EXCRÉTION
taisons d'un ordre plus élevé implique de toute nécessité l'expulsion de entre les matériaux des combinaisons décomposées qui sont devenues inulais la convÉrsion des aliments en sang exige aussi que ce qui.n'a pas pu soit éliminé. Les appareils chargés , non pas de former, mais seulement
!. Rarement (les cenules entourent ces noyaux; les vésicules occupent les mailles d'un Je tissu unissant, dans lequel se ramifient les faisseaux , pour étaler ensuite leurs réseaux et serrés sur les vésicules mêmes. Dans le thymus f Texistence de la membrane glandu* tié mise hors de doute, principalement par un remarquable travail de Simon (iipAyil éssay on the thymus gland , Londres, i8&5). Ic^^jtte membrane forme ordinairement ndc cavité commune , sur laquelle bourgeonnent 'H^ foule de foUicules. Dans la rate, ules glandulaires sont connues depuis longtemps. Les vésicules de Malpighi ne sont pas lose ; mais on atait des doutes sur Texistence , autour de ces corpuscules , d'une memaodulaire propre, ches les mammifères surtout. Nous avons pu nous assurer, d*une ma- >siiive, de la présence de cet élément chez les mammifères aussi bien que chez les » (Voyez pour les Capsules surrénales ^ p. 509, note 1.)
-alisantet étendant ces aperçus, M. Robin (Tableaux d'ànatomie ^ p. 10) a donné une natomiqae et physiologique de ces organes. «On avait méconnu, dit-il, plusieurs des s portes , vaisseaux portes , ou de petite circulation. Il y en a pour chaque fonction na- 't non pas seulement pour la digestion. Chacun présente à son tour, comme annexe , glandes vasculaires ou sans conduit excréteur , qui, jusqu'à présent, n'ont été rattachées ^jà , par conséquent , cesse Tisolement apparent du mieux connu de ces appareils, isoui paraissait , à juste titre, si singulier. Déjà s'établit une relation entre eux et leurs I, et, comme conséquence, une relation entre Texistence nies glandes vasculaires qui annexées, et leurs usages si mystérieux en apparence. Ces appareils et les glandes anmt :
'appareil porte intestinal ei) hépatitpu, qui a pour annexe la rats^ que ses petites avec épithélium nucléaire rapprochent des autres glandes vasculaires, et dont le sang r est versé dans la veine, porte. La rate a en outre un autre usage qui lui est spécial , servir de diverticulum,
appareil porte rénal^ qui n'a de vaisseau spécial que chez les poissons, les batraciens et 1rs et même aussi chez les oiseaux , si Jacobson a raison contre Meckel et Cnvier ; tandis z les mammifères, il a deux usages^ celui de porter le sang au cœur et de le rapporter par jouant alors le rôle de veine porte rénale indirecte. Cet appareil porte rénal ne pouvait unu avant les découvertes de lit. Cl. Bernard sur ce reflux du sang vers le rein. Si Jatort d'admettre une veine porte spéciale chez les oiseaux, et, par suite, chez tous les , il est probable que leur veine cave forme aussi, dans une partie de sa longueur, une "te rénale comme chez les mammifères. Les capsules surrénales et organes analogues mpagnent toujours le rein , sont les glandes vasculaires annexées à cet appareil porte, ig qui en vient est nécessairement reporté dans le rein, puisqu'il tombe dans savaisrtes,
appareil pulmonaire^ ou petite circulation proprement dite, qui a les caractères gênéprécédents chez les mollusques céphalés et acéphales , et qui présente une plus grande Lion chez les céplîalopodes et vertébrés, par interposition du cœur droit entre les veines lérieurcs et l'artère pulmonaire ou branchiale, mais qui ne porte toujours que du sang tes poumons, et, comme les autres , du sang modifié vers le cœur artériel. II a le fAy- I thyroïde pour glandes annexées , organes dont le sang retourne nécessairement aussi 9n seul, puisque, tombant dans la veine cave supérieure ou ses aboutissants, il va à e, puis au ventricule droit, et puisque M. Cl. Bernard a montré quele sang qui tombe eine ne reflue pas dans la veine cave inférieure.
s vaisseaux lymphatiques j qui sont en quelque sorte un appareil porte pour Vappalatoire général, et~d»ns lequel, comme pour les autres appareils portes, le liquide es extrémités vers le cœur , par vis a tergo , par trop-plein. Cet appareil ne se jette, par létour, dans les veines sous-clavières, que chez les animaux dont le sang reflue vers le.
