la chaleur, maui rournlssent la gélatine, gélatine). C'est cette acdon spéciale qui constitue le caractère I de la chymiGcation. Or, Blondiot rappelle que toutes les substances nutritives qui sont Ibles d'éprouver une pareille modification renferment de Tazote et sont isomères, c'est-ànposées des mêmes éléments , en mêmes proportions , mais disposés dans un ordre dilTéinsi, le suc gastrique, loin d'étendre son action spéciale sur toutes sortes de matières aires , ne la déploierait en réalité que sur les variétés d'un produit essentiellement idenfun autre eùié, Blondiot rappelle encore que le suc gastrique ne dissout réellement pas stances , on du moins que l'action dissolvante qu'il exerce sur elles est à peu près insignieC que cette dissolution d'une minime quantité de produit doit être considérée comme (omèoe accidentel, occasionné par l'acide dont la présence est indispensable pour que le rique mette en jeu son action spécifique. Celle-ci a pour eflét de faire éprouver aux suben question un ramollissement tel , que la moindre agitation les réduise en molécuter
ft58 THfiORlE DE Câ DIflttnOlf.
1 * Exitte-t-il Qii me gMrique ? La réponse a déjà élé donaée dans le pai précédent, où Dooa avon» cité les nombreuses expériences de Tiedemami lin, et celles bien plus décisives encore de Beanmont Le physiologiste ai en irritant par des moyens mécaniques Testomac dn sojet à jemL qn'il ai sion d'èfasarver, déterminait la sécrétioD d'une quantité notable de soc g et relirait ce suc du Yîsoère par rourertore extérieure de la flitule.
2® Le suc gastrique est41 un dissdvant des aliments dans k corps et corps? Tout dépend ici de la possibilité d'opérer la àissolatlon des aKnn deTestomac, en les mêlant avec du suc gastrique. Spallaniani a, le premii de ta célébrité aux digestions artificielles. Il se procurait do soc gastrique en &îsan|^aler k Tanimal de petites éponges attachées a?ec un fil , qu'i au bout de quelque tenq», et qu'il exprimait; le liquide ainsi obtenu ë avec des aliments mâcha, et le tout, renfermé dans de petits flacons, éfi sous l'aisselle; quinze heures ou deux jours après, les aliments paraind convertis en chyroe« Les expériences soumises par Mootègre I l'Acadéi sciences (1) parurent réfuter celles de Spallanzani; Montègre avait h fa vomir à volonté, oe qui lui permettait de se procurer k jeun le prétends a trique, qu'il trouva sensiblement adde dans Itfplupart des cas.
Après que Stevens eut obtenu, dms une expérience sur la digestioD atii des résultats analogues à ceux de Spallanzani, Tiedemann et GmeUn en cri rcDt d'autres avec le suc gastrique de deux chiens. Dans la première, oo ■( grammes de suc gastrique avec ti^ grammes de bœuf bouHli, et dix gnsi
•olldes d*uiie eUfême téonité. Mais noo mleoieiit dis dJuiioiie Itur aCnilè et céÉta •usmcnte auwi letir aifinhé de compoiitioii, et tes rend sascepcibtei de rSiisler ihféâ pendant un Isfw de lemiN qu'an ne saurait limiter, donl la dorée, louleMs, eioidedeli celle du séjour que les matières alimenlairesliBBt généralement dans les àMnamp tube digestif. Ainsi la ehymiflcatlon ne serait, en fin de oomple , d^afirèa niondlol,fs^i sion de la matière, laquelle ne subirait ancune décomposition dans ne changesscstl'ai tant uniquement sur le mode d*agrégation. Quant k la substance de laquelle dépcnéM sue gastrique, Il déckire ne pas la connaître :'seutemcnl , alla doit être éasInenaMatdl puisque, aposé à une lempéraiure de 40 li 60 degrés cent., ce suc perdcoropiélffsiaii blement sa verUi, quoiqu*à Taide de nos moyens actuels d'investigation on ne paîasil raliéretion qn*il a. subie, attendu quil oonsenre m transparence, sa limpidité, iscssh odeur, son acidité, qu*aucttn gai ne s^en éebappc, qu'aucune coagulation ne s*y eSMi tion de l-air produit le ménw effet en très peu de temps , tandis qua le suc gastrique foA* de l'air, être conservé des années entières sans que son eflicacilé s'aflaiUlsse. Ainsi : 1*1 n^eslpas la source de cette vertu, puisqu'elle peut persister quoique celle<i soit délrsi présence d'un acide est cependant nécessaire pour qu'elle se développe, quoique 4^ nature de l'acide ne paraisse pas être d^une grande importance ; 3* les sels peovml I enlevés sans qu'elle soit anéantie } h^ l'eau pure , quand on en ajoute environ deu fola le soc gastrique tout k fliit Inerte; mais l'eau acidulée avec on acide quelconque as h pas de fonctionner à la manière ordinaire; 5"* l'alcool absolu , tes addca et akalîicm le tannin, le cblore,etc.« annibilentsa vertu , en modiflant la matière aniaBslei Bai l'action spédSque exercée par le suc gastrique sur certaines éubstancca aaolées doilttni à une matière particulière, bien certainement de nature organique, mais difiéresli' celles que Blondiot admet dans le liquide. Il la regarde comme appartenant k la dsse doits organiques qu'on appelle lerments, et il n'a pu parvenir k l'Isoler* Noua avsm A que Pajen dit l'avoir isolée» et qu'il lui a imposé le nom de feintée. {fituitt
(i) &9tfriiN0fs aar la d4fist<oii4flNsrAoffi»a. Paris |iSii,la-S»
'ine suc avec un cube de pain bis, sans croûte ; on mit dans un troisième me égale quantité de viande enveloppée par l'estomac, avec la surface interne û elle était en contact : on agit de môme avec du pain et une pièce de Tes- ; un troisième morceau de Testomac fut (dongé dans du lait ; on mit un ^au de viande pareil au précédent dans de Teau ; enfin on plongea un morle pain semblable au premier dans de Tcau. Lès sept vases furent placés jne tasse pleine d*eau, dont on fit en sorte de tenir te température entre 30 degrés centigrades pendant huit heures. Ce laps de temps écoulé, on trouva
1 suit : la viande du premier vase était convertie, à la surface, en une bouilHc )lanc rougcâtre, très molle, et facile à racler. Celle du troisième n*ofTrait pas ait semblable ; tout au plus était-elle un peu plus molle que celle dn sixième, y trouvait dans die Teau pure. Cette dernière était dure, tenace, et Ton n*en it rien détacher en la raclant. Le pain du second vase était converti en une
blanchâtre et molle, facile à racler. Celui du quatrième était presque au-
amolli. Celui du septième était bien devenu également plus blanc et plus
mais il ne paraissait pas Fétre autant que celui du second vase. Le lait
nquième était resté parfaitement liquide. Dans la seconde expérience, faite
2 grammes de suc gastrique, on mit dans six petits verres du suc gastrique bœuf cru, du suc gastrique et du blanc d'œuf durci, de Feau et du bœuf,
m et du blanc d*œuf; de l'eau» dix gouttes de vinaigre distillé etdubceuf; au, dix gouttes de vinaigre distillé et du blanc d*œul On observa partout êmes proportions , et Ton plaça les verres daiis un vase plein d'eau , qui aiutenu à la température de 30 à /iO degrés centigrades. Au bout de dix s , la viande du premier vase était très ramollie à h snrfece , de manière la raclant on détachait une espèce de bouillie ; elle avait pris aussi une teinte ugc pâle. Le blanc d'œuf était également ramolli à la suiÎTace, de sorte qu'on it aisément détacher quelque chose en le raclant, et D ressemblait presque à pi'on avait trouvé dans l'estomac d'un chien nourri avec du blanc d'œuf cuit, inde du troisième vase était blanchâtre et ferme. Le blanc d'œof du quaî était également dur. Les substances contenues dans les deux autres vases lient non plus aucune trace de ramollissement (1). expériences de Beaumont sur la digestion artificielle offrent un intérêt tout iilier. Nous allons les rapporter en extrait
série, exp, 2. Une once de suc gastrique fut recueillie après que le sujet ûné [Mandant dix-sept heures. Beaumont y mit un morceau de bœuf salé , du poids de trois gros, et plongea le vase dans un bain-marie, à la temre de 100 degrés F. Au bout de quarante minutes, la digestion avait sensint commencé à la surface de la viande ; au bout de dm[uante minutes , le * était do cnu trouble, et la surface de la viande commençait à se détacher ; it de doux heures, le fissu cellulaire était détruit, et les fibres musculaires !nt plus de cohérence ensemble ; au bout de six heures , il ne restait que les fibres; au bout de dix heures, tout était digéré. Le suc gastrique, quj impide au début de l'expérience, déposa par le repos un sédiment ténu, tout avait suspendu, pendant ce temps, dans l'estomac du sujet, un petit
itck. €xp* sur la digestion , trad. par A.^.^L. Joardan. Paris, 1M7, t« I, p» SS7.
