CHILE
globules du chyme contenu dans l'intestio des oiseaux, et iion des glob»^,^^^ , chyle (1). ^^^iW
Tiedemann et Gmelin ont fait des recherches fort étendues sur les cbanp^^ que le chyle subit suivant les aliments (2)% Us disent ce liquide plus rooge ^^ J'^^^'^^t chevaux que chez les chiens, et chez ceux-ci que chez les brebis. Dans le»:^^^^ ^L le caOlot offrait une couleur rouge plus vive après que ranimai avait ir^^ '^ d^^ Falbumine liquide, du beurre, du lait, des os, de la viande, du pain er^ ^^iiti^ j Le chyle était blanc, et le caillot peu coloré en rouge après Talinientatior^-^ ^. ^ do^ la fibrine, de la colle, du fromage mou , de Tamidon , du beurre, du glit:^^T^ ^r^z chyle entier, ni le caillot, ni le sérum, ne présentait la moindre terote*:^^ ^^ i>^ après Tusage de Talbumine, ce que j*ai remarqué aussi chez les chiens ^^£
pain, de lait et de beurre. Chez les chiens tués à jeun, de même 40C^^/a/^^#^, qui avaient mangé de Tamidon, du lait, du bœuf cru ou cuit, du bœik '^^^M'àJim, blanc, de Talbumine liquide et du pain d'épeautre, et chez les chats ^of^^^r'^^-^iavait donné du ]>ain et du lait, ou du bœuf bouilli, on trouva Inen Xxxaj^ , mH^'i" chyle non coloi*é en rouge, mais ou n^examina pas si Je caillot, après « ^ff^m-'tàzuU \ tion, était ou non teint en rouge. I^ lymphe du canal thoracique as cÉnvWk' À\ii> , tués à jeuu, ou après qu'ils avaient mangé de Tamidon , était d*on rooge h«>Litt : \a <fi coup plus foncé que chez ceux qui avaient été nourris d'avoioe. Lecfcjleiik.< s^r di^ brebis auxquelles on n'avait donné qu'un peu de foin ou de paille foBÉtf kiidutinaii caillot blanc rougeâtrc; chez celles qu'on avait nourries d'avoine, lednkMfc rii:Li«>i d'un blanc pur. Tiedemann et Gmelin concluent de ces dernières expénoKXi^liktî ii:jni*'i le chyle contient d'autant moins de matière colorante dn sang que rammiliilkfr* kxww.^y mieux nourri, et que cette matière n'est lias formée immédiatement pir h ifwi^ \'^^^ ^ tion; la couleur rougeâtre surtout de la lymphe qui revient de la rate, cootar^jwVî^»* "^• Hewson, Tiedemann, Gmelin et Fohmann ont db«ervée, etquej'ai viicaiBB^jL7»a \.»> ((ueiois chez les bœufs, devient d'autant moins appréciable dans le chyle qn'lA* tient moins de substances nutritives provenant de l'intestin.
!-.€ chyle d'un cheval nourri avec de l'avoine, chyle qu'on avait retiré des lactés, avant qu'ils eussent traversé aucune glande, était blanc : il ne roogil à l'air, et donna un caillot blanc. Celui des lymphatiques du mésentère qoi déjà traversé des glandes «t celui du canal thoracique étaient d'un rouge dÉi donnaient un caillot d'un rouge écarlate pâle. I^ lymphe des vaisseani ^ intestin était d'uu jaune pâle : elle donna un caillot floconneux blanc Gck lymphatiques du l)assin était rouge ; elle donna un caillot plus foncé que chyle tiré du canal thoracique. De ces obsenations , qui s'accordent avec «^■■•i--^ ^' d'Emmert, Tiedemann et Gmelin concluent que le chyle est d'abord hbor,rt ce n'est que quand il a traversé les glandes mé^ntériques, on qu'il a lymphe d'autres glandes et celle de la rate, qu'il se montre rouge. Quanta» concerne la lymphe de la rate, Hewson a trouvé le premier qu'elle est comme du vin rouge étendu d'eau , et qu'elle contient des globules roog»! Tiedemann et Gmelin ont observé cette teinte tant chez les animaux qui
(1) Com, à ce sujcl, Do?ink, Conn de microscopie, Paris, iHAA, p. 8fi.