514 FACRÉTIOX.
d*cxcr6ter ces produits de décomposition, sont la pean et les reins. Noos aUoa examiner ici ces excrétions ; quant aux conditions organiques de toutes les séof lions et elérétM>ns, dles ont été exposées précédemment (p. 383).
J. Dalton (1) a fait sur lui-même des expériences ayant pour but de €oin|M la quantité des aliments pris par une personne en santé avec celle des diven excrétions. La première série d^expériences dura quatorze jours, pendant lesqudhj la coniommation journalière, en substances solides et liquides, fut, terme wofH de 91 onces, ou d*à peu prèi6 livres {avoir du poids). La totalité de l'ail excrétée pendant le môme lapf ^e temps fut de 680 onces, et celle desexcréoMi de 68 : ce qui fait par jour, terme moyen, 48 -^ onces d*urliie et 5 de maM fécales, en tout 53 -^ onces. Gomme la consommation journalière était de 91 oboI il avait fallu, le poids du corps restant le même, que la transpiration par iifd et les poumons s'élevât à 37 -|- onces. Cette première série d'expériences aTaitl lieu au mois de mars ; la seconde fut faite en juin, et la troisième en septeoÉi Pendant l'été, la somme des excrétions solides fut moindre de 4 onces; mab4 ^es excrétions liquides s'accrut de 3 onces ; la transpiration enleva kk 0N| c'est-à-dire 6 de plus qu'au printemps. En automne, la moitié de la consonuMlM journalière fut entraînée par la transpiration. Dalton calcule que, chaqne jov^l introduisait dans son corps environ 11 -|- onces de carbone par les alimols:! évalue le carbone de l'urine à 1 4~ pour 100, ce qui donne 0,5 à 0,6 oncedei même carbone pour 48 -{- onces d'urine rendue journellement 100 partkiA matières fécales contiennent les -f- d'eau ; le reste ne contient pas plus de 10 de carbone, ce qui en fait -J- once pour 5 ohces d'excréments ; donc la pe entraînait 1 0 -J- onces de carbone. D'après des expériences faites antérieureraert Dalton produisait, en vingt-quatre heures, 2,8 livres {troy) de gaz acide nique par la respiration, ce qui donne environ 0,78 livre troy de carinoe, 0^642 Bs 10 4- onces avoir du poids. Ia pcrspiration aqueuse des pounMXisill vait tout au plus h 1,55 livre troy = 1,275 livre = 20 -J- onces avoir dupét Si l'on ajoute à cela 10 -J- onces de carbone , on a 30 -J- onces pour la (foM d'eau et de carbone exhalés cbaquejour des poumons, et, si l'on dédm't cette soof de 37 -|- onces, il reste pour la transpiration cutanée journalière 6-f comprenant environ 6 -^ onces d'eau et 4- d'once de carbone. En conséqiiM
rein par la veine cave iuférieure, ce qui aurait conduit à Texpulsion du chjle par les ui>% tandis que chez ceux qui ont une veine porte rénale spéciale, il se jette dans la veioecaKîA rieure, presque immédiatement au-dessus du rein. L*appareil porte lymphatique i pour gltfiV ▼asculaires les ganglions ou glandes lymphatiques , dont le produit retombe dans le et va nécessairement au sang.
> Toutes ces glandes versent sans doute chacune un produit, un principe immèdiitfi* dans le sangporté à Porgane principal auquel elles sont annexées, par sa veine porte, <leiiiM manière que le foie (ayant ainsi deux usages] verse du sucre par les veines sus-bépitifi^^ la veine cave inférieure, qui est , chez les mammifères , système porte altematifeoeotetpw rein et pour le cœur. Ce n^est sans doute pas dans le sang que se forment tous les pnwafMr ciaux qu'on y trouve. De même que le sang qui entre dans le foie n*B pas le sucre que fl**"^ sang qui en sort, de même aussi on trouvera que c'est au tissu des glandes n^aak^^ faut rapporter la formation des principes qu'on découvrira certainement dans leur sini^'*''^ et qu'elles y ont vené comme le foie verse du sucre. • 1 1-
(1) Edinb, new philos. Jourti., nov. -1832, janv. 1833.