^60 THÉORIE UE LA mOESTION.
morceau de bœuf, qui, une heure après, avait subi le même chaDgciueot q» dans la digestion artiGciellc, mais qui , au bout de deux heures, fut eotièraoeti digéré.
2*" série, exp. 1k. Une once et demie de suc gastrique, recueillie après un je» de dix-huit heures, fut mise au bain-marie, à une température de 100 degrésf., avec douze gros de bœuf salé bouilli. Au bout de six heures, la viande était à des dissoute; au bout de vingt-quatre heures, le résidu desséché ne pesait plu ^ cinq gros deux scrupules et huit grains.
' Exp. 25. Vingt minutes après que )e sujet eut pris un repas ordinaire de M salé cuit, de pain, de pommes de terre et de carottes, avec uu verre de m, tamont retira, par la fistule, un vase plein du conl^pa de Testomac, et l'exposi» température de 90 à 100 degrés \\ Au bout de cinq hemees, il n*y iTaitqo'K faible différence entre la digestion artificielle et la digestion naturelle.
Vexp, 26 donna un résultat analogue. Ici , le ^jet avait pris, à son rqHsU onces de bœuf salé maigre, quatre onces do pommes de terre et quatre onces à carottes cuites. An bout de quarante-cinq minutes, Beaumont retira unepailieè contenu de Testomac. La fhnde était réduite en petits fragments mous et ft l>eux , le liquide* trouble et mucilagioeux. On tint le tout chaudement, {mai Tordinaîre. Au bout de deux heures, Beaumont enleva encore une partie dit» tenu de reatomac Au point de vue des progrès de la digestion, elle offrit propt les mêmes phénomènes que la portion dont dp avait continué artiûcicUeiDeak digestion; dans celle-ci, presque toutes les parceUes de viande avaient (iis(HnLtf se trouvaient converties en cm sédiment brua rougeâtre, tandis que des olM mous et blancs nageaient à la suiiace du liquide. On continua la digcstioo «tir cielle de la seconde portion extraite du viscère. Au bout dç trois heures, \^ du début de Texpérience, la digestion avait fait des progrès égaux daitsleste vases. Le lendemain matin\(la digestion avait commencé vers trais heures a|A midi ), tout était digéré, k cela près de quelques débris de végétaux. Les cooM des vases acquirent, pendant ce laps de temps, la consistance d*une gelée peué^ (le couleur brune claire, de saveur salée et acide.
Exp, 31. Beaumont obtint de Testomac vide du sujet deux onces de SK g|l' trique, qu'il divisa en deux parties égales, dans chacune desquelles il mit une^j quantité de roast-bcef ; Tune fut chauiïéi^ au lyain-marie, à 99 degrés F.; Fi laissée à Tair libre, la température étant de Zl\ degrés. La même quantité de fut mise dans une égale quantité d*eau , qu*on laissa tranquille, sans la L'ne heure après, le sujet avait achevé son déjeuner de la même viande, ivtc.i biscuit, du beurre et du café. Vers dix heures, Beaumont fit sortir de \ une certaine quantité de nourriture partiellement digérée, et la chauffa cootf coutume. I^ viande de la digestion artificielle à chaud était dans le même éta celle de lestomac ; celle de la digestion à froid était moins digérée; celle f avait mise dans Teau était seulement macérée, comme après la masticatioo. heures quarante-cinq minutes après le commencement de Texpérience , tout digéré dans Testomac, et sorti du viscère. Gomme, au bout de six heures, ï du début de Texpérience, les morceaux de viande plongés dans le suc restaient à demi digérés, et que rien ne s'en dissolvait plus, Beaumont retin gros de suc gastrique de l'estomac , et les ajouta tant aux deux digestiwsifii'
' THfiORIK DE LA DIGESTION. (idi
S qii*à la masse qu*ll avait retirée de rcstomac. ilors la digestion reprit, et ha régulièrement, mais plus vite, dans la portion retirée de Testomac, où ceant un morceau de viande, qui probablement avait été avalé sans être mâchéi
sans se dissoudre. Les vases contenant de Faku froide et da sue gastrique avaient peu changé au bout de huit heures. Au bout de vingt-quatre heures, bserva les phénomènes suivants : la portion retirée de Testomac, une heure f le repas, était complètement digérée, et convertie m une masse puitacée, ic, de couleur bruriê-rougeâtre, à l'exception du morceau de viande non é : cette portion avait une odeur âcra, de raiice, et était un peu amère. La on de suc gastrique mêlée avec de ia viande rassemblait beaucoup à la précé- ;, quoique moins complétenMnt digfrée ; dUe n*étalt pas si fconsistaqte , mais ivait la même odeur acre et la même amertume; son odeur était en même s empyreumatique et faiblement putride. Les portion^ froides de chan* et de ;astriqne, de chair et d'eau, se ressemblaient A^uconp :. toutes deux étaient fées, mais non digérées; à peine le suc gastrique avait exefcé tin peu plus ion que Teau. Du reste , le suc gastrique avait acquis un goût particulier; sa ur était d'un brun foncé , tandis que la portion^'aqueuse était d*un grid roue. A peu près vers la même époque du Jeodemaîn, c'est-à-dire une heure tard que n'avait commencé l'expérience dé ]pur précédent, Beaumont exposa sux dernières portions à la cha^ur du bain-marie, et les y laissa pendant vingts « heures : la digestion marcha alors d'une manière sensible dans celle qui nait du suc gastrique ; la viande diminu»» et il se produisit un liquide glnli- ; quant à celle qn'on tenait dans l'eau, il n'y parut pas d'autres pliénomènes eux d'une simple macération ; la fermentation putride commença vers la fin ornières vingt-quatre heures.
série, exp, 15. Déjeuner de bcebtcak, de pain et de café; au même-mo- , le sujet mâcha quatre gros de beei^eak, qu'on mit dans du suc gastrique, qui été retiré auparavant de l'estomac. Une antre portion de viande, non mâchée, longée dans une même quantité de suc gastrique. On tint les deux vases à la ir ordinaire. Enfm un troisième morceau de viande fut placé dans de l'eau. »ut de deux heures et demie, le repas était presque digéré dans l'estomac, que le la moitié avait déjà quitté. Le chyme, comparé au produit des digestions ielies , ressemblait presque à celui de la viande mâchée mise dans du suc que ; mais il était plus digéré, plus liquide, et contenait des particules d'huile
pain. La viande non mâchée était moins gélatineuse, et de couleur plus ? ; elle n'avait pas beaucoup diminué ; la surface seulement était im peu dé- , ramollie, et couverte d'une couche grise. La portion aqueuse avait subi peu int de changement. Les digestions artificielles furent continuées pendant •quatre heures : la portion tirée de l'estomac resta presque dans le même Lo suc gastrique , mêlé avec la viande mâchée , représentait une épaisse le demi-li(iuide, avec quelques fibres charnues au fond d'un liquide jaunâtre iblablc à du petit-lait. I^ viande mise dans l'eau n'offrait d'autre changequ'un commaicement de putréfaction. Celle qu'on avait plongée dans le suc |ue, sans qu'elle eût été mâchée, était diminuée de moitié environ : le résidu Dou, et le liquide trouble, avec un léger sédiment brun, comme dans la porlâchée.