(2) Recherches expcrimentaUs chimiques et physiologiques sur Ui dijfestioH, Pw», JW^
(3) Op, posth, Leyde, 1785.
fs.
CHYLK. h9i
alinieub que chez ceux qu*oii anait fait jeûner. FohmanD (1), qui i*a vue raies (Ufiséquées vivantes, prétend que, pendant la digestion, la lymphe i de ces animaux est rougefttre, mais qu'après une abstinence prolongée, d aussi cette teinte, de même que la lymphe du foie. Audolphiditque les L lymi>hatiques de la rate sont généralement aussi blancs que ceux du foie res organes, mais que parfois aussi ils charrient un liquide sai|gninolent moins je dois faire remarquer que la lymphe n'est jamais blanche ailleurs testin, et que plusieurs fois, en examinant celle de la i^te des bœufs, dans '.hcries, je Tai vue, dans quelques uns des plus gros vaisseaux , semblable
I rouge trempé d*ean. Seiler Ta vue parfois rougeâtre dans quelques uns phatiques de la rate chez les chevaux; mais, chez la plupart de ces animaux, it incolore, et jamais elle n'avait de couleur cb^ les bétes à cornes, les s brebis, les cochons ni les chiens.
ïmaun et Gmelin sont arrivés au résultat suivant pour ce qui concerne la on de la fibrine relativement au sérum du chyle. Le chyle du cheval fut celui oagula le plus fortement : 100 i)arties de ce liquide donnèrent 1,06 à 5,65 )t frais, et 0,19 à 1,75 de caillot sec. Le chyle des chiens se coagulait plus ^nt : la quantité du caillot frais s'y élevait de 1,36 à 5,75 sur 100, et celle )t sec de 0,17 à 0,56. Le chyle des brebis était le moins coagulable de donnait seulement, sur 100 parties, 2,56 à /i,75 de càiUot frais, et 0,2/i k
caillot sec . J^ contenu du canal thoracique des animaux à jeun se coagule manière |)lus complète, et' contenait plus de caillot frais et sec que le 'S animaux nourris avec profusion ; le caUlot de celui des chevaux k jeun
1,00 à 1,75 pour 100 , et celui des chevaux nourris d'avoine de 0,19 k ulenicnt. Tiedemann et Gmelin concluent de là que la fibrine du chyle prolon })as des aliments , mais de la lymphe, et qu'elle tire sou origine du
II ils admettent qu'elle se produit; ils ne croient pas qu'elle soit immédiaformées par l'acte digestif aux dépens des matières alimentaires, et ils peu* clic s'ajoute seulement au chyle lors de son passage à travers les glandes cntère. Ceci accordé, il faut encore admettre que, si la lymphe pîle des iqucs non chylifères devient réellement plus riche en fibrine à mesure i\ancc dans le système vasculairc destiné k la contenir, ce n'est pas parr«
albumine se convertit en fibrine, mais uniquement parce qu'elle se mêle, faisant « avec la fibrine dissoute du sang, qui la rend plus coagulable. (Ic-
rhypothcse suivant laquelle la fibrine s'ajouterait ainsi au chyle dans le es voies chylifères est aujourd'hui tout aussi peu susceptible de démonscpie rhypothèse opposée, celle qu'une partie de l'albumine du chyle luie transforme en fibrine. Pour savoir à quoi s'en tenir, il faudrait un grand
d'observations sur la quantité des parties solides, de l'albumine surtout , siTum du chyle tient en dissolution dans les diverses parties du système iquo. Si, par exemple, le sénim du chylé contenu dans le canal thora- ^ait , après la séparation de la fibrine , moins d'albumine que celui de lie des membres et du chyle des vaisseaux lactés, et que cette différence tante, il demeurerait avéré que l'albumine se transforme en fibrine dans le
ugoderinfftem der Fiscke, p. A3.
