CHAPITRE VI
»e la niélamorpliose dcM aliments dans, le «;^«tènie vasculaire
Ijmpiiatique et sanguin.
Midant que le chyme parcourt le <:anal intestinal , les parties digérées qu*il ent sont absorbées par les vaisseaux lymphatiques. Cette absorption porte -ipalement sur les substances à proprement parler nutritives. C*est du moins ^nt on a la certitude pour les aliments azotés , qui reparaissent dans le chyle
la forme d'albumine, et, parmi ceux dans la composition desquels il n'entre l*azote, pour la graisse, dont la quantité dans le chyle varie suivant celle de
substance qui a été introduite dans l'estomac. On ignore encore quelles sont '^taiDorpboses que d'autres matières alimentaires non azotées éprouvent pen-
C'onâ. sur la Tonna tion des matières fécales , Blondlot, (oc. nf«,p. A30.
kfiù ABSORPTION DES SUBSTANCES NUTRlTl\fiS.
dant cette absorption. La gomme, le suc et les substances colorantes légéu n*ont point été retrouvées dans le chyle. Mais toutes les matières dûuoules, mèi les plus hétérogènes, pénètrent dans les vaisseaux sanguins du canal intf^inal, de là dans le torrent de la circulation, sinon par absorption, du moins pr imbiii tion et endosmose (1).
Absorption des substances nuU'ilives.
Dans les précédentes éditions de mon Manuel, j^avais comparé raction des tAk sites intestinales à celle des spongioles qui terminent les racines des végétaux; i me paraissait vraisemblable que, dans un cas comme dans l'autre, là résîMh force qui préside à Tabsorption et au mouvement du suc nourricier. QuoigaW silt que les cellules des spongioles peuvent seules absorber, et qu'aoni»» d'elles de nouvelles cellules absorbantes se produisent continuellement, àmenv que les anciennes se développent davantage, la structure des villosités iotestUi était trop ])eu r^)nnue \)owr qu'il fût possible de pousser plus loin ce parallèle erii? les végétaux et les animaux.
La science a fait, à cet égard, (les progrès surprenants. Non seulementai reconnu que Tépithélium de la membrane muqueuse intestinale est cmpéèt cellules, mais encore les recherches de Schwann sur les cellules qu'on reorortff dans le règne animal ont établi que ces cellules jouent un rôle essentiel dans M les actes relatifs h la nutrition, et qu'on pourrait même admettre que la fÎMCliB d'absorber appartient h celles de l'épithélium. Cependant des travaai ukéiiaB de Boehm et de Goodsir ont conduit à la connaissance d'autres cellules eacie, qui ont plus de droit à être considérées comme le siège de la faculté absorbiDfc
Les observations de Boehm (2) ont été faites sur les villosités intestinales èj malades qui avaient succombé au choléra, de manière qu'on resta damleM|
(1) En général , on n'aUache pas assez d'importance aux matières inorganiques q«i des aliments dans le cliyle, et, si parfois on en parle, c*est presque uniquement pour Leuchs (Eadmann's Journal y 1842, t. I, p. 60) n'a pas craint de direqu^dles sootaB«*|j)i cessiiircs pour la consenation de la santé et de la vie que les combinaisons de proléiK,(t leur absence n'a pas peu contribué à la mort des animaux qui ont été soumis aui tendant à constater les effets d'une nourriture composée d'un aliment unique. HarrisoB [ médical Gazette ^ 1842, p. 476] s'est aussi exprimé dans le même sens à Pégard du fer. gault ( Economie rurale , considérée dans ses rapports avec la physique , la chimie et U rologie, Paris, 184&), envisageant la question de l'alimentation dans sa plus grande admet qu'un animal adulte, soumis à la ration d'entretien, rend , dans 1rs dilKrfsb qui résifltent de Tuction vitale, une quantité de matière précisément égalf^ el ifHpWf qu'il perçoit par les alimçnts. Ainsi, dit-il, dans les déjections, les sécrétiom, lafHCl peurs émis journellement par un être vivant, il y a du carbone, de Paiote, de n, l'oxygène , du pliospbore, du soufVe, du chlore, du calcium , du magnésian, d« Ter, etc., princifies qui, sans exception aucune, se rencontrent égalenent dans la lin individu* ajoute-t-il encore, qui reoevrait pendant un temps suQÎMiQBieDt gime alimentaire dans lequel un ou plusieurs de ces principes scraicnl e](clus. Cuirait pv de gra\cs désordres dans son organisation. Le Ter, par ei^em.plc, est Qo élément matière colorante du sang, on le retrouve en proportion très forte dans le sy^àutf^ est donc ù peu près certain qu'un homme qui prendrait une nourriture tolalemeotyriiée métal ne tarderait pas ù éprouver une altération manifeste dans sa santé. {Sottin^ w»^
(2) Die kranke îiiçkicimhaut in der mat, CAo^ra. Berlin} ift3&« |^