Exp. &8. Oa retira de restoinac, sans nulle difficulté , une demi-onc gastrique, qui fut divisée en deux portions égales ; un troisième verre re gros d*eau. Dans chacun des trois verres on mit un morceau de cœur d< |)esant onze grains, fieaumont prit sous son aiçsçlle Tun des deux vases c du suc gastrique ; les deux autres, après avoir été bien secoués, furent pk im lieu frais, à une température d'environ 46 degrés F. Vers sept heures la viande du tube porté sous Faisselle était à demi digérée ; le liquide ô d*un bran rongéâtre ; le cœur avait été attaqué dans le «ne gastrique froid face était couverte d'une couche glutineuse mince, et le liquide un pen la portion contenue dans l'eau n'avait pas changé le moins du monde, était parfaitement transparente, comme si on T^ût versée depuis peu seu I>î lendemain, à neuf heures, on retira la viande du suc gastrique chaud la ramena au degré de sécheresse qu'elle avait lors du début de l'expériaix pesait sept grains et demi ; elé avait augmenté d'un grain et demi , en ab du suc gastrique. Celle qui était demeurée dans l'eau pesait juste onze gn par cons&iuent n*av^it ni perdu ni gagné. Les trois grains et demi qui re dans le [H^mier vase avaient coqscrvé la forme du morceau primitif; nuis m lement celui-ci était devenu trè| mou, et à peine capable de supporter soop poids, lorsqu'on le soulevait avec le doigt : c'était une bouillie complète. Le ceau du second verre avait augmenté de volume : il paraissait gonflé» mod neux et mou, mais conservait encore assez de consistance pour supporter ( le soulevait : il n'était pas dissous. Le morceau plongé dans Teau consenait a ( sion, et n'avait subi aucun changement, sauf un peu de pâleur que la maoér avait produite à la surface. Le jour suivant , à huit heures du matin , le oa contenu dans le suc gastrique chaud pesait un grain et demi : il n'avait perli deux grains en vingt-trois heures; il conservait la môme forme, et à peu pr môme consistance que la veille : le liquide, qui avait la couleur du petit-lait, ( un sédiment brun-rougeâtre. Le morceau plongé dans le suc gastrique froi sait un peu plus de neuf grains, en sorte qu'il avait perdu environ trois gni demi. Celui qui était dans l'eau ne présentait aucune trace de changema ])esait encore onze grains. Le lendemain, Beaumont ajouta un demi-gros i gastrique frais dans le verre qui contenait déjà du suc gastrique chaud, et 1ère sous son aisselle : au bout de cinq heures, tout y était dissous, à rcxcoptioa résidu à peine sensible.
Beaumont a exécuté de cette manière une foule d'autres digestions aitifid Le résultat a toujours été le môme, en général. Le suc gastrique s'est mooth solvant des aliments les plus divers. Quant à la véracité de l'autour, on doit peler qu'il signale sans hésiter tons les phénomènes qui ont pu suncoir ace tellement dans ses expériences, et que celles-ci ont eu pour témoins des fl tels que Silliman, Knight, Yves, Hubbard, Dunglison, Sewall, John et Heoie
Nul doute, par conséquent, que le suc gastrique est réellement apte à diflt des substances organiques, tant dans l'intérieur du corps que dehors (1).
(1) Les nombreuses expériences de Blondiot et celles de Payen le prouvent égalencit Bli a remarqué, comme Spallanzani et Beaumont, que la chjrmificaUon s*accoinplil betae^ rapidement dans Testomac que dans les fases inertes ; que le suc gutriqaeasU atonie trois fois plus lentement , quoique le produit soit parfaitement identique dans \Ê%ètk
THfiOlIE DB LA DIGBSTIQIf. &6S
Les principes dissolvants que renferme le suc gastrique sont*ils des acides ou très substances inconnues?
iedemann et Gmelin étaient disposés à croire que la dissolution des aliments pérée par les acides qui existent dans le suc gastrique, c'est-à-dire par les acides que et chlorhydrique.
iNdant connaître l'action dissolvante des acides qu'ion rencontre dans Testomac quelques substances organiques insolubles dans Teau , il« expérimentèrent ces es, en les laissant pendant quelques semaines , à une température d'environ legrés (L , en contact avec la fibrine du sang de veau , de bœuf et de cheval , la que des grosses veines d'un cheval, celle des gros troncs artériels d'un cheval, Uancd'œuf dur, du mucus de l'intestin grôle du chevalet du chien. Partout eut identité de poids des substances humides, de température et de durée de ération.
a fibrincdu sang de veau, celle du sang de bœufet h paroi des gros troncs veineux tieval, absorbèrent tout l'acide acétique ; elles se convertirent par Uen une masse slncide , qui finit par se dissoudre complètement lorsqu'on vint à Ja chauffer > une nouvelle quantité d'acide. La fibrine du sang de chenal, la paroi des ■es artères de cet animal, et le blanc d'œuf dur, laissèrent peu d'un acide liquide, Précipitait abondamment par la teinture de noix de galle et le cyanure ferricolaique. Le résidu renflé de la fibrine du sang de cheval et de la tunique arté- ^, chauffé avec plus d'acide, devint encore plus gélatineux, et fut dissous en de partie ; celui du blanc d'œuf dur était moins gonflé, et il changea moins i par l'action de la chaleur. Les deux mucus subirent plus de changement dans le acétique froid , qui ne se troubla pas sensiblement par la teinture de noix de
: cependant ils furent en grande partie dissous lorsqu'on les fit chauffer avec duvel acide acétique.
acide chlorhydrique, si l'on en juge d'après la teinture de noix de galle, avait cQs beaucoup des six premières substances et très peu des deux mucus, ^umont a fait aussi, sur la dissolution des aliments par les acides, plusieurs riences, qui ont été exécutées coi\jomtement et comparativement avec celles e suc gastrique.
$érie , exp, UQ. Il prit trois verres , versa dans le premier deux gros de suc *ique, dans le second deux gros de vinaigre ordinaire, dans le troisième deux
d'eau, et mit dans chacun dix grains d'albumine fraîche. Après deux heures j|our sous Faisselle, ces tubes offrirent les phénomènes suivants : le caillot dans C gastrique était à demi dissous, et la liqueur lactescente; dans le vinaigre et
, Talbumine ne changea pas, non plus que les liquides. En cinq heures, le 2 d*Œuf mêlé avec le suc gastrique fut complètement dissous ; le liquide devint Opaque et blanc; rien de nouveau dans les deux autres verres. Le caillot con-
dans le vinaigre pesait neuf grains; celui qui surnageait l'eau était trop leux pour qu'on pût l'enlever et le peser.
série ^ exp. 115. Beaumont ajouU assez d'eau à de l'adde chlorhydrique pour
i4é de la digestion , p. 377 ). L'explication qui lui parait It plus probable , G*est que Tagi- ! eoDtiniielle à laquelle le» matières se trouvent exposées dans restomac ftvorise Tactioa l«e, de mÉoie qo^ y a des fermeotations qui exigent un certain moaTvment, tandb qor leicpot» llhiê du trad,}