&9ft CHYLE.
systl'ine lymphatique , puisque sa quantité irait en diminuant à mesure qi de la fibrine augmenterait Nous terrons plus loin que Tiedemann et Gm* obtenu à cet égard des résultats qui , loin d*être constants, sont , an co contradictoires.
I..es deui hypothèses peuvent senrir îi expliquer l'augmentation progri; la fibrine dans le chyle depub rintestiii Jusqu'au canal thoradque. Hed^ Gmelin ont iait les obsenrations suivantes à l'égard de ce phénomène, qi^^ avait déjà remarqué. Chez un cheval nourri avec de l'avoine, le chylp vai»eaux lactés, avant leur passage à travers des glandes, ne se co^ 100 pardesdu liquide lymphatique qui avait traversé des glandes fûumrvatû,, de caiDot sec ; le chyle du. canal thoracique en donna 0,19, la lymphe do haMil et celle du gros intestii^ également ti^ peu. Chez un cheval qui aviit/eM liquide du canal thoracique donna 0,/i2 de caiOot sec : on en obtint 0,35 dea du plexus lombaire. Le contenu du canal thoracique, confluent du cbyle da« seaux lactés et de la lymfdie des autres parties du corps, tenait le milien,(|Mi la fibrine qu'il renfermait, entre celui des lymphatiques de l'intestin grêle eto des lymphatiqtfês du basshi.
La quantité de parties solides tenues en dissolnticm dans le sérum varia k à 8,7t dans les expériences de Hedemann et Gmelin. Chez un cheval noorrii de l'avoine, le sérum du chyle provenant des vaisseaux du mésmtère en dow pour 100; celui du chyle tiré du canal thoracique 3,0& ; celui de la hafk bassin, 3,1 ; celui enfin de la lymphe du gros intesUn , près de h. An coM dans un cheval qui avait jeûné, le sérum de la lymphe du canal tboradi|a contenait que &,7 pour 100 de parties solides, et celui de la lymphe da |l lombaire n'en donna que 3,7. Le sérum du chyle contenait de ralbnmiBe, matière soluUe dans l'eau et'insohible dans l'alcool , de l'osmazome, de Tan du carbonate, du phosphate, du sulfate et du chlorure sodiques, du carfoom du phosphate calciqnes. Donc les mêmes sels qu'on rencontre dans Ip canal i tinal font ausiH partie constituante du chyle. Le sérum sec du liquide en dans le canal thoracique des animaux tués à jeun contenait plus d^albami de ptyaline, mais moins d'osmazonie et de graisse, que celui des animam avaient pris de la nourriture en abondance. Gmelin a trouvé dans le sém chvle de cheval :
Graisse brune 15,/»7
Graisse jaune 6,35
Osmazome, acétate sodique, chlorure sodique cristallisé en octaèdres, sans doute à cause de la présence
d'une matière animale 16,02
Matière soluble dans l'eau et insoluble dans l'alcool , avec carbonate et très peu de phosphate sodiques. 2,76
Albumine 55,25
Carbonate et un peu de phosphate calciques, obtenus
par la combustion de l'albumine 2,76
98,61 En général, on ne retrouva, dans le chyle, aucune trace des matières qoi >^
GHTLE. &95
alimentation des animaux : seulement, après Tusage du beurre, ce liquide riche en graisse, et, après celui de Tamidon, on découvrit du sucre dans d'un chien (1).