(J) Manchater Memoirs, new seriei, t. Il, p. 27.
jncCKÈTlôN. * Sl5
rait cinq fois plus de substance par la respiration qne par la surface en- I corps.
n compte près d*iinc lifre de cari>one et d*azote, pris «feueÀMe • dans ivres de nourriture consommées par Jour f le reste est, en granAs partie, ii\
rétion des substances étrangères admises dans le torrent de la circulationi ni simultanément ni a?ec la même abondance par tontes les snrflMSla. On lie, au contraire, que tel ou tel organe exciétenr exercé une attraction plus ir telle ou telle de ces substances, et les éMne plus aisément que d'autres, agendie (2) et Hedemann (3) ont fait voir que l'alcool, le camphre, Tet»e térébenthine, le musc, le carbure de soufre et le phosphore aortent du ir la Toie des poumons.^ Qtiand une dissolution de phosphore a été Injectée veines d'un animal, les poumons exhalent des nuages de vapeurs blanli sont lumineuses dans Tobscurité. Mais les substances salines et certaines ( colorantes s'échappent plus facilement, altérées ou noii, par la sécrétion . En général, on peut dire qne lès substances auxquelles un organe exsort communément d*émonctoire sont aptes aussi à mettre en jeu son de sorte, par exemple, que Teffet diurétique des sels neutres tient 2i ce reins sont précisément les prganes qui ont mission de les expulser du I plupart du temps sans qu'ils aient subi aocun changement (4).
lentin a -publié de BouTelIn recherches très dètalUées sur la proportion entre les tablî entrent dtni le corps et celles qui en sortent ( WjiQjin , Hmtâwarttrbuch 4er Phjf^ :• I. - Valixtin , Phyêtoioffie^ 1. 1, Brunswkk, I8A69 p. 615). //. de la So€» pkilom,, iBil.
ittehrift futr PhyêMoffie, p. f , t. I.
nutrition, Teierciee et les maladies ont one inflnence considérable sur Teshalatiott aafyez page 355, en note, des eipéricnees snr les variations de celle ethalalio». rier et Soint-Lager ( Gaieite de Lfon ) ont sonoiis ces variations il de nonfelles obser- Is ont cherché à simplifier le problème } et, pour cela , ils en ont négligé i|oek|ues parnt renoncé à foire séparément le compte de Tadde carbonique exhalé par la surl^re re ot par la surface cutanée. Ils se sont bornés à recneillfar Toir expiré dans vn flUcon non connue , et d'y chercher la proponlon d*acide carbonique. Leur flacon a une capaux litres ; il s'adapte à la bouché par une embouchnre semblable à celte des appareils I à chloroforme, et les gax de l*explration y sont dirigés par un mécanisme de soapapes impies; en même temps le net est fermé par un pince-nei. C'est ensuite, à l'aide de •ar^le qu'on précipite et qu'on dose Tacide carbonique. Les conclusions se rapportent lilé d'acide cartwniquc contenu sous le même Tolnroe à la température de ao degrés >s et à ta preasion de 0,760. On a eu soin d*opérer toujours à la même heure, entre latrc heures du soir, et pendant cinq minutes dans tous lésées. ; sanié, — i* Il existe, dans Texhalation de l'acide carbonique, des rariatloi» horaires t afec celles du baromètre, ayant, comme ces dernières, deux maximum, l'un vers es du matin, Taotre à onsc heures du soir, et deux minimnm, l'un Ters trois heures i Tautre à cinq heures du matin. Le maximum du matin est plus grand qne eelui du es Tariatlons de température et de pression agissent en sens inrerse l'une de l'autre , r diminuer, l'antre pour augmenter l'exhalaUon du gax acide carbonique, t* Pendant de la digestion il y a moins de carbone brûlé, h* La aonrriture animale diminue la fndde carbonique; l'usage exclusif des aliments fécalents Taugmente. 5* Pendant une >ide l'air expiré contient plus d-acide carbonique, a* U en est de même après les isspl- Hher et de chloroforme. T L'usage des boissons alcooliques produit le même ellielr t le sommeil 1 il se prodoit moins d'acide carbonique qÉs pendant la feiNe.»* La 1er