466 THÉORIE DE LA {)mBStlON.
lo rendre aussi semblable que possible, en force et en saveur, au siic^ri(|»>. puis il eu prit trois gros, qu*il mêla avec un gros d'acîdé acétique amcséiHiaiit état, et versa le tout sur un scrupule de bœuf rôti, haché très fin. La iD6ne<|» tité de la même viaiïde fut plongée dans quatre gros de suc gastriqnc; aprèsif heures moiAs un quart de séjour dans le baln-marie, où retira les Term,rt«fl filtra le contenu : la viande qui avait été mise dans le siic gastrique nepesàif! deux grains , tandis que celle qui avait séjourné dans le noiélange adde kMé pas dissoute, et avait seulement perdu son tissu fibreux , de sorte qu'elle repri» tait une gelée tremblotante, trop visqueuse i)our traverser le filtre, et qn'dkp^ sait plus qu'avant son immersion dans les acides. D'ailleurs ellene ressnriÉH | au chyme ni à la viande mise en digestion dans le suc gastrique. Après hmti heures de- digestion au bain^marie, iSi \iande était presque eatièraneHtdliril dans les acides : il ne resta sur le filtre qu'une très petite quantité de bsiMij gélatiniforme*, qui était si abondante lors du premier examen; le liquide! Mait alors davantage à celui qui résultait de la digestion du suc gastriqueim^l viande: cependant il était d'un brun rougeâtre et sans ^«édimem,tinfisqKl dernier, avec une couleur grise-blatichâtre, donnait un sédiment bruu fcntéw le repos. Deux gros d'infusion de noix de galle produisirent un léger précipilil» rougeâtre dans le suc gastrique, et le liquide prit la même couleur, taodiifl| dans le mélange acide, ils déterrainèreift un précipité beaucoup pluâ copie«i,i nagé par un liquide plus clair, blanchâtre et presque transparent. •
Exp. iO/i. A neuf heures du matin, Beaumont prit quarante graramesdel bouilli qui avait été mâché. Il les divisa en deux portions ^les, dont il mil dans quatre gros de suc gastrique, et Fautre dans quatre grammes d'un de tn)is parties d'acide chlorhydrique et d'une partie d'acide acétique, tous assez étendus d'eau i)our que leur saveur se rapprochât autant que posâUe dei du suc gastrique. Les deux vases furent plongés dans un bain-marie. A sixl du soir, tout était dissous <lans le suc gastrique; le contenu de l'autre nsel sur le filtre neuf grains d'une substance gélatineuse. Le premier liquide opaque, d'un gris clair, et formait un sédiment brun; l'autre, également' avait une teinte de brun rougeâtre, et il ne s'y produisait pas de dépôt
Jaloux de savoir jusqu'à quel point la théorie suivant laquelle l'acide dii gastrique en constitue le principe dissolvant était exacte, j'ai tenté aussi, flyi' longtemps, quelques expériences. Je mis des morceaux de viande pesant grains et de petits cubes d'albumine coagulée dans des quantités égales d*i clilorhydriquc, acétique, lactique, tartrique et oxalique très étendus. trouble produit dans la liqueur par les réactifs ordinaires annonçât qu'me de la substance s'était dissoute, cependant ni la viande ni le blanc d'œof i*^ vèrent de diminution sensible dans leur masse, même au bout de pinsièursj les cubes de blanc d'œuf conservèrent pendant des semaines entières leurs leurs arêtes. La chaleur ne rendit pas non plus l'elTct beaucoup {dus seusiUfci tous ces acides, celui qui parut agir avec le plus de force fut TacideoialiqvB.^ on sait que de faibles doses suffisent pour empoisonner l'homme. Le devenait trouble au bout de quelque temps, et déposait aussi un légfr blanchâtre; mais aucun changement notable ne se faisait apercevoir dans h ni dans l'albumine. A la même époque j'exposai, pendant vingt-quatre kvA'
THÉORIE DE LA DIGESTION. • 4(tS
t d'une forte pile galvanique, un vase contenant de Tacide acétique étendu et ts morceaux de viande : la dissolution n*en fut pas plus énergique. Autant es dissolvent aisément les substances minérales, autant cette faculté est [uand il s*agit de substances organiques ; et, quand on réfléchit que les acides 5 ou même concentrés ne peuvent pas, en plusieurs jours, dissoudre un orceau de viande ou d^albumine pesant au plus quelques grains, la théorie, irence si simple, de la dissdation des aliments par les acides du suc gasperd toute vraisemblance. £Ue n'en saurait d'ailleurs avoir aucune aux yeux ic qui savent combien il est commun de rc»icmitrer des indigestions qui ent avec une formation plus abondante d'acide. Il follait donc avouer que dipe dissolvant du suc gastrique ne nous avait point été révélé par les expéi tentées jusqu'alors, et c'est un aveu que Berzelius a fait depuis longtemps
18 sommes donc amené à la conviction que le principe efficace du suc gas- ! est une substance organique qui agit de la même manière qoe la diastase Dr l'amidon quand elle le dissout Tel était l'état des choses à l'époque où je li la première édition de mon Manuel.
puisiors on a fait d'importantes découvertes à l'égard du principe organique il est due Tefficacité du suc gastrique.
effet, Ëberle (1) a découvert que, quoique le pouvoir de dissoudre rapideles matières organiques ne soit donné ni aux acides affaiblis ni au mucus, lacun à part, cependant il appartient au mucus acidulé, et que, quand on fait r de l'albumine ou de la viande, soit avec du mucus acide, soit avec l'extrait é des membranes muqueuses, non seulement ces substances sont promptedissoutes, mais encore elles subissent une métamorphose chimique, l'albuperdant la propriété de se coaguler, en se transformant en osmazome et en e salivaire.
expériences d'Eberie ont été répétées un grand nombre de fois, et toujours e même résultat (2). Cependant Ëberle avait commis une erreur en attrik tout mucus acide quelconque la propriété dissolvante, qui n'a(^)artient D principe t)rganique particulier, dont la sécrétion s*opère en même temps ûle du mucus gastrique. Le mucus d'organes autres que l'estomac, par le, d'après Schwann, la membrane muqueuse véncale traitée par l'adde ydrique, ne possède pas la propriété dissolvante. On se procure le liquide lire pour exécuter la digestion artificielle en détachant la membrane muî du quatrième estomac du veau, la lavant avec de Teau froide, jusqu'à ce I ne rougisse plus le tournesol, et la faisant sécher, ce qui permet de la conjasqu'au moment où l'on se propose d'en faire usage. n comment on s'y prend pour mettre le phénomène principal en évidence de lière la plus simple. On coupe la membrane muqueuse sèche en morceaux, distribue dans cinq verres, et par-dessus lesquels on verse de l'eau distillée ; luit gouttes d'acide chlorhydrique sont ajoutées dans chacun des deux preverres, et douze à quatorze gouttes d'acide acétique dans chacun dés deux
PkfMhiogie der Verdfmun§, %Vunbotir|;, i88«
r. MoiLLn et ScHWANif , dans Mcellbr*ii Archiv^ 1886, p. e8«
9ai?aDts ; le cinquième ne reçoit rien de plus que de l'eaa et de la membrai qoeuse ; dans un sixième, on met de Teau, avec huit gouttes d'acide chlorfayA sans membrane muqueuse. On introduit ensuite dans ces différents verres des d*albumine coagulée et de viande cuite, ayant tous le même volume et \ plusieurs grains. Après douxe heures de digestion, à une température de 9 grés R., 1^ morceaux d*albumine et de viande présentent l'aspect suivant qui ont été traités par l'acide seulement n'offrent aucun changement U et| même pour ceux qui ont été placés dans l'eau, avec de la membrane mma sans addition d'acide : ils ne tardent pas à exhaler une odeur putride. Les moi plongés dans l'extrait acidulé de membrane muqueuse sont ramollis; l'afta est devenue translucide, caséiforme dans le milieu, et facile à écraser. Si TmI durer la digestion pendant vingt-quatre heures, les matières alimentalr» «I soivent en totalité, ou du moins en grande partie, dans l'extrait acidulé de «1 brane muqueuse. Le liquide digestif acquiert une odeur particulière, qui n'i A de putride, et qu'on peut comparer jusqu'à un certain point à celle du piii ta;! saveur est aigrelette, non agréable. La fibrine du sang se dissout avec vmpi rapidité : la dissolution s'effectue même à la température ordinaire de h iM chaude; au bout de quelques heures, les cubes de blanc d'œuf dur sont émi transparents à leur pourtour, et ils sont entourés d'un nuage de moléculeiMi mine en grande partie dissoute. L'albumine dissoute a entièrement perda iei|i priétés; elle n'est plus coagulable. En examinant la dissolution, on y trooTele!) mazome, de la ptyaline, et, suivant Schwann, une troiaième substance, mlili l'albumine, qui est précipitée par le carbonate sodique, ne se dissout ni daili ni dans l'alcool, mais se dissout dans l'acide acétique et dans l'adde chkxMM étendu. Cette matière n'est point précipitée par la ciialeur de l'ébuUitioD, loij que par l'acétate plombique, ni par l'alcool ; mais elle l'est abondamment pv h azotique et le chlorure mercurique, et moins |)ar le cyanure ferro60-pola«|i la teinture de noix de galle. Nous tentâmes des expériences pour reconaiii dans la digestion artificielle, comme dans la fermentation, il y a dégagemealfi carbonique et absorption d'oxygène : ni l'un ni l'autre n'a lieu.
Schwann est entré dans de plus amples détails sur la^ nature du principe 4| et du travail qui s'accomplit pendant la digestion (1). Les expériences prMi avaient laissé indécise la question de savoir si le principe digestif agit para contact, ou s'il se dissout lui-même, pour opérer ensuite la dissolution de ma alimentairesi Schwann constate que la portion filtrée et claire du liquide i) accomplissait la digestion tout aussi bien qu'avant la filtration. Le principe i) était donc complètement dissous, et Thypothèsc d'après laquelle il aurait pv Uct seulement, manque de base. Le liquide filtré ressemble, pour la couhr, l'urine saturée; il conserve pendant plusieurs mois la faculté d*q)érer h dfH artificielle.