langements que le chyle éprouve dans le système lymphatique (qu'ils tied'^ >8 matières mélangées, ou à une métamoirphose du chyle lui-même) sont lent opérés par les parois des vaisseaui lymphatiques, tant dans l'inté^ 'au dehors des glandes. Gè qui prouve que, même dans ces dernières, le l rôle appartient à l'influence des parois des réseaui lymphatiques, c'eât s des g^ndes mésentériques chez les oiseaux , les reptiles et les poissons, looc se représenter les glandes mésentériques elles-mêmes comme formées Qent de réseaux des lymphatique» afférents et efférents, réseaux dans les^ I contact entre le contenu et les parois vasculaires est multiplié par l'ac* lent des surfaces. Ces réseaux n'étant pas très petits, comme le prouvent lotions de mercure, les vaisseaux lymphatiques doivent y conserver leurs et celles-ci doivent, de même que dans les lymphatiques ordhialres, être ues par des capillaires sanguins très déliés, de manière que le sang n'entre
es ( Lotid. and Edimà* pkUoê. Ma§M.^ iSAS, p. 608), syaot M oeeadmi iTanalywr le du canal UioracN|ae d*iin homme , Qoe hrare al demie aprèt la mort par aaspcHskm', composé de : eau , 90,48; albumine, arec traces de fibrine, 7,08 1 eitrait aqueux, lirait alcoolique, 0,53; chlorure de potassium, carbonate, sulfiita et traces de phostassiques, arec oxyde ferrique, 0,4&; matières grasses, 0,93. Lès matières grasses t même caractère que celles du sang : seulement, elles oe contenaient pas de phosphore, ^e de Textrait aqoeux contenait da flnr. Celle deTextrait aleooHqae donna plus de car- Dtassique que celle dn sang.
me a donné {loc. âL, âSAâ, p. 547 ) l'analyse ooaparatife da chyle al de la lymphe le Ane qui avait été nourri de haricots et d*avoiqe :
Cbyle. Lymphe.
Eau « . , • • 90,357 96,536
Aibumme. 5,5i6 i,300
Fibrine. . . . , 0,570 0,130
Extrait soluble dans Tean et Talcool. • . • 0,853 0,340
Extrait soloble dans rcan senlenient. . • â,355 1,519
Graisse. . •' 5,601 traces,
Sels et traces d'oxyde de fèr. . . . . • 0,711 0,585
»it aussi à F. Simon Tanalyse du cbyle de trois cheraux nourris , k premier arec des
deux autres avec de Tavoinc :
I II llî
Eau 940,670 938,000 916,000
Graisse 1,186 10,010 0,900
Albumine 43,717 46,450 60,550
Fibrine 0,440 0,805 0,900
HémaUne 0,474 traces 5,691
Matières extraotites et ptyaNne. . • • 8,500 5,530 5,165
Chlorure et lactate sodiques, afce traces
de sels calcaires • 7,500 6,700
Sulfate et phosphate calciques, avec traces
d'oxyde de fer > 1,100 0,850 •
(Note i» trm
en coutact avec le chyle des glandes lymphatiques que par rinlerroédiain' membranes, à travers lesquelles il est possible que passeiit les parties qu'û in en dissolution, entre autres la fibrine, et peut-être mémo aussi la matière cà rante ; mais les globules du sang ne sauçaient franchir cette limite.
Quant à l'analogie et aux différences entre le chyle et la lymphe, co$ liqoiiiy ont cela de commun que tous deux contiennent des globules ; mais les gio/wJsé la lymphe sont fort peu abondants; ceux du chyle le rendent blanchâtre, ùaà que la lymphe est limpide et la plupart du temps incolore. Les deux hqaiàag ressemblent encore en ce qu'ils contiennent tous deux de la fibrine CejpaiM cette substance parait être en moindre quantité dans la lymphe, car TJetei et Gmelin n'ont obtenu que 0,13 de caillot sec de 100 parties de lymphedobai d'un cheval nourri avec de l'avoine, tandis que le chyle des vaisseaui bdésa donna 0,37. Il |)ourrait bien se faire néanmoins que cette diflerence fût pnranl ap|)arente, et qu'elle tint à la grande quantité des globules du chyle, dôotlafibrii entraîne avec elle une partie en se coagulant. Mais la lymphe et le chyle difoi beaucoup l'un de l'autre i>ar la quantité de graisse qu'ils contiennent , ce qui que le chyle, outre qu'il fournit un caillot, se couvre souvent d'une coudieafmeuse. Les sels de la lymphe et du chyle semblent être à peu près ks mSffltt'.li lymphe contient beaucoup de chlorure sodique, et exerce des réactions alcaitt Les expériences de Tîedemann et Gmelin ont prouvé que la couleur nrageUff.i fréquemment offerte par le chylé, est due à de la matière colorante du su|,(t l'acide sulfhydrique la fait passer au