Schwann recommande, pour procurer un bon liquide digestif, d'ajouter 3,Sf d'adde chlorbydrique à une quantité de membrane muqueuse gastrique ëi formant ensemble un poids de deux gros. Pourvu qu'on observe cette pnf0 dans la quantité de l'acide, celle de l'eau est à peu près indifférente, et pcSI passer d'une à cinq fois le poids de la membrane muqueuse à l'état faamidt
(1) MoiLLU*8 Archiv^ iSSÔ» pr 90.
yirabn s*est demandé comment l^acide agit dans la digestion. Sa présence est lire, comme rétablissent les expériences qui viennent d'être rapportées; mais Tait : 1"^ être tout simplement le dissolvant de la substance organique qui plît la digestion ; 2*" contracter avec elle une combinaison chimique analogue qui a lieu dans les sels acides; 3"* dissoudre les substances qui se produisent ipeos du corps digéré; li? se décomposer lui-même, et entrer dans la com- >n des produits de la digestion ; 5° enfin, prédisposer, par le seul fait de sa ice, les substances qui doivent être digérées, à subir la décomposition, ir connaître si Tacide ne sert qu*à dissoudre le principe eflicace de h diges- Iprit une partie du liquide digestif, et y ajouta assez de carbonate potassique leotraliser plus de la moitié de l'acide, en scMte qu*il continuât de rougir le ^, et qu'aucun trouble ne se manifestât Quoique aucune parcelle du prin- Igestif n'eût pu être ainsi précipitée, la digestion ne s'effectua pas. L'acide ne It donc pas simplement le rôle de dissolvant du principe digestif, ntenant, si l'acide contractait, avec le principe digestif, une combinaison |ne analogue à celle qui a lieu dans les seb acides, sa quantité devrait être eu lion déterminée , relativement à celle de l'autre substance digestive. Les tbes de l^wann ont établi que 3,, H à 6,6 grains d'acide chlorhydrique, dans de liquide digestif, sont les meilleures proportions pour obtenir la digestion Ibumine au moins, qu'une plus grande quantité d'acide afl^iblit et même le pouvoir digestif, en détruisant le principe qui le possède, et qu'une pro- 1 moindre ne permet pas à la digestion de s'accomplir, parce qu'il n'y a point issez de l'acide qui contribue pour une part essentielle à la production du mène. Or, pour que la seconde hypothèse fût exacte, il faudrait que la quanl'acide fû^en proportion, non pas du liquide tout entier, mais du principe i qui s'y trouve contenu. Les expériences que Schwann a faites pour éclaircir nt établissent que la quantité nécessaire. d'acide n'est point réglée par celle incipe digestif organique. Ia seconde hypothèse n'est donc point admissible. trcHsième hypothèse, celle que l'acide sert peut-être à dissoudre des produits I pendant le travail de la digestion, et solubles seulement dans les acides, liêment renversée. Le cori» qui se forme pendant la digestion artificielle est e, k la vérité, dans l'acide, et même dans l'acide fort étendu ; mais une quan- I liquide digestif qui suffit pour dissoudre une quantité déterminée d'albu- B'opère point la digestion lorsqu'elle est étendue d'eau. Ainsi , la quantité Mûre d'acide se règle uniquement d'après celle de l'eau, et la présence de cet Be peut au moins pas avoir pour unique but de dissoudre les produits qui se ■t pendant la digestion.
cide cntre-t-il dans la composition des produits de la digestion? Pour qu'il ; ainsi, il faudrait que la quantité de l'acide libre variât pendant le cours de dernière. Or elle reste toujours la même dans la digestion artificielle. La ième hypothèse manque donc aussi de fondement
I tout cela, Schwann conclut que l'acide contribue par sa seule présence, et >lBbîr loi-même aucun changement, à la décomposition que les substances liques subissent pendant la digestion ; de même qu'il arrive à l'amidon de se ertir en sucre quand on le fait bouillir avec des acides étendus. > digestion artificielle ressemble à la fermentation et aux phénomènes catH
^68 T1l£ORIK 1)1^ L\ nir.ESTION.
tiques, on ce qu*il suflil (ruuc très petite quantité du coq)s déconipoàulpoQr donner lieu à la uianifestalion des phénomènes. Le liquide digestif nonmlpes étie élendu d*une grande quantité d*eau acidulée, sans pour cela cesser d'^ sur l'albumine. On prit ^,8 grains de liquide digestif, on y mit un gros àM d*œuf dur écrasé (pesé à l'état humide), et l'on y ajouta deux gros d'eaaaddoiét La même quantité d'albumine fut mise dans deux gros de liquide digestif étendu. Au bout de vingt-quatre heures, on ne trouva plus que quelques peÉ débris d'albumine, tout le reste avait été dissous dans les deux liqueurs; 4,8^ de liquide digestif , ou 0,11 de substance digestive sèche, avaient dissous M 9» d'albumine humide (environ 10 grains d'albumine sèche) , c'est-à-dire qi** partie du premier avait opéré la décomposition d'environ cent parties de b l^ conde, ce qu'on peut comparer à la fermentation et aux phénomènes de Jacatii« Il résulte aussi des exi)ériences de Schwann, que le liquide digestif perd une pr tie de sa puissance par la digestion, et que, pendant le cours de la digestioDarli' cielle, il ne se forme point de nouveau principe digestif aux dépens de raHNOÉe, chose contraire à ce qui arrive au ferment, dans les fermentations. GeitaiisciV ([ui troublent la fermentation vineuse produisent le même effet sur la dj^eM Schwann a fait voir que la chaleur de l'ébullition détruit la propriété dn digestif. Le même effet résulte, à un degré moins prononcé, des sels neolreii particulier des sulfites. D'un autre côté, Schwann a reconnu que l'arsénite siiquc trouble la fermentation vineuse, mais non la digestion artifideHe. Eolii. deux opérations, malgré les différences qui existent entre elles, ontcda de mun, qu'elles sont les produits d'une décomposition spontanée, qu'elfes Ml voquées par une substance dont une quantité minime suffit déjà poor les miner, et que cette substance subit eUe-méme un changement pendant k auquel elle donne l'impulsion.
Plusieurs expériences de Schwann sur le principe digestif, auquel on a le nom de pepsine, répandent du jour sur la manière dont ce principe K porte avec d'autres substances. Il ne se précipite pas quand on vient à l'acide, car il est soluble aussi dans l'eau seule. L'acétate plonibique le de la dissolution neutre, et le précipité recouvre sa propriété digestive le décompose par le sulfidc hydrique. Les cyanures ferroso et ferri* ne font pas naître de précipité dans le liquide digestif neutre ; mais ils duisent un dans h* liquide digestif acide, et cependant ce n*est pomt le apte à digérer qui se trouve alors précipité, puisque la liqueur conserve le de digérer. Le chlorure mercurique donne lieu à un précipité, tant dai quido acide que dans celui qui ne l'est |)as. Le tannin en produit iio ; l l'ébullition produisent un trouble, et détruisent la faculté digestive. Les du principe digestif sont, d'après Schwann, l'eau, l'acide acétique et Tadie hydrique étendu.
Pappenheim (1) et 'NVasmann (2) ont agrandi le cercle de ces premier a observé la faculté digestive de la pepsine précipitée par !'• Wasmann a confirmé non seulement ce fait, mais encore celui que ks
(4) Zur KenntnU der Verdamtng im geiunden und kfttnhem Znêîande. Diolii.tf** (2) De digtêtioM. Berlin» iWè*
uits |)ar les sels métalliques conservent l'aptitude à opérer la digestion. AVasn a indiqué aussi une méthode pour obtenir la pepsine pure. Cette méthode istc à éviter l'emploi de l'acide , quand on extrait la pepsine de la membrane [ueusc de l'estomac, à bien laver cette membrane, à la faire digérer avec de 1 distillée seule, à précipiter la liqueur filtrée par l'acétate plombique, à laver *écipité avec de l'eau, et à le décomposer par le gaz suUide hydrique. Le li- Le séparé du précipité par la filtration est une dissolution de pep»ne qu'on ssit par l'évaporation, et qu'on débarrasse, par l'alcool absolu, des matières actives solubles dans l'eau et l'alcool. Le précipité auquel l'alcool donne lieu lesséché avec précaution ; il représente une masse jaune, d'apparence gomse, susceptible de se dissoudre dans l'eau, qui est la pepsine pure. 1 manière dont le principe digestif se comporte avec la caséine mérite encore mention particulière. Berzelius avait déjà fait voir que la présure d'estomac eau fait cailler le lait, même après qu'on Ta dépouillée de toutes traces d'acide k lavage. On sait aussi que la coagulation du lait par la présure est un phénoc spécial, puisque la caséine ainsi coagulée ne se dissout point dans l'eau , b que le caillot déterminé par un acide se redissout quand on ajoute une plus de quantité d'acide. Aujourd'hui on connaît le principe particulier qui, dans *ésure, produit la coagulation du lait : c'est la pepsine. Si, d'après Schwann, 3rse une très petite quantité de liquide digestif dans du lait, et qu'on fasse ffer un peu le tout, la caséine coagulée ne tarde pas à se séparer. Schwann a tré aussi que la pepsine détermine, même à l'état neutre, la précipitation de séinc : il en faut plus de 0,42 pour produire à chaud la coagulation du lait, à elle 0,83 suffisent déjà. La chaleur de l'ébullition fait perdre au liquide digespropriété de cailler le lait, ce qui prouve que les sels contenus dans ce liquide euvent avoir aucune part à la production du phénomène. La manière dont [uide digestif se comporte avec le lait fait que celui-ci peut servir de réactif constater sa présence ; car, quand une liqueur neutre fait cailler le lait, mais 16 rapide ébullition lui enlève cette propriété, on peut conclure de là qn'eUc ent de la pepsine. Schwann partagea en deux portions le contenu de l'estomac lapin mort immédiatement après sa naissance; il fit bouillir l'une, et versa te du lait dans toutes deux : sous l'influence d'une légère chaleur, le lait se lia dans le suc gastrique non bouilli, mais il ne se coagula pas dans celui qui subi l'ébullition.
rtains aliments ne sont pas dissous par la pepsine, mais ils le sont ou jiar les }, ou avec le concours d'une autre matière organique. Ceux que la pepsine it aisément sont la fibrine, la chair musculaire et l'albumine coagulée. Mais, hs les expériences de Schwann, la pepsine refuse de dissoudre la caséine coa- , la colle et le gluten. I>orsqu'on mettait chacune de ces substances à part, côté dans les acides étendus, de l'autre dans du liquide digestif étendu, ou rcevait pas la moindre différence ; les réactions des liqueurs obtenues par la ion des acides étendus mis en contact avec ces substances ressemblaient à que Tiedemann et Gmelin ont obtenues après la digestion naturelle (celle de Ion exceptée). La colle perdait sa propriété de se prendre en gelée. La teind'iode produisait un précipité dans la dissolution acide de gluten, m»' nioait aucun changement de couleur. Tiedemann et Gmelin ont reip
que, dans la digestion naturelle, le gluten se convertit en gomme d*ainidoD(iiei sucre. Cependant, lorsqu'on fait digérer de Tamidon avec des addes étenh,! ne se forme point de sucre, même quand on ajoute du liquide digestil D^ autre côté, Leuchs dit que la salive transforme Famidon en sucre, ce que Scbm a observé également. Lorsqu'on faisait digérer pendant vingt-quatre iwonsè l'amidon cuit avec de la salive rendue acide, et qu'ensuite on filtrait, l'iode i produisait plus aucun changement de couleur; si l'on venait à neutnlivrlii' queur, et qu'on l'évaporât jusqu'à siccité, on pouvait, au moyen de l'aloNia' traire une quantité considérable de sucre, reconnaissabie, tant à sa saveur, qnep sa propriété de passer à la fermentation avec la levure. Ce que l'alcoQl refÔÉi dissoudre était la ptyaline de la salive et une certaine quantité d'amidon eopA altéré, et devenu semblable à de la gomme, qui ne donnait lien à ancuaeiMi avec l'iode.
D'après Sébastian, l'action de la salive sur l'amidon ne dépend pas de soaitt quoique l'amidon cuit, mêlé avec de l'iode, ne réagisse pas sur l'iode et qieb acides rétablissent la réaction. Si l'on fait digérer ensemble de l'amidon cuit, èl salive et une petite quantité d'acide acétique, l'amidon, quoique rougiaiÉk tournesol, a perdu^sa réaction sur l'iode. L'action de la salive sur l'amidoBKÉf pas non plus aux sels de cette humeur, à l'acide sulfocyanhydrique. Maisiipt^ line seule, sans salive, ne détruit pas la réaction de l'amidon cuit sur l'iode, que la salive elle-même produit cet effet, et que la combinaison Ueue d'iode est décomposée par la salive (1).
Il a été trouvé par Simon, dans la salive du cheval, et par Lehmann, dm de l'homme, une combinaison de protéine qui, suivant Lehmann, change facilement La salive fUtrée ne tarde pas à se troubler, et se couvre d'une ce qui n'arrive pas quand elle a été neutralisée avec de l'acide acétique. Or manu a observé que le salive non neutralisée dissout très promptement Fi effet que ne produit pas celle qui a été neutralisée, et il présume que la changeante en question est la cause prédisposante de cette métamorphose; a trouvé que la ptyaline ne convertit pas l'empois en sucre, tandis que, d'i expériences, la salive détermine cette transformation (2). Les faits que a observés se trouvent éclaircis par là.
Comme l'efficacité de la pepsine dépend de l'acide libre, ou comprend liquide digestif neutre puisse devenir capable de senir à la digestion quand ses sels viennent à être décomposés par le galvanisme, ainsi quel'i Purkinjc ; eu effet, il résulte de la décomposition des sels un acide libie» manifeste au pôle positif.
Ou a été jusqu'à admettre que l'électricité peut, dans la digestion, l'action des nerfs de la paire vague. Après la section de ces deux nerli, la cesse en grande partie. Blainville a vu qu'après l'opération la graine ne plus aucun changement dans le jabot des oiseaux, et que la chymIficatioB i*i Legallois, Dupuy, AVilson, Philip, darke, Abel et Hastings ont obsené k résultat. D'un autre côté, Broughton, Magendic, Ijeurel et Lasmigne 9â
(i) Van Sbttbii, De êalivâ ejusque W et utititate, GroDÎngue, i837.
i(S) Lmoiaiin, UhrbuehderphffêiologUchen Chemie, t. I, Leiptick, 184S, p. 9tl>
TUÉOBiK I>E LA DIGISSTION. kli
!stiou coutiuuer après la section de la paire fagne. Mayer (1) a remarqué îllc cootinnait encore un peu, et que le chyme rougissait toujours le tournesol, Doins chez les lapins. Brachet a ^lemAit ?u, dans tontes ses expériences, les lents se convertir en chyme sur les points où ils se trouvaient en contact avec Nirois de l'estomac. Ck>nune la promptitude avec laquelle les mammifères suc^ béni la plupart du temps après l'opération ne permet pas d'acquérir une pleine ntière certitude à cet ^;ard, j'ai Ût, de concert avec Dieckhof, plusieurs exeocessur des oiseaux, notamment sur des oies. Après avoir laissé ces animaux ler pendant vingt-K{uatre heures, nous leur donnâmes de l'avoine. On en prit c à la fois pour chaque expérience. A l'un, la paire vague fut coupée des deux s ; l'autre demeura intact , pour servir de terme de comparaison. Après la t du premier, qui eut lieu dans l'espace de cinq jours, on tua aussi le second. K ce dernier, le jabot était presque toujours vide, tandis que, chez l'antre, il rouvé constamment plein d'avoine, dont le gésier contenait quelques grains artie broyés. Le liquide stomacal rougissait le toomesd, mais n'était pas aussi i que chez l'animal sain. On peut conclure de là que la digestion cesse en de partie après l'opération, mais qu'elle ne s'arrête pas entièrement Tiede* n a bien remarqué, après la section de la paire vague chez un chien, que les ères vomies n'étaient point acides, non plus que le mucus stomacal, et Mayer t la même observation sur le chyme des chiens et des chats qui servaient à ses riences ; mais Mayer a vu la réaction acide chez les hipins, et jamais non plus n'a manqué dans les expériences exécutées par Dieckhof et par moi , quoi- Lie fût moins prononcée que dans l'état normal (2).
TiEORMAN.Vs Zeitsehrift, S, 1.