vert On ne saurait décider si cette iktM se forme aux dépens des aliments, parce que, dans beaucoup de cas, h \f^ de la rate offre également une teinte rougeâtre. Une autre question est dkè savoir si , dans le chyle et la lymphe de la rate, elle adhère aux globules, elle fait dans le sang, ou bien si elle y est h l'état de dissolution. TiedemM Gmeh'n ont constaté que, non seulement le chyle rougeâtre donnait un caillotii^ geatre, mais ([ue le sérum lui-même avait souvent la même teinte ; ccpendii est bon de se rappeler ici que le sérum du chyle est rarement clair, et qni tient toujours des globules ; Emmert assure même avoir vu des globules dans l'eau qui avait sen i à laver le caillot rougeâtre du chyle. Hewson a remarqué des corpuscules rouges dans la lymphe rouge de la rate. Scbuitz ;1) Gurlt (2) ont trouvé dans le chyle, non seulement les globules chyleux, m» core quelques globules sanguins ; ils concluent de là que la couleur rougeiirt chyle tient à la présence de ces derniers, et qu'il commence déjà dans k se former des globules du sang.
Le chyle, tel qu'on le trouve dans le canal thoracique, diffère du sangpir caractères suivants :
1*" Par l'absence de l'héroatine (caractère qui n'est pas constant}.
2" Par la forme et le volume de ses globules.
y Emmert, Vauqueliu etBrande l'ont trouvé alcalin ; mais Tiedemami et Gi disent qu'il l'est moins que le sang, et que parfois même il ne l'est pas.
f^"* La quantité des parties solides est moindre dans le chyle que dans le
(i) System icr Circulation.
(2) Phys'ol, der Ifaussaûgeihiere,
CilYLE. Wà
parties de chyle n*en contieuncDt que 50 à 90, d'après Yauquelin, tandis dans le sang, elles s'élèvent à 216 suivant Prévost et Dumas, à 185 selon m. Reuss et Ënimert ont obtenu de 1000 parties de sérum du sang 225 de Il solide, et de 1000 de sérum du chyle 50 seulement. Tiedemann et Gmelin évaluent à 2,4 — 8,7 pour 100 la proportion des es solides dans le sérum du chyle, chez la brebis, lé chien et le cheval ; elle est ,k à 9,9, suivant Prévoit et Qumas, dans le sérum dn sang de ces animaux. La quantité de la fibrine est exà^mement faible dans le chyle : 100 parties lyle du cheval,, du chien, de la brebis-ont fourni 047 à 1,75 de fibrine sèche icmann et Gmelin. Dans les expériences deileuss et Emmert, 1000 parties 3g de cheval en ont donné 75 de fibrine (humide? ), et 1000 parties de chyle ilement
Le chyle contient beaucoup de graisse libre, qui vient former une couche use à sa surfece. Il n'y a pas de graisse libre dans le sang ; toute celle qu^on ve est combinée, comme celle qu'on rencontre aussi dans le caillot du chyle. L.e chyle contient du fer, comme le sang. Mais ce métal parait y être engagé les combinaisons moins mtiroes, ce qui fait qu'on parvient beaucoup plus eut à le mettre en évidence. Suivant Emmert , la dissolution azotique de la e rougeâtre du chyle noircit par la teinture de noix de galle, et donne un pité bleu par le cyanure potassique. Le caillot kvé, puis dissous dans l'acide que, devenait brunâtre par la dissolution de potasse, et donnait un précipité par l'addition du cyanure potassique et de l'acide cMorhydrique : Teau même on s'était servi pour laver le caillot , et au fond de laquelle on apercevait un Dent de petits corpuscules rouges, offrait des réactions annonçant la présence ihosphate de fer dans cette matière. Le sérum du chyle donnait également "éactions caractéristiques du fer, même après avoir été dépouillé d'albu- (1). Le fer paraît être moins enchaîné dans le chyle que dans le sang, puis- I peut l'extraire au moyen de l'acide azotique, et qu'il donne un précipité noir a teinture de noix de galle, bleu par le cyanure potassique. Mais Emmert me que celui qui existe dans les matières alimentaires de l'intestin grêle s'y e à un plus haut degré d'oxydation, parce que le liquide de l'intestin grêle lievaux est acide , et parce que le liquide filtré provenant de l'intestin du 1 qui était plein d'aliments digérés donna des précipités noir et bleu aussitôt qu'on y eut versé de la teinture de noix de galle et du cyanure potassique, ; que ces changements de couleur ne se manifestèrent dans le chyle qu'avec oup de lenteur.