Louget(i4iui(. du «y«i. ngrv,, t II, p. asS) foutient aoisi, d^apièi qaelqaesezpérienoest I résection do nerfii ftstiet n^enpèche ni la sécrétion ni Taddlté du soc gastrique. Dans ^ Bac du chien dont les pneumogastriques sont réséqués, on trouve, dit-ii (p. 8A0), la masse nuire légèrement diymiliée è sa surfeee, sèelie et aucunement altérée dans le onitre» où résente les caractères qu'elle avait quand l'animal Ta avalée. Cependant il n*ast pas rare loontrer dans la région pylorique quelques portions plus molles qui ont d^à subi une "ation asseï avancée. Parfois même on trouve un peu de cliyle dans les cbylifèita et le canal îique. Au reste, il pense (p. SSS) que les nerft vagues n*influenoent pas direettmmt la Ion , qu'ils la ftivorisent seulement par les frottements auxquels donnent lieu les monve-
quMIs déterminent. A l'appui de cette opinion, U allègue (p. SâS) les <riseaux, ehei teirarrangement spécial des organes respiratoires fiit que , la huitième paire étant réséquée, limaux meurent, non, comme les mammifères, par le trouble de la respiraUon, mais par nngement des fonctions dlgeslives. Or, ici , la mort par inanition est d^autant plus prompte 'estomac est plus musculeui , comme Tout appris des expériences comparaUves sur des pi-
et des poules, sur des pies et des corbeaux , ce qui retient à dire que, plus les contractions leère sont énergiques et indispensables à la chymification , plus aussi le rôle de la paire f, pour influencer ces contractions , devient nécessaire. Les expériences récentes de Berde Villefranche (Cknnpttê rendus, iSAà, t. XVIU, p. 995) conduisent à d'autres résultats
qui concerne Tinfluence de la section des nerfii vagues sur la sécrétion du suc gastrique. ( avoir étudié pendant huit jours consécuUfli la digestion de la viande crue et de la soupe t sucrée , chez un chien adulte , sur lequel il avait pratiqué à Testomac une large ouverture •use permeUatit d'observer ce qui s'y passait pendant les divers temps de cette opération , «a jeûner Tanimal pendant vingl-quatre heures, et nettoya la Ilice interne de l'estomac avec pooge douce. La muqueuse, devenue rouge et turgide , laissait édiapper du s«c gartria«e Kx grande abondance. Les deux neriîi de la paire vague furent alors coupés dans la
&72 THÉORIE DL LA DIG£STiON.
Mainleuant, Wibon a prétendu qa*on peut rétablir la djges>ti<m au mofeod'n courant électrique dirigé le long de la paire vague, en appliquant l'un des pôles a nerf, et l'autre à la région épigastriqjl couverte d*une fèiiille de zinc BrescketA Vavasseur ont répété ces expériences. Us ont trouvé que la section m^k deux nerfs, sans perte de substance, ne détruit pas tout à fait la digestion, ni qu'il n'en est plus de même quand on enlève un lambeau des nerfs. Cepeodut ■ nerf est toujours paralysé, et le demeure pendant très longtemps, lorsqu'à k coupe, avec ou sans perte de substance. Ils prétendent, en outre, qu'on pmieii rétablir complètement la digestion en faisant passer un courant électrique pvli bouts du nerf; ils comptent pour cela sur l'accroissement d'énergie qu'acqiiM alors les mouvements de l'estomac. Plus tard, Breschet et Edwards réfonoèBi cette (^inion: de nouvelles expériences leur donnèrent pour résultat que lu» tion des nerfs de la paire vague ralentit la chymiûcation, sans l'arrêter Mïfi, ^ que le ralentissement dépend de la paralysie de l'œsophage, que cette panliseot aussi la cause du vomissement qu'on observe alors, et que le rétablissementèk cbymification par le courant électrique ne dépend pas de l'électricité, musdei)^ ritation produite par là, attendu qu'on détermine le même effet en irritant d» niquement le bout inférieur du nerf, ce qui rétablit le mouvement de FestM Si les observateurs avaient continué plus longtemps leurs expériences, ilsionM peut-être vu qu'aucune irritation, ni mécanique, ni élearique, de la paôrev^^ n'apporte de changement appréciable dans la digestion, et que les animnii comportent à peu près de la même manière, qu'on ait recours ou nonàccsié tants. J'ai fait, avec Dieckhof, toute une série d'expériences sur des lapins, (kll fois nous opérions sur trois de ces animaux à la fois; ou les laissait jeiK
moyenne du cou. La membrane muqueuse t*afliedssa subitement, et devint pâle, ooamie La sensibilité et le mouvement de Fcslomac disparurent.^La formation du suc gastrique fat tout de suite , mais bientôt remplacée par celle d*un mucus Olant , à réaction natn, général de Panimal ne fut pas troublé par Topération ; il continua de se jeter arec aTÎdiléftfl aliments qu'on lui offrait. Alors on ingéra dans l'estomac, par la listule, des mofctaoxée et une certaine quantité de soupe au lait sucrée. Au bout d*une heure, les morceani 4efàl furent imbibés et ramollis. Le lait, non coagulé, était mêlé d'une grande quantité et filant. La viande n'avait subi aucune altération, et toute la masse alimentaire offrait «ert^ tion neutre. Au bout de deux heures , les choses étaient dans le même état Huit heurs on trouva une espèce de bouillie blanchâtre ofl'rant une réaction fort adde, proreant transformation lactique qui s'était opérée au sein des matières composant la soupe viande n'avait pas subi la moindre altération. Bernard conclut que la section de la paitt éteint la sensibilité de l'estomac, paralyse le mouvement de ce viscère , arrête la suc gastrique, rend la digestion impossible, et permet aux matières contenues dsnsl^ subir des décomposiUons spontanées , qui ne surviennent pas quand les nerfs influence. Il a prouvé aussi cette assertion par une expérience directe, qui consirtel deux chiens à jeun , à couper la paire vague chez l'un, à introduire ensuite nne nêan mulsine dans l'estomac de chacun , puis, une demi*heure après, de Tamygdaline. Le opéré survécut sans éprouver d'accidents sensibles ; l'autre mourut un quart d'heure aptai les sympttmes de l'empoisonnement par l'acide cyanhydrique. Or l'émnlaine et f toutes deux innocentes isolément , deviennent un poison violent lorsqu'on les enfiemble, parce qu'alors elles développent de l'acide cyanhydrique et de Tenence 4M amères. L'émulsine avait donc, chex le chien non opéré, perdu, par i'actioo du laeinli la propriété de réagir sur l'amygdaline, tandis qu'elle l'avait conservée chei le cWea ipiiL
(NouàLtrêL)
lit \ingt-quatrc heures, pois on leur donnait des choux à manger ; ensuite laissions Tun d*eux intact, nous coupîys la paire vague du second par une 3 section transversale, et, chez le troisième, opéré de la même manière, on , pendant sept ou huit heures, passer un courant galvanique à travers les
en suivant le procédé indiqué par Wilson. Après la mort du troisième, ou u second, on les tuait tous les trois. Chez le lapin non opéré, la chymiûcation tiquait jamais d*ôtre complète ; le fourrage était épuisé, à cela près d*un
insoluble et assez sec ; chez les deux autres, Therbe n'avait pas changé
Une fois, celle du lapin galvanisé sembla un peu moins digérée ; plusieurs e offrit le même tispecl absolument chez les deux animaux, et plusieurs fois €^ choux parurent un peu moins changés chez le lapin non galvanisé que slui qui l'avait été (1).
teucci dit avoir, avec le secours de l'électricité, opéré une digestion artifile viande mêlée avec du sel marin. Se fondant sur les expériences de "Wilson, rde la réaction acide de l'estomac comme étant produite par un état élec-
positif de ce viscère. Il prit un morceau de viande cuite, y ajouta de l'eau,
marin et du bicarbonate sodique, tint ce mélange exposé pendant quelque à une chaleur convenable, en le triturant sans cesse jusqu'à ce qu'il fût con- ^n une masse pulpeuse, semblable à celle qui résulte de la mastication; cette
fut introduite dans une vessie imbibée d'une dissolution de sel marin , et dnsi en relation avec les pôles d'une pile composée de dix-huit à vingt couples. X)ache blanchâtre, épaisse, acide, distendue par des bulles de gaz oxygène, ma le long des parois de la vessie, {urincipalement autour du fil positif; cette uice était floconneuse ; chauffée après avoir été dissoute dans l'eau, elle se lia. J'ai répété avec Dieckhof l'expérience de Matteucci : nous introdui-
dans deux vessies deux portions égales d'une même bouillie, préparée avec viande, du sel marin et du bicarbonate sodique ; l'une des vessies lut galva-
et l'autre abandonnée à elle-même : l'expérience terminée, on n^apercevait
plus légère différence entre les deux liquides (2).