rès la ligature du canal tlioracique, la mort a lieu inévitablement, en quinze Toey), neuf ou dix (A. Cooper), cinq ou six jours (Dnpuytren, chez les che- , Quelquefois les animaux ne succombent pas, lorsqu'il existe des anasto- I entre la partie inférieure et la partie supérieure du canal , ou quand il y a lastomoses entre celui-ci et la veine azygos, comme Panizza l'a vu chez le n, comme je l'ai vu aussi, avec Wutzer, chez un homme, où enfin quand il deux canaux thoraciques, comme chez les oiseaux et les tortues (2).
Rhl's Archiv, L VUI, p. 167.
Cons. sur Je chjfle, Werner, De modo, quo chjfmuê in chylummutaïur, Tubingue, I
ikrlN Archir fuer die thifrixchr Chemie, t. î, coll. 2. — Emmert pI Rkuss, dans Soh
/t9À CITAX(iEMENTS DES ALIMENTS DANS LE SYSTÈME VASCULAIRC
CluingeNienU que les maUèrea altmentaires subisient dans les systèmes tasealihe,
lymphatique et sanguin.
ïjii matières azotées, gluten, albumine végétale, gélatine végétale, caaéiiie i^ tak, que. contiennent les aliments tirés des plantes, ont déjà une compoMliooan- - logue à celle de Talbumine animale : 'aussi Liebig , Damas, Lehmann et Booaii' gault regardent-ils comme une chose ttèê proiMdble que ces subatalices, otniki par les organes digestifs des hfld)ivores, passent dans le système lymphatiqse d dans le sang, ce qui n'autorise pb à admettre que l'amidon, le sucre, la gnÉKtf autres matières non azotées se convertissent en albumine, dans les premières nm ou pendant le cours de la circulation, par une addition d'azote aux prindpeift mentaires qui entrent déjà dans leur composition.
Mais que deviennent les substances végétales azotées qui sont déjà sohUeiff elles-mêmes, ou qui ont été dissoutes pendant le travail de la digestion, pv enafk le sucre qui a été pris pour aliment, ou qui s'est produit aux dépens éb l'aBiÉi! La solubilité de ce sucre suffit déjà pour prouver qu'il passe dans le sang msmi forme quelconque, et qu'il n'est point entraîné avec les ezcrémentSL QoiilJi même il ne serait pas pris par les vaisseaux lymphatiques, il n'en pénébcrÉp moins dans le sang, à travers les capillaires de l'intestin, comme le font MsH substances solubles, même celles qui sont douées de qualités vénénensesL httâ problème à résoudre est donc celui de savoir s'il passe dans le sang à l'état étm ou sous une autre forme acquise dans le canal intestinal. Dans le diabète, li reins éliminent du sucre, tout porte à croire que la circulation Tamène ài mcnts à ces organes, sans qu'il ait subi de métamorphose. A la vérité, oa a'cS encore bien certain d'avoir trouvé du sucre dans le sang des diabétiques; wà n'est pas une raison pour qu'il n'y existe pas, comme l'urée, qu'on n'y aperçoit plus qu'après l'extirpation des reins. Les femelles de mammifères qui leurs petits sécrètent, avec le kit, du sucre qui, chez les herbivores, se indubitablement aux dépens des aliments non azotés, et cependant on h'» |)as dans leur sang, précisément parce qu'il en est sans cesse éliminé. Hors le de la lactation et le cas de diabète, aucune sécrétion ne contient de suoe, même de substances non azotées, si toutefois on excepte la bile, dans entre peu d'azote, et l'acide lactique de l'urine : d'où il suit que le suoe donne le corps, soit sous la forme de matériaux biliaires ou d'acide ladifMi sous celle d'acide carbonique et d'eau.
Le sucre, pris à titre d*aliment, a été retrouvé dans le sang. Tkàtam Gmelin ont démontré sa présence dans le contenu de l'estomac etdel'inteHii d'une oie, à la nourriture de laquelle il avait servi pendant vingt-deux jsat; eu avait aussi dans le sang; mais il n'y en avait ni dans le caecum m davà
ti
Jount,^ t. V, p. ISA, SSi.^EimuT, dans Riil*8 Arekh^ t VIII, p. UA.— llAiflih| Med. chir. Tram,, 1815, t. VI, p. 6i8. — Bbardcs , dam Pkiloë, Tram»., iStS. AnnaU of philos., 13, p. IS, 268. — A. Mubllkr, Dittert, exp. eirea ràffm. i819.~TiBDBifANN et Gmblin, Rech, exp. sur la digestion , t. II, p. 9S.-— C^.' Traité ie pk^siolo^t, Paris, iS41, t. IX, p. SAS. — Y, Botilsson, Éfwân mr k dl|à| t€tî€médieaU, iShà).
VfV
cHANGEiinrrs dks alimenta dans t.c systIsiie VASCULAIRC /|90 (I). Rîbra a égdcment cbinttté M prédence'^ms 1à SHig, ajivàiiqs'il avait eu* r{* on grande ffumtlté ddftt rotomac (2). TrtmHner, en appHqaaiitn métboile ' d^rouTrir les moindres quantités de surref (3), n'a pu parvenir à démontrer steiice, dans le sang, dn socrc de raisin pris i titre d'aliment, quoiqu'il lu» smt ihlc de reconnaître -nruôô ^^ ^^ mCme sncre mOlé avec le sang, me paraît liors de doute, d'après les expériences de Tiedemann et Gmëltn ies oies nourries seulement de sucre ou d'amidon, que les alltnents non aiotés éliminés du corps sous h forme de principes constituants de la bile. Une oie à clic on ne donna que du sucre vécut vingt-^ux jours; une autre vingt-sept : de Tamidon sec, et une troisième quarante-quatre avec de l'amidon cuit. es la mort de ces animaux , on trouva constamment de la bile dans le canal stinal ; il s*cn était même épanché dans Festomac du troisième : le rectum conlit des excréments d'un brun vcrdâtre, les cxcums étaient pleins d'une bouillie Q vert foncé, et la vésicule du foie regorgeait de bile. Comme les principes connantsdc la bile sont en partie azotés, il faut admettre, avec iJebig, que les ali- Dts non azotés, en s'échappaoî par la voie de la sécrétion bUiaire, se combinent c une substance azotée. Composition de l'amidon, de la gomme, du sucre et de la gnossc :
Carbone .
Hydrogène.
Oxygène.
Amidon. Gomme.
Sucre de canne.
Saindoux,
StMCKKM. GAT-LuSSACetTaBfTAftD. LtOIG.
CnCTREOt.
. . /|ft,91 /i2,23
acides choléique et cholinique
Acide choléique.
Aéide cholîniquf
Dbmaiçay.
Dumas.
Carbone. . . 63,70
Hydrogène . . 8,82
Azote. . . . 3,2;v
Oxygène.* . 24,21
*acide choléique de Demarçay ( picromel, biline) est le principal des matériaux m bile. On peut lui enlever son azote par les alcalis caustiques, et l'on obtient i l'acide cholinique, qui ressemble beaucoup aux acides gras.
aliments non azotés peuvent aussi être convertis en partie en acide lactique,
> Loe. cit., t. II, p. 220.