DncKBOF, De aetionê quant nerw* vagus m digeêttonem dbarum exereeaL Berlin, 1835. M Cl. Bernard a éclairé de plus près le rôle du suc gastrique dans la nutrition (Gau mid. 'is, 18 A4, janvier). Son travail se divbe en deux parties : Dans la première il étudie le nié« e de la sécrétion du suc gastrique; dans le deuxième il détermine les modiGcalions que ce ISiit subir à certaines matières alimentaires. Relati?ement à la sécrétion du suc gastrique, montré que les substances introduites dans le sang arrirent au moyen de la sécrétion gasavec une facilité très grande dans Testomac, pendant la digestion. Cest ainsi qu'en ingéane part dans Teslomac an sel de fer mélangé aux aliments, et d'autre part en injectant : sang une dissolution faible de prussialc jaune de poCaiae« on voit bientôt la rencontre BX substances s'opérer dans Testomac et la masse alimentaire devenir bleue par la forma- ! bleu de Prusse qui s'est opérée. U a pu , è l'aide de cet artifice, déterminer le lieu de la rane muqueuse gastrique où se fait plus spécialement la sécrétion. s la deuxième partie de ce travail , il a étudié l'action du suc gastrique sur le sucre de , et montré un fiiit qu'on ignorait alors : c'est que le sucre de canne f ou de la première , oe peut pas être directement assimilé quand on l'introduit dans le sang. li faut que ilement il subisse l'influence des phénomènes digestiC» ou une action analogue pour être rmé en glucose ou sucre de la deuxième espèce. Il a donné ensuite la preuve expérisKotale frits en injectant comparativement les deux espèces de sucre dans là veines sur éi rivants. Lorsqu'on introduit dans la veine jugulaire d*aD grot lapin du sucre de CI
Ulk CHANGEMENTS 1>L CHYME DANS L*INTfiSTlN GRÊLL
CbaDgemeiitf du çk|raie dans Tinteslia pèle.
Nous repreooui ici le fil des recberches classîqaes de Tiedemann et Qiaâk9 |i
c*e8t à elles seules que nous devons ce qu*on sait de certain sur les àiaifWê |é que le chyme subit dans Tintestin.
Le chyme contenu dans le duodénum réagit à la manière des acides, Lï qu'il cause aux parois intestinale^, se propageant au canal cholédoque et «aie j biliaires en général, détermine Tépancbement de la bile et da suc ])ii€réttip:{ du moins Tiedemann a-t-il trouvé la vésicule biliaire des animaui presque fltfblt ment vide pendant la digestion. Quand Tanimal avait été nourri de,OQDe,ccWf n'était plus rcconnaissable dans le contenu de Tintestin grêle ; la graïae ïi core chez ceux qu*on avait nourris de beurre; après le fromage, la caiéiKi peu perceptible; après l'amidon , on trouvait, mais pu toujours, des iMi cette substance, qui avait été convertie en sucre d'amidoQ; après le lait,ei( tinguait des grumeaux de fromage dans la première moitié de Tintestia i^^Lb] chien ayant été nourri avec des os, on rencontra de petits fragmeatod'oii la première moitié de l'intestin grêle, beaucoup de phosphate et pea de calcique dans la seconde* Chez les chevaux nourris d'avoine, la première de l'intestin grêle contenait encore de l'amidon, qui perdait ses propriétén suivante.
Le contenu de l'intestin grêle réagissait toujours à la manière des acidtt èi| première moitié du viscère, mais plus faiblement que celui de restomac U diminuait dans la seconde moitié, et disparaissait ordinairement vers la ii»! recherches de Tiedemann et Gmelin laissent indécise la question de savcnr il parition de l'acide du chyme tient ï ce que ce dernier a été neutralisé pirbi bonate alcalin de la bile, comme le croyaient Boerhaave, Wemer et PronI, partie inférieure de l'intestin grêle fournit une sécrétion alcaline, oui'Aki loppe, par un commencement de putréfaction, de l'amuioniaqoe, qui sature Fi ou cufm si le chyme est résorbé à l'état acide, et si l'acide se sépare ee sant les vaisseaux et les glandes lymphatiques, car le chyle est il alcalin.
Les matières animales contenues dans le chyme de l'intestin grâe soat paiement :
1 ° De l'albumine. La quantité de cette substance diminue dans la dernière i de l'intestin grêle, à cause de la résorption du chyle.
petite quantité (1 ou S dédgrammet dans 6 ou 8 grammes d*efla tiède), on eoitttMe, nnnt ensuite l*arine de l*animal , que le sucre de canne se retrouve dans œlte csertÉrj aucune altération et avec tous ses caractères chimiques. Si au contraire le ancre de d'C'lrc injecté dans le sang , a été d*abord digéré dans le suc gastrique acide da ■ ou bien , ce qui revient au même, s'il a été transformé en glucose par Tébnffitlea < convenablement acidulée , il n^apparatt plus alors dans les urines. Gela indique Télat de glucose le principe sucré est assimilé et détruit dans rorganisme, taudis fall sucre de canne il est éliminé par les urines comme une substance étrangère à la i
M. Bernard a expérimenté de la même ftiçon sur l'albumine et la gé dMnjèction dans le sang, pour savdr si une sulMance est ou non aasIiBili en usage par beaucoup de pbyiiologiftcit
CHANGEMENTS DU CHYME DANS L*INTEST1N GRÊLE. &75
3e la caséine. £lle diminue de la même manière.
(le peut pas dire combien de ces deux substances appartiennent à la dîges-
t combien aux liquides digestifs, par exemple au suc pancréatique. Tiède-
"t Gmeliu croient possible que la caséine du suc pancréatique , qui est une
ice très azotée, abandonne une partie de son azote à des aliments moins
:|u*elJe, et rétablisse ainsi un équilibre qui permette à ceux-ci de se convertir
I mine.
Jnc matière azotée, prédpitahle par le chlorure d*étain (ptyaMne et osma-
Elle diminue vers le bas.
Tne matière qui rougit par le chlore. Elle provient vraisemblablement du suc atique, car on ne la rencontre pas dans Testomac La bile n'en est point la . car elle existe même après la ligature -du conduit biliaire. On ne la retrouve is les excréments.
)es matières solubles dans Talcool et non solublcs dans Feau : graisse, marbrante et résine de la bile.
diverses substances ne diffèrent pas, par leurs qualités, de celles que Tièdeet Gmelin ont trouvées dans le conduit intestinal des animaux à jeun. Il est )robable qu'à l'exception d'une certaine quantité d'albumine provenant des its, elles appartenaient aux liquides digestifs, spécialement au suc pancréaqui contient de l'albumine, de la caséine et une matière susceptible de rougir chlore.
"die que la bile joue dans la digestion n'est pas encore bien connu. Suivant Qann et Gmelin , l'acide du chyle coagule le mucus de la bile, et le précipite, ne grande partie de la matière colorante de la bile. U se précipite aus^ de la érine, qu'on obtient en traitant par l'alcool la portion insoluble dans l'eau tenu de l'intestin. L'acide margarique qu'ils ont trouvé dans le canal intesur paraît avohr été séparé de la bile. La portion insoluble dans l'eau du cona viscère renfermait de la résine biliaire, qui semble être une matière porexcrémentitielle, sans influence sur la métanuMphose des aliments, et l'une :ties principales des excréments. Ils ont trouvé sans fondement l'opmion )ar AVemer (1), que la bile précipite le chyle sous la forme de flocons. En do la bile avec le contenu fluide de l'estomac, ils n'ont obtenu que des présemblables à ceux qui ont lieu lorsqu'on verse un acide dans la bile ; les ]us flocons du chyle qu'on rencontre dans l'intestin grêle sont des flocons de , qu'on apercevait même après la ligature du canal cholédoque. La portion me apte à être résorbée est liquide. Suivant Autcnrieth et Astley Cooper, le dans l'intestin grêle, serait une matière assez consistante, coagulable à l'air, érant aux villosités (2) ; mais Ticdcmann et Gmelin veulent que ce soit ornent du mucus, et alors la prétendue coagulation du chyle ne serait que le t d'un malentendu. Le picromel , l'osmazome, la matière analogue à la glia-
l'acide cholique n'existant pas dans les excréments, d'après les expériences deux savants, on pourrait les regarder conmie étant les matériaux de la bile -vent à la métamorphose du chyme. Cependant Berzelius regarde la résine
ùeptrimenta eirea modum quo ehffmus in «Aydim mutatnr, TaMngaet 1800* r, Pkysiol, leeturts, p. 189. •