^ HorrviNX, Das Protein une seine VerkMungtn* Gieisen, I8&2, p. 58. I Si • dans une diaoluUoo de iucre de raisin et de potasse , on en verse une de sulfiite col- U« jusqu** ceque l'Iiydrate euivrique qui se sépare vienne à être redissous, on voit, au 4e quelque temps, de l*oiyde cuitreux se précipiter, surtout k chaud. Un liquide qui con- . 1/100000 de sucre de raisin donne encore un précipité visible lorsqu'on le fkit bonlltir, et nqiiear qui ne contient que i/100000 de ce même sucre montre une teinte rougeêtre i4 oo &it tomber la lumière sur elle. Une dissolution de sucre de canne à laquelle on ijoule potasse et du sulfate cnifrique prend une couleur Mené interne. {Moimltberiekt der Ahr wrUn, iSAi.)
.VOO CHâ3SGEll£3ITS DKS AUMILNTS IIA\S LE SYSTÈME \ kSiXlAÈÈL
«ûnsi que Lehnana a tenté de rétablir. L'acide lactique se rewootie daas praf» tous les liquides du corps aniuial , tantôt libre, tantôt combiné avec de FaioLI s'échappe du corps par Tiirine et la sueur. Il se produit aisément py h fana^j tion de snbitaiices non aaotées^ Gay-Lussacet Pdouie ont trouvé que htEruftl tion do suc de betterave lui donne naissance. La même chose a lien posr kncij beaucoup d*antres racines, par esemple, de la carotte et de la guiamife, aussi, d'après Lehmann, pourcduide bouleau, de connomhre et de owipLlI'l lome a reconnu que la présure oooTertit une dissolotioa de sucre eo addebdif^l et Fremy que le même efliet a lieu quand on met de la mannite, duncredelÉa| de la dextrine en contact , ï chaud, avec des membranes animaW Li de cet acide resKinUe à celle deTamidon :
Amidoa.
Adde taetiqw.
Snocdelak.
Carbone. .
. hUM
Hydrogène .
6,il
Oxygène. .
La caséine du lait parait favoriser la transformation du sucre de hit m; lactique. Cette transformation semble aussi prendre part à la coagulation dsfail la présure; car Simon a trouvé que la caséine pure n*est point coagulée ft\ membrane muqueuse de Testomac d'un animal à la mameUe, quand il n'y al i'ïï même temps du sucre de lait.
Au reste, la quantité de Tacide lactique dans Turinen'est point en niios< de la nourriture végétale qui a été prise ; car, d'après les observations de elle augmente sous rinfluencc de la nourriture animale, et diminue beaoooif | contraire, sous celle de la nourriture végétale. Chez les carnivores, l'adde ne peut être attribué qu'à la décomposition de substances azotées ou à b phose des aliments gras.
La graisse des carnivores tire son origine de celle que ces animaux ont (^liez les herbivores, f*llc provient en partie de la graisse contenue dans ksi stances végétales, en partie de la conversion d'autres aliments non azotés eo{ Liebig fonde cette h)|)othèse sur l'analogie qui existe entre l'amidon, le: les graisses. Le saindoux contient 79 pour 100 de carbone et 11,1 d'hy< Tamidon, /i4,91 de carbone et 6,11 d'hydrogène ; or ces nombres ontentm le même rapport que le carbone et l'hydrogène dans les diverses graisses, ci dire = 79 : 11. De là vient, suivant Liebig, qu'il suffit que l'amidon, h le sucre perdent de l'oxygène pour passer à l'état de graisse.
Cette métamorphose est prouvée par une observation de Huber, ceDe q*| abeilles qu'il nourrissait uniquement de miel et de sucre n'en prodi moins de la cire. Dumas, Payen et Boussingault avaient exprimé l'opinion il que la graisse des herbivores et celle de leur lait proviennent uniquemoitdesi cipes gras et huileux des plantes dont vivent ces animaux (i). Cependant et Milne Edwards ont depuis peu reconnu la justesse de Tobservation bk] Huber : en conséquence, Dumas a abandonné l'opinion qu'il soutenait d'ikn
(i) VJHêtUut , iSÂS, n* 461 ; 1848, n*» A81, A84, 488. (3) i4?ift. éeêic» nat,, t. XX. p